Curriculum vitae

Berland Nicolas

Professeur des universités
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Nicolas.BERLANDping@dauphinepong.fr
Tel : 01 44 05 40 04
Bureau : P416
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Biographie

Nicolas BERLAND est Professeur à l’Université Paris Dauphine. Il est spécialisé en contrôle de gestion et dans le pilotage des organisations.
Son approche est résolument orientée vers l’étude de l’articulation du contrôle de gestion aux processus stratégiques et aux processus de management de l’entreprise.

Ses recherches l’ont conduit à étudier l’histoire des pratiques de contrôle, les expériences de « gestion sans budget », l’implantation de contrôle de gestion en milieu public, les liens IFRS 8 et le reporting interne. Il s’intéresse également au contrôle de gestion en lien avec le développement durable.

Publications

Articles

Berland N., Joannides V., Levant Y. (2015), Quand des justifications similaires sont utilisées pour promouvoir le budget... et sa remise en cause, Finance Contrôle Stratégie, 18, 4

Cet article étudie les justifications développées pour promouvoir l'adoption du budget et sa remise en cause, le Beyond Budgeting. Nous nous intéressons à la manière dont deux justifications distinctes, l'une relative aux turbulences de l'environnement et l'autre au besoin d'émancipation des managers, ont été utilisées sur deux périodes, 1930-1950 pour la naissance du budget et les années 1990 à aujourd'hui pour sa remise en cause. Ce faisant, nous cherchons à comprendre l'homogénéité des discours managériaux sur les deux périodes. Notre réponse à ce paradoxe s'appuiera sur les travaux de Boltanski et Thevenot (1991) et Boltanski et Chiapello (1999), traitant des systèmes de justification et les Cités de valeur sur lesquels ils reposent pour les premiers ainsi que l'esprit du capitalisme pour les seconds. Nous montrons que les justifications prennent une signification différente selon les acteurs auxquels ils s'adressent et selon les mots-clés qui les constituent.

This paper examines the arguments used to promote the adoption of traditional budgetary controls and the challenge found in Beyond Budgeting. In particular, we have studied two distinct lines of argumentation : One focused on the instability of the environment and was used between 1930 and 1950 in support of traditional budgetary controls, while the other has been used in support of managerial freedom since the 1990s. Both are now used in support of abandoning the traditional budgetary process. In our study, we have tried to understand the homogeneity of the conflicting management rhetoric of the two periods. Our conclusions are based on the work of Boltanski and Thevenot (1991) and Boltanski and Chiapello (1999). The former examine lines of argumentation and the orders of worth on which they rest, while the latter look at the idea of capitalism. We show that lines of argumentation will take on different connotations, depending on the audience and the key concepts used.

Berland N., Capkun V., Piot C. (2015), Vingt ans de CCA, Comptabilité contrôle audit, 21, 3, p. 7-14

Berland N., Piot C. (2014), La recherche en CCA : en quête de synthèse ?, Comptabilité contrôle audit, 20, 3, p. 7-14

Berland N., Piot C. (2014), De la longueur des articles..., Comptabilité contrôle audit, 20, 1, p. 7-11

Berland N., Piot C. (2014), Lire l'évaluation et répondre aux réviseurs, Comptabilité contrôle audit, 20, 2, p. 5-8

Berland N., Stolowy H., Piot C. (2013), CCA et les indices de citations, Comptabilité contrôle audit, 19, 2, p. 3-11

Alcouffe S., Berland N., Dreveton B. (2013), L'influence des parties prenantes sur les coûts environnementaux : l'exemple des coûts de désamiantage, Revue de l'Organisation Responsable, 8, 1, p. 54-65

En mobilisant la théorie de l'importance des parties prenantes de Mitchell et al. (1997), cet article met en évidence l'influence des parties prenantes sur la perception des managers et donc sur le coût des opérations environnementales. Le coût environnemental n'est alors plus un ensemble de dépenses imposé du fait d'opérations techniques mais le produit de l'influence des parties prenantes. Pour montrer cela, la recherche s'appuie sur quatre études de cas qui explorent différentes opérations de désamiantage. Cet article met en évidence deux apports. Il souligne en premier lieu le lien entre les attributs perçus des parties prenantes (en nombre et en intensité) et l'influence de ces dernières sur les coûts environnementaux. Il contribue ensuite aux travaux sur I 'Environmental Management Accounting en proposant une typologie des coûts environnementaux qui intègre les dynamiques induites par l'influence perçue des parties prenantes.

Drawing on the stakeholder salience theory initially developed by Mitchell et al. (1997), this article analyses the influence of various stakeholders on managers' perception of environmental costs. These costs are no longer seen as a set of expenses driven by technological choices but rather as the result of stakeholders' influence. The findings of four case studies on asbestos removal show a strong link between perceived stakeholders attributes (power, legitimacy and urgency) and stakeholders influence on environmental costs. This article contributes to Environmental Management Accounting research by proposing a typology of environmental costs based on a dynamic view of stakeholders influence.

Berland N., Piot C., Stolowy H. (2013), La revue de littérature : état de l'état de l'art, Comptabilité contrôle audit, 19, 3, p. 3-7

Berland N., Stolowy H., Piot C. (2013), Les données empiriques de l'article de recherche, Comptabilité contrôle audit, 19, 1, p. 3-5

Berland N., Essid M. (2013), Les indicateurs de la RSE dans les entreprises françaises. La complexité responsable, Revue française de gestion, 39, 234, p. 27-41

Cet article analyse l'utilisation des indicateurs de la RSE (responsabilité sociale de l'entreprise) au sein de huit entreprises françaises. Il montre que ces indicateurs, bien qu'ils représentent un outil majeur pour le pilotage de la performance sociale et environnementale, engendrent en corollaire des systèmes complexes et lourds à piloter. L'article étudie également les modes de contrôle basés sur ces indicateurs et conclut que ces modes dépendent de l'ancienneté de la prise en compte des dimensions environnementales et sociales, d'une part et du niveau hiérarchique où sont actionnés ces indicateurs, d'autre part.

This paper focuses on the CSR measures as major tool to manage a corporate social performance through the study of eight French companies. Based on behavioural control theoretical framework, this paper also analyzed the different uses of these CSR measures. This analysis allows us to report a huge number of these measures within these companies. Moreover, different control mechanisms using these tools were identified. The differences can be explained by both the oldness of CSR issues' consideration and the hierarchical level where the measures are used.

Zelinschi D., Levant Y., Berland N. (2013), Les motivations au découplage : l'exemple de l'introduction de l'IFRS 8, Finance contrôle stratégie, 16, 1, p. 22-41

La norme IFRS 8 impose aux entreprises de présenter l'information sectorielle sur la base des données internes de gestion de l'entreprise. Dans ce papier, nous essayons d'expliquer le décalage entre l'impact attendu de cette norme et son application. En effet, l'information sectorielle diffusée est, en apparence, conforme à l'IFRS 8. Toutefois, il n'y a pratiquement eu aucun changement dans les pratiques de reporting externe. A travers une étude de terrain, nous mettons ici en évidence la logique institutionnelle qui régit ce phénomène, en nous appuyant sur la notion de découplage. Notre étude fait apparaître deux séries de résultats préliminaires : la première tient aux dynamiques de pouvoir qui parcourent les entreprises et la seconde permet d'ébaucher un modèle pour comprendre le découplage constaté.

According to IFRS 8, segment reporting has to be based on information prepared for internal management decisions. In this paper, we attempt to explain the gap between the expected impact of this standard and its actual implementation. Indeed, disclosed segment information apparently complies with IFRS 8, but in reality financial reporting remained unchanged. Through a field study, we emphasize the institutional logic ruling this phenomenon, shaped around the concept of decoupling. Our study leads to two series of preliminary results: the first one refers to the dynamics of power within companies, while the second one allows us to build a model explaining the decoupling.

Berland N., Joannides V. (2013), Constructing a research network: accounting knowledge in production, Accounting, Auditing and Accountability Journal, 26, 4, p. 512-538

Purpose - The purpose of this paper is to contribute to the sociology-of-science type of accounting literature, addressing how accounting knowledge is established, advanced and extended. Design/methodology/approach - The research question is answered through the example of research into linkages between accounting and religion. Adopting an actor-network theory (ANT) approach, the paper follows the actors involved in the construction of accounting as an academic discipline through the controversies in which they engage to develop knowledge. Findings - The paper reveals that accounting knowledge is established, advanced and developed through the ongoing mobilisation of nonhumans (journals) who can enrol other humans and nonhumans. It shows that knowledge advancement, establishment and development is more contingent on network breadth than on research paradigms, which appear as side-effects of positioning vis-à-vis a community. Originality/value - The originality of this paper is twofold. First, ANT is applied to accounting knowledge, whereas the accounting literature applies it to the spread of management accounting ideas, methods and practices. Second, an original methodology for data collection is developed by inviting authors from the network to give a reflexive account of their writings at the time they joined the network. Well diffused in sociology and philosophy, such an approach is, albeit, original in accounting research.

Stolowy H., Piot C., Berland N. (2012), De la politique éditoriale de CCA, Comptabilité contrôle audit, 18, 3, p. 3-9

Piot C., Berland N., Stolowy H. (2012), Qu'est-ce qu'une "bonne" contribution ?, Comptabilité contrôle audit, 18, 2, p. 3-6

Berland N., Stolowy H., Piot C. (2012), De l'importance des évaluateurs pour CCA, Comptabilité contrôle audit, 18, 1, p. 3-8

Berland N., Essid M. (2011), Consequences of CSR on management control system, Comptabilité contrôle audit, 17, 2, p. 59-88

Cet article étudie les impacts de la Responsabilité Sociétale de l'Entreprise (RSE) sur le système de contrôle mis en place par une entreprise du secteur énergétique. Ces impacts sont analysés grâce au cadre théorique des leviers de contrôle proposé par Simons. La RSE a provoqué une surcharge cognitive des managers, ceux-ci étant soumis à un flot plus important d'informations. L'article s'intéresse alors aux conséquences de cette surcharge cognitive sur le design du système de contrôle mis en place et en tire quatre propositions sur 1/ la nature inappropriée du contrôle de la RSE comme candidat à un contrôle interactif, 2/ la substituabilité du contrôle diagnostique au contrôle interactif pour faire face à la surcharge cognitive, 3/ la spécialisation hiérarchique des informations nécessitant une discussion interactive et 4/ la focalisation de la discussion interactive sur des indicateurs communs à plusieurs niveaux hiérarchiques.

This paper is concerned with consequences of Corporate Social Responsibility (CSR) on management control design. These consequences are analysed through the model of levers of control developed by Robert Simon. CSR has increased he level of information overload due to the proliferation of data. The paper analyses the consequences on management control systems (MCS) of this information overload. It makes four proposals related to (1) the inadequacy of CSR management control system as an interactive system, (2) the substitutability of the diagnostic control to interactive control to face the information overload, (3) the specialisation of measures on each organisational level to implement interactivity and (4) the focus for interactive discussion on information commonly used by different organisational levels.

Chiapello E., Berland N. (2009), Criticisms of capitalism, budgeting and the double enrolment: Budgetary control rhetoric and social reform in France in the 1930s and 1950s, Accounting, Organizations and Society, Vol. 34, 1, p. 28-57

This article is a contribution to the study of the spread of management innovations, methods and rhetorics. It particularly concerns the influence of ideological and political factors, which have so far mostly escaped in-depth study. In particular, we seek to understand to what extent a critique of society developed by social reformers can be a source of inspiration for managers, leading them to change their practices and experiment with new devices. Relying on the framework of historical change in management practices developed by Boltanski and Chiapello [Boltanski, L., & Chiapello, E. (2005). The new spirit of capitalism. London: Verso (Translation of Le nouvel esprit du capitalisme, Paris: Gallimard, 1999)], we study the specific development of budgetary control in France, examined in the light of the general political and economic history of the 20th century. This framework simultaneously encompasses the dissemination of a new accounting practice, the transformation of capitalist institutions and modes of regulation in a given period and country, and the programmatic discourses [Miller, P., & Rose, N. (1990). Governing economic life. Economy and Society, 19(1), 1-31] associated with the historical move. More exactly, what interests us is a double enrolment process. The business world promoters of budgetary control use the rhetorics of social reformers to present budgetary control as a solution to the economic and social problems of their time; conversely, social reformers promote budgetary control as a realistic, efficient tool that can change the world. Ultimately, a degree of alliance is possible around this management tool, although the extent to which the meanings each group attributes to its action are shared may remain unclear. Based on an analysis of the writings of budgetary control promoters of the 1930s and the 1950s, we show the close links between their discourse and the reforming ideas of their time, and how we can trace through this corpus the evolution of this kind of political rationalities [Miller, P., & Rose, N. (1990). Governing economic life. Economy and Society, 19(1), 1-31] associated with governing and managing corporations we call the spirit of capitalism [Boltanski, L., & Chiapello, E. (2005). The new spirit of capitalism. London: Verso (Translation of Le nouvel esprit du capitalisme, Paris: Gallimard, 1999)].

Berland N., Dreveton B., Dissart Y., Essid M. (2008), Le coût de la protection et de la réhabilitation de l'environnement, Revue française de comptabilité, 408, p. 41-45

La protection de l'environnement par les entreprises et les organisations publiques est devenue un enjeu majeur pour les différents acteurs de la société. Mais ce désir de comportement éthique pose de multiples difficultés techniques. En particulier, il s'agit de savoir combien coûte la protection de notre environnement et de quoi dépend ce coût ? Et qu'en est-il également quand il s'agit d'une organisation publique, en l'occurrence le ministère de la Défense ? Pour ce dernier, les préoccupations environnementales ne sont pas nouvelles mais elles deviennent de plus en plus pressantes et ont conduit à une interrogation qui nous concerne tous en tant que citoyens et contribuables : combien coûte la protection environnementale du ministère ? Dans cet article, nous appréhendons cette question au travers d'études de cas militaires et civiles, afin d'identifier les coûts générés par les problématiques environnementales considérées comme prioritaires pour le Ministère : dépollution des sols, désamiantage des emprises foncières, déconstruction des navires, mise en place de Systèmes de Management Environnemental (SME) et développement de la Haute Qualité Environnementale (HQE). La conclusion de cet article propose une réflexion plus générale sur les possibilités d'évaluation des coûts environnementaux et sur leur pertinence pour les managers.

Environmental protection by both private and puplic organizations has become a major stake for the various actors of society. However, this problem sets up technical difficulties at various levels. In particular, how much does the protection of the environment cost and how are driven related costs? The same question concerns public organizations, particularly the cost of the environmental policy of the Defense Ministry. This paper studies this question through military and civil case studies in order to idenify the costs generated by the main environmental problems facing the ministry: grounds cleanup, removal of asbestos, demolition of ships, implementation of Environmental Management Systems (EMS) and development of High Environmental Quality. The conclusion proposes a generic reflection on the possibilities for evaluating environmental costs and their relevance for managers.

Levant Y., Alcouffe S., Berland N. (2008), « Succès » et « échec » d'un outil de gestion : le cas de la naissance des budgets et de la gestion sans budget, Revue Française de Gestion, 188-189, 8-9, p. 291-306

Le budget est de plus en plus critiqué. Certains suggèrent même qu'il puisse être abandonné. Cela marquerait l'échec d'un outil apparu dans les années 1930 et qui avait connu un grand succès depuis. Il est encore trop tôt pour savoir si les critiques conduiront à sa disparition. Mais il est déjà suffisamment tôt pour comparer symétriquement les rhétoriques mises en place à sa naissance et celles qui se sont développées pour suggérer sa disparition. Or, certaines de ces rhétoriques sont étrangement similaires. Au nom de la turbulence de l'environnement et de la libération du potentiel créatif des managers, le budget est apparu tantôt comme une solution, tantôt comme une impasse. Nous proposons en conclusion une interprétation de ce phénomène.

The budget is being more and more criticized. Its abandonment is even suggested. This would be the failure of a management tool that was born in the 1930s and that had since a great success. It seems too early to tell whether this criticism will lead to its disappearance. However, we can symmetrically compare the rhetoric that has accompanied its birth with the one developed in order to suggest its abandonment. Interestingly, they are in many ways very similar. In the name of environment uncertainty and managers' empowerment, the budget has alternatively appeared as a solution or a dead-end. We propose an explanation of this phenomenon in the discussion of the paper.

Berland N., Loison M-C. (2008), Fabricating management practices : "Responsible Care" and Corporate Social Responsibility, Society & Business Review, 3, 1, p. 41-56

Purpose this study focuses on the policy of Corporate Social Responsibility (CSR) launched in the chemical industry in the 1980s and known as "Responsible Care". The debate surrounding this issue prompts us to question the ever-changing nature of this policy and the way to measure the performance achieved. Methodology Our findings are drawn from analysis of a double set of data including a longitudinal survey and a current case study. Blending these two data sets allows a better understanding of the ongoing building process of "Responsible Care" and, more broadly, of corporate social responsibility. Findings this paper asserts that, contrary to the common wisdom developed in research, companies do not simply react to stakeholder pressure. Companies autonomously develop ways to protect their environment and so contribute to changing Society's expectations. Thus, performance cannot be read without a dynamic perspective in mind. Research limitations/implications Our findings lead us to reconsider the assessment of companies' sustainable performances by taking into account the fabricating process of sustainable activities. The main limitation of this research stems from the single unit of analysis considered. Broader studies will be necessary to enrich our understanding of corporate policies. Originality/value of the paper Our paper stands apart from the traditional view of organizations as cynical actors and attempts to provide a more complex picture of the behaviours observed.

Levant Y., Alcouffe S., Berland N. (2008), Actor-networks and the diffusion of management accounting innovations : a comparative study, Management Accounting Research, 19, 1, p. 1-17

This research is concerned with the diffusion of management accounting innovations viewed as a process of actor-network building and translation. The aim is to better understand the nature of accounting change. Using Actor-Network Theory (ANT), we analyze two innovations that have had different fates in France. These innovations are the Georges Perrin method (GPM) and Activity-Based Costing (ABC). We are particularly concerned with the dynamic of actor-networks throughout the diffusion processes of these innovations. We show how problematization, interessement, enrolment and mobilization take many, and often very surprising, forms for diffusion to occur.

Berland N., Joannides V. (2008), Grounded theory : quels usages dans les recherches en contrôle de gestion ?, Comptabilité Contrôle Audit, 14, p. 141-162

Cet article a pour objet de présenter les principaux enjeux liés à la production de connaissances avec la grounded theory en contrôle de gestion. La recherche est une étude bibliographique confrontant les pratiques de la grounded theory avec les recommandations de ses fondateurs (Glaser et Strauss, 1967; Strauss et Corbin, 1998). Après avoir présenté les principes et usages de la grounded theory, nous montrons la diversité d'utilisation de cette méthodologie dans les recherches en contrôle de gestion à travers onze articles revendiquant ce positionnement.

The present paper draws on the main issues in the production of scientific knowledge based upon grounded theory in management accounting research. This piece of work is a bibliographic study confronting grounded theory practices with the expectations of its founders (Glaser et Strauss, 1967; Strauss et Corbin, 1998). After we shed light on the principles and issues in the discovery of a grounded theory, we bring insights into the variety of uses thereof throughout eleven articles claiming that positioning.

Joannides V., Berland N. (2008), Reactions to reading "Remaining consistent with method? An analysis of grounded theory research in accounting": A comment on Gurd, Qualitative Research in Accounting & Management, 5, 3, p. 253-261

Purpose: The present paper is a comment on Gurd's paper published in QRAM on the use of grounded theory in interpretive accounting research. Methodology: Like Gurd, we conducted a bibliographic study on prior pieces of research claiming the use of grounded theory. Findings: We found a large diversity of ways of doing grounded theory. There are as many ways as articles. Consistent with the spirit of grounded theory, the field suggested the research questions, methods and verifiability criteria. From the same sample as Gurd, we arrived at different conclusions. Research limitations: In our research, we did not verify the consistency of claims with grounded theory. We took for granted that they had understood and made operational the suggestions of the founders of the method. Practical implications: The four canons of grounded theory can be considered as reference marks rather than as the rules of the method. Accordingly, the researcher is free to develop his own techniques and procedures. Originality/Value of the paper: This paper stimulates debates on grounded theory based research. On the other hand, it conveys the richness and the variety of interpretive research. Two similar studies, using similar samples and methods arrive at different (divergent) conclusions.

Persiaux F., Berland N. (2008), Le contrôle des projets d'innovation de haute technologie, Comptabilité Contrôle Audit, 14, 2, p. 75-106

Le contrôle de gestion d'une innovation est une problématique délicate, et pour certains insoluble, en particulier lorsque le développement de nouveaux produits ou services s'appuie sur des technologies dont le modèle économique est peu connu. Toutefois, l'article présente un cadre d'analyse, fondé sur les analyses de Simons (1995), pour comprendre comment des chefs de projet impliqués dans la gestion d'un projet d'innovation de haute technologie s'y prennent pour gérer une innovation. Ce cadre d'analyse est ensuite mobilisé sur quatre études de cas longitudinales. L'article montre ainsi que des styles de gestion et des modèles existent que fait ressortir notre grille d'analyse.

Management control is a very difficult task when applied to innovation. For some researchers, it's even an impossible mission. Despite this, our paper presents a theoretical framework issued from a literature review and based on Simons research (1995). This framework is used to understand how project managers involved in the management of technological innovation projects succeed to manage. The paper shows how on a very broad perspective, we can't distinguish project managers' behaviours but with a more detailed analysis several patterns can be identified.

Gervais M., Berland N. (2008), À quoi ont rêvé (et n'ont pas rêvé) les chercheurs en contrôle durant les dix dernières années ? Dix ans de recherche en contrôle, Finance Contrôle Stratégie, Issue special, 11, p. 41-70

Que s'est-il publié depuis dix ans en contrôle de gestion en France et qu'avons nous appris de ces recherches ? Ce sont les questions auxquelles cet article cherche à répondre en examinant la production scientifique publiée dans les revues Finance Contrôle Stratégie et Comptabilité Contrôle Audit. La prévalence ou l'absence de certains thèmes, la montée et la baisse des différentes problématiques sont systématiquement analysées et les conclusions des différents articles publiés sont succinctement présentées. Cette production scientifique est brièvement mise en relation avec la production anglo-saxonne et un retour historique sur le bilan fait à l'occasion des vingt ans de l'AFC est proposé en conclusion.

What have been published in management control and management accounting in France for ten years and what did we learn from it ? In this paper we tried to answer to these questions by examining scientific production published in Finance Contrôle Stratégie and Comptabilité Contrôle Audit, the two major French accounting journals. The relative importance or lack of some themes as much as their increase or decrease is systematically analysed. This French scientific production is briefly compared to those published in overseas journals and a historical comparison with the issue published in 1999 for the twentieth birthday of AFC is proposed as a conclusion.

Berland N., Levant Y., Alcouffe S. (2008), The role of actor-networks in the diffusion of management accounting innovations: a comparative study of budgetary control, GP method and Activity-Based Costing in France, Management Accounting Research, 19, 1, p. 1-17

This research is concerned with the diffusion of management accounting innovations viewed as a process of actor-network building and translation. The aim is to better understand the nature of accounting change. Using Actor-Network Theory (ANT), we analyze two innovations that have had different fates in France. These innovations are the Georges Perrin method (GPM) and Activity-Based Costing (ABC). We are particularly concerned with the dynamic of actor-networks throughout the diffusion processes of these innovations. We show how problematization, interessement, enrolment and mobilization take many, and often very surprising, forms for diffusion to occur.

Barandas C., Berland N., Siwertz N. (2007), Responsabilité sociale : la méthode Areva, L'Expansion Management Review, 4, 127, p. 106-118

La prise en compte de la responsabilité sociale de l'entreprise pose la question des moyens d'évaluer sa performance en la matière. L'exemple d'Areva.

Berland N. (2004), La gestion sans budget : évaluation de la pertinence des critiques et interprétation théorique, Finance Contrôle Stratégie, 7, 4, p. 37-58

Les budgets font l'objet depuis de nombreuses années de virulentes critiques. Au travers de sept études de cas, cette recherche vise à comprendre les critiques formulées à leur encontre. Deux réponses sont avancées. La première cherche à montrer que les critiques se concentrent sur certains rôles attribués aux budgets. La deuxième réponse, en se servant du cadre théorique développé par Simons, montre que la manière dont les managers se servent des budgets peut les rendre dysfonctionnels.

Budgetary process have been highly criticized for many years. Through seven case studies, this paper tries to assess the relevance of these criticisms. Two answers are defined. First, we show that criticisms are concentrated on few roles attributed to budgets. Second, thanks to a analytic framework borrowed to Simons, we show that criticisms differ according to the use of budgets by managers.

Chiapello E., Berland N. (2004), Le rôle des réformateurs sociaux dans la diffusion de nouvelles pratiques de gestion : le cas du contrôle budgétaire en France 1930-1960, Comptabilité Contrôle Audit, Special issue, p. 133-160

Le développement du contrôle budgétaire dans les entreprises en France s'est fait dans le contexte idéologique des réflexions sur l'organisation économique suscitées par les crises économique et politique des années 1930 et 1940. Le contrôle budgétaire est apparu alors à de nombreux acteurs comme étant l'une des pratiques susceptibles de répondre aux problèmes économiques et sociaux auxquels ils faisaient face. C'est dire que sa diffusion ne fut pas seulement portée par la volonté de rechercher une efficience toujours accrue mais aussi par une évidente séduction idéologique. Nous replaçons ici le développement du contrôle budgétaire dans l'histoire politique et économique du XXème siècle et mettons en relation les pratiques comptables avec les institutions du capitalisme d'une époque et d'un pays donné. Nous insistons sur un aspect jusqu'ici peu étudié : le rôle de la critique du capitalisme et des propositions des réformateurs sociaux dans la transformation des modes de gestion des entreprises.

Historically, the development of budgetary control in French businesses took place within the ideological context of the debate on organisation of the economy following the economic and political crises of the 1930s and 1940s. Budgetary control was seen by many actors as one of the practices that could provide a solution to the economic and social problems facing them. In other words, its increasingly widespread adoption was not only due to the search for ever-greater efficiency, but also to a clear ideological attraction. The development of budgetary control is examined in the light of the general political and economic history of the 20th century, associating accounting practices and the capitalist institutions of a given period and country. We stress an as yet largely unexplored aspect: the role played by the critique of capitalism and the social reformers' proposals in changing business management methods.

Levant Y., Berland N., Alcouffe S. (2003), Diffusion determinants of managerial innovations in accounting and management control: a comparative study, Comptabilité contrôle audit, N° spécial, p. 7-26

Quels sont les facteurs qui ont une influence sur la diffusion des innovations dans le domaine de la comptabilité et du contrôle de gestion ? Après avoir défini le concept d'innovation managériale, cet article tente de répondre à une telle question en comparant les résultats de l'étude de la diffusion en France de trois innovations de ce type. Différentes catégories d'acteurs, de canaux de communication et variables de contexte ont toutes un impact sur la diffusion de l'ABC, du contrôle budgétaire et de la méthode Georges Perrin.

What are the determinants of accounting and management control innovations diffusion ? This paper attempts to answer such a question by first giving a definition to the concept of managerial innovation. Second it compares the results of the study of the diffusion of three innovations of this kind in France. Several kinds of actors, communication channels and contextual factors are found to impact the diffusion of Activity-Based Costing, budgetary control and the « Georges Perrin » method.

Zimnovitch H., Berland N., Boyns T. (2002), The influence of the accounting profession on the dissemination of costing in Great Britain & France: 1880-1950, Comptabilité contrôle audit, N° spécial, p. 169-188

Les coûts standard furent développés au tournant du siècle dernier parallèlement à l'organisation scientifique du travail. Les recherches qui ont traité de la diffusion de cette méthode de calcul des coûts ont conclu que les entreprises européennes ne l'adoptèrent que tardivement. Des travaux récents montrent qu'un nombre significatif de firmes britanniques usèrent des coûts standard dès les années 1930 alors qu'il fallut attendre les années 1950 pour assister au même phénomène en France. Pour quelle raison ? Si des facteurs, politiques, sociaux, culturels, sont, à n'en point douter, à considérer, c'est au seul rôle joué par les professons comptables que ce texte s'intéresse. Il est étudié l'hypothèse selon laquelle ce serait la quête de reconnaissance par les comptables français qui expliquerait, pour partie, le retard, de ce pays alors que, par contraste, en Grande-Bretagne le statut auquel leurs confrères étaient parvenus, combiné à la constitution d'une organisation professionnelle spécifique à la comptabilité industrielle auraient permis aux coûts standard de se diffuser dans un délai plus court.

Standard costing was developed during the early years of the twentieth century in connection with the rise of scientific management. Such research as has been carried out into the adoption of this technique suggests that European firms lagged well behind their American counterparts in its implementation. Within Europe, however, experiences were far from uniform : recent evidence seems to suggest that a number of British firms began to use the technique from the 1930s, whereas in France the technique was not adopted until after 1950. This raises two important questions : why the delay in Europe ; and why did Britain and France exhibit different experiences. This paper focuses on the second of these questions and, in particular, on the role of the accounting profession in the two: countries. While our study is far front exhaustive and any full explanation will need to take into account political social and cultural factors, it is contended that the pursuit of professional status by French accountants retarded the development of standard costs in France. By contrast, in Britain, the more advanced state of the accounting profession, and the development of a specialised organisation representing cost accountants, helped ensure that the introduction of standard costs was delayed for a much shorter period.

Berland N., Boyns T. (2002), The development of budgetary control in France and Britain from the 1920s to the 1960s: a comparison, European Accounting Review, 11, 2, p. 329-356

During the first sixty years or so of the twentieth century, a number of accounting techniques were developed for use in the management of business. One of those new techniques was budgetary control. This paper examines the dissemination and diffusion of budgetary control in France and Britain between the 1920s and the 1960s, outlining the similarities and differences in the experiences of the two countries, and examining some of those factors that influenced them. The paper concludes with some proposals for a programme for future research in (international) accounting change.

Berland N. (2001), Un modèle d'interprétation des rôles du contrôle budgétaire, Revue française de gestion, 135, p. 111-120

Le contrôle budgétaire fait actuellement l'objet de sérieuses critiques. Faut-il le rénover, voire envisager sa disparition ? Partant de ce constat, l'auteur s'interroge d'abord sur les conditions qui ont permis son introduction en France à partir des années 30. Chaque application en entreprise ayant donné lieu à des pratiques différentes, cet article cherche ensuite à établir un modèle de développement du contrôle budgétaire axé autour de trois variables : idéologie managériale, turbulence de l'environnement et style de management stratégique. Ce qui devrait contribuer à éclairer le débat actuel sur les rôles du contrôle budgétaire.

Berland N. (2001), Environmental turbulence and the functions of budgetary control, Accounting, Business and Financial History, 11, 1, p. 59-77

While budgetary control is a potentially significant tool when the economic environment is unstable and unpredictable, the analysis of its development demonstrates that its use has dramatically expanded over the time since companies have been able to run forecasts. In order to help them develop budgetary control, companies have implemented strategies that have reduced risks and hence improved their ability to make accurate forecasts. Such strategies have taken many forms and varied from one firm to another. They materialized as various types of agreement, including cartels, through strategies to effect market leadership, or via policies of nationalization. In those companies where the environment was stable and risk limitation was not important, budgetary control could be used for various internal purposes. In this respect, the analysis of the management of companies helps us to identify the purposes for which budgetary control is utilized. It is found that budgetary control allows for greater expansion opportunities and provides the means to strengthen the control of management within major companies. Our observations highlight a contradictory aspect of budgetary control: while it is relevant within an unstable environment, it performs best in an environment which is highly managed.

Pezet A., Berland N. (2000), A pragmatic epistemology on business history, Comptabilité contrôle audit, 6, Numéro spécial, p. 5-17

La gestion et l'histoire ont entamé, depuis quelques années, un dialogue fructueux. Au-delà d'échanges qui restent ponctuels, la gestion peut, avec le concours de l'histoire, réaliser un parcours méthodologique et épistémologique au terme duquel conceptualisation et action se rapprocheront dans une conception pragmatique du métier de chercheur. Cette démarche sera illustrée à l'aide de travaux menés récemment en histoire de la comptabilité.

Management research and history have begun a fruitful dialogue. Management research may now follow history in a methodological and epistemological path in order to reconcile theory and action through a pragmatic approach. Two actual and recent researches will help to understand it.

Berland N. (1999), A quoi sert le contrôle budgétaire ?, Finance contrôle stratégie, 2, 3, p. 5-24

Berland N. (1998), Le contrôle budgétaire, outil d'un environnement routinier. Un point de vue historique, Entreprises et histoire, 20, p. 67-82

Le développement du contrôle budgétaire en France s'est réalisé dans le cadre d'un environnement peu turbulent comme le montre l'étude de Saint-Gobain, Pechiney, EDF, Alsthom, Le Matériel Téléphonique et le Paris-Lyon-Méditerranée. Cette observation nous amène tout d'abord à réfléchir sur l'influence de l'environnement comme facteur de contingence du contrôle budgétaire. Des travaux en histoire et en gestion ont notamment permis de poser certains repères. La nature de l'environnement pertinent pour l'étude des organisations et les liens entre l'environnement et le contrôle budgétaire sont ensuite examinés afin de mieux comprendre les exemples étudiés.

The development of budgetary control in France occurred in a relatively placid environemt, as shown by studies of Saint-Gobain, Pechiney, EDF, Alsthom, Le Matériel Téléphonique and Paris-Lyon-Méditérranée. This observation leads us to reflect on the influence of environment as a contingent factor affecting budgetary control. Previous studies of the subject in the fields of history and management have already established certain benchmarks. The nature of the environment relevant to the study of organizations and the link between environment and budgetary control are examined herein so as to shed light on the cases studied.

Berland N. (1998), The availability of information and the accumulation of experience as motors for the diffusion of budgetary control: the French experience from the 1920s to the 1960s, Accounting, Business and Financial History, 8, 3, p. 303-329

Budgetary control has developed in France since the 1930s. If the initial importation from the United States was rapid, subsequent development was slow. Diffusion of the technique occurred through a number of mechanisms: professional reviews, books, consultants, think tanks, and through experiences originating in the public sector. The particular experiences of other organizations often served as reference points. In comparison with other European countries, the awareness of budgetary control in France was high, but the method was practised in only a few enterprises. The common link for these firms was their interconnection via an information network which ensured the promotion of this new management technique. The supply of information seems to have been a more important factor in the development process than the search for a rational solution to business problems.

Berland N. (1997), The birth of budgetary control in France (1930-1960): the role of consultants, organisational learning and management behaviour at Pechiney and Saint-Gobain, Comptabilité contrôle audit, 3, 2, p. 5-22

Les différentes tentatives de mise en place du contrôle budgétaire entre 1930 et 1960, dans deux des plus grandes entreprises françaises de l'époque, ont été menées par des cabinets de consultants ayant des racines communes. Elles débouchent sur des applications sensiblement différentes. Cette hétérogénéité est difficile à comprendre compte tenu de la relative stabilité des intervenants sur la période, des liens qui unissent les consultants et de la similitude apparente des processus de production. L'article essaie d'expliquer ces divergences en mobilisant différents champs théoriques empruntés à l'apprentissage organisationnel et à l'analyse stratégique.

In the period 1930-1960, steps toward budgetary control were taken in two of the most important French companies. In each case they were led by consulting firms with common origins but the resulting applications of control turned out to be markedly different. This diversity is difficult to understand given the relative continuity of management, of links between consultants and apparent similarity of production processes. The article seeks to explain the divergent outcomes by using theoretical approaches derived from oganisational learning and strategic analysis.

Ouvrages

Berland N. (2014), Le contrôle de gestion, Paris?, Presses universitaires de France, 127 p.

Le contrôle de gestion est l'un des principaux processus de management de l'organisation : en exploitant des données chiffrées financières et non financières, le contrôleur éclaire le décideur sur la pertinence de ses choix futurs, présents et passés. Il permet d'articuler les actions individuelles avec les objectifs globaux de l'entreprise. En matière de stratégie comme de performance, sa contribution est donc essentielle. Pourtant au fil des années, le terme « contrôle de gestion » a fini par recouvrir un ensemble de pratiques de plus en plus stéréotypées, l'éloignant de sa relation au management et à la stratégie. Celui-ci connaît parfois une profonde crise de légitimité alors que paradoxalement ses champs d'application n'ont jamais été aussi larges. En explorant les territoires du contrôle de gestion, cet ouvrage invite à redonner au contrôleur le rôle de business partner qu'il devrait toujours avoir.

Direction d'ouvrages

Berland N., De Rongé Y. (2013), Contrôle de gestion, Montreuil, Pearson, XVII-587 p. p.

Cet ouvrage généraliste, accessible aux non spécialistes et adapté aux techniques de management, présente le contrôle de gestion comme un outil stratégique à travers une approche moderne qui tient compte de l'évolution du métier ces 10 dernières années.

Berland N., Simon F-X. (2010), Le contrôle de gestion en mouvement : état de l'art et meilleures pratiques, Paris?, Eyrolles ; Ed. d'Organisation, 317 p.

Cet ouvrage porte sur les enjeux et perspectives du contrôle de gestion. Chaque problématique est abordée successivement par un universitaire et un praticien : contrôle de gestion et gestion des ressources humaines, RSE, etc.

Chapitres d'ouvrage

Berland N., Joannidès V., Guenoun M. (2014), La déclinaison et le pilotage d'une stratégie publique dans un contexte de crise. Le cas d'une collectivité territoriale française, in Mazouz B. (dir.), La stratégie des organisations de l'État : contexte d'analyse, paramètres de décision et gestion du changement, Québec, Presses de l'Université du Québec, p. 263-286

A travers l'analyse de la conception et de la mise en oeuvre d'un projet d'administration, ce cas vise à mettre en lumière les problèmes et enjeux de la déclinaison et du pilotage d'une stratégie dans le contexte public. Après avoir présenté les composantes et enjeux du pilotage stratégique, l'importance d'une approche systémique des outils de pilotage (control mix) est illustrée par un cas où les difficultés rencontrées dans le pilotage de la stratégie ne proviennent pas de la défaillance d'un instrument, mais de l'ordonnancement global de la démarche (interface entre les instruments).

Berland N., Charpateau O., Dreveton B., Tissier S. (2013), Coûts de non-qualité, stratégie et changement, in Cappelletti L., Hoarau C. (dir.), Finance et contrôle au quotidien : 100 fiches, Paris, Dunod, p. 393-418

Berland N. (2013), Institutionnalisation, réseaux d'acteurs et discours managériaux, in Levant Y., Sandu R., Zimnovitch H. (dir.), Mélanges en l'honneur de Yannick Lemarchand, Paris, L'Harmattan, p. 143-166

Berland N. (2013), Les choix stratégiques des organisations, in Berland N., De Rongé Y. (dir.), Contrôle de gestion, Montreuil, Pearson, p. 31-50

Berland N. (2013), Décliner la stratégie, in Berland N., De Rongé Y. (dir.), Contrôle de gestion, Montreuil, Pearson, p. 265-282

Berland N. (2013), Le budget et ses critiques, de la réforme à la suppression, in Berland N., De Rongé Y. (dir.), Contrôle de gestion, Montreuil, Pearson, p. 333-352

Berland N. (2013), Les systèmes de mesure de la performance financière, in Berland N., De Rongé Y. (dir.), Contrôle de gestion, Montreuil, Pearson, p. 377-399

Berland N. (2013), Les systèmes de mesure de la performance non financière, in Berland N., De Rongé Y. (dir.), Contrôle de gestion, Montreuil, Pearson, p. 401-425

Berland N. (2013), Mesurer et piloter les risques psychosociaux, in Berland N., De Rongé Y. (dir.), Contrôle de gestion, Montreuil, Pearson, p. 529-550

Berland N. (2012), Équilibre et déséquilibre d'un processus de contrôle de gestion, in Ducrocq C., Levant Y. (dir.), Contrôle de gestion, comptabilité, stratégie : mélanges en l'honneur du professeur Michel Gervais, Paris, Economica, p. 79-104

Berland N. (2012), Environmental turbulence and the functions of budgetary control, in Levant Y., De La Villarmois O. (eds), French Accounting History. New Contributions, New York, Routledge, p. 139-158

Berland N., Dreveton B. (2012), Mesurer la performance des chercheurs, au risque de la bureaucratie, in Nikitin M., Richard C. (dir.), Comptabilité, société, politique? : mélanges en l'honneur du professeur Bernard Colasse, Paris?, Économica, p. 285-301

Nous sommes entrés dans l'ère des sociétés de la connaissance qui nous amène à considérer les activités de recherche avec une acuité nouvelle. Exercée jusqu'alors en marge de la société productive, la recherche s'est vue demandée des comptes sur son efficacité et son utilité. Les chercheurs sont devenus " accountable " (Osterloh et al., 2008). Des pratiques de contrôle qui existaient déjà se sont durcies, professionnalisées et institutionnalisées. Dans le cadre de cet article, nous chercherons à convaincre le lecteur qu'elles se sont bureaucratisées, c'est-à-dire que les règles de contrôle l'ont parfois emporté sur les finalités du contrôle. La logique de fonctionnement l'emporte sur la logique de mission et déclenche des effets secondaires pervers. En décortiquant les mécanismes pervers de ce contrôle nous montrerons qu'apparaissent les critiques usuelles des processus de mise sous tension de la performance. Nous conclurons que, malgré tout, ces dérives ne sont pas inévitables.

Boyns T., Berland N., Zimnovitch H. (2011), The development of French cost/management accounting c.1945 - c.1970: A case of Americanisation?, in Le Roux M. (eds), Pensée et pratiques du management en France : inventaire et perspectives XIXe-XXIe siècles, Paris, CNRS, p. 13

L'article s'intéresse à l'influence américaine dans l'évolution des méthodes de calcul des coûts et de contrôle budgétaire utilisées en France après la Seconde Guerre mondiale et jusqu'aux années 1970. Les auteurs s'attachent aux facteurs externes qui ont influencé la diffusion de ces techniques : contexte économique, social et politique, rôle des acteurs, jeu des réseaux. Ils visent à montrer que l'importation de ces outils ne fut pas une simple transposition d'idées venues d'outre-Atlantique mais qu'il s'agit davantage d'une adaptation prenant en compte les spécificités françaises.

We examine the development of the use in French firms of two accounting/management tools of American origin, budgetary control and standard costing, during the period c.1945-c.1970. We consider briefly a range of factors that affected this development, specifically focusing on the economic, social, managerial and political contexts of the period, and the role of individuals, groups and networks in the diffusion process. We suggest that the process of adoption does not represent a case of simply copying American ideas, but rather one of adapting them to the French context.

Pezet A., Berland N. (2009), Quand la comptabilité colonise l'économie et la société, in Huault I., Golsorkhi D., Leca B. (dir.), Les études critiques en management. Une perspective française, Quebec, Presses Universitaires de Laval, p. 133-156

Nous commencerons, dans une première partie, par décrire ce champ de recherche, encore mal connu en France. Nous tenterons de le saisir sous ses aspects institutionnels, d'en dresser une cartographie (que nous espérons discutable) et d'en mesurer les apports à l'étranger et en France. Dans une seconde partie, nous nous interrogerons sur le projet de changement que porte la comptabilité critique. Quels ont été les effets de ces recherches ? Quelles perspectives nous ouvrent-elles ?

Berland N. (2009), Contrôle budgétaire, in Colasse B. (dir.), Encyclopédie de comptabilité, contrôle de gestion et audit, Paris, Economica, p. 527-535

Le contrôle budgétaire est l'une des pratiques de contrôle de gestion les plus répandues dans les entreprises. En 1994, presque toutes les entreprises préparaient un budget annuel. C'est du moins ce qui ressortait de l'enquête menée pour le compte de l'Association Nationale des Directeurs Financiers et de Contrôle de Gestion (DFCG), auprès des directeurs financiers de 595 entreprises. Par ailleurs, si le Cam-i, un groupe de professionnels et d'universitaires, a proposé dans les années 1990 de « supprimer le budget » (Hope et Fraser, 2003), celui-ci n'en reste pas moins une bonne pratique pour la plupart des entreprises. Du point de vue académique, le contrôle budgétaire est également un outil de gestion très étudié. Ainsi, l'analyse des recherches en contrôle de gestion publiées dans Comptabilité, Contrôle, Audit et Finance, Contrôle, Stratégie entre 1998 et 2008, montre qu'il s'agit de l'un des sujets de prédilection des chercheurs francophones (Berland et Gervais, 2008). La situation est similaire dans le monde anglo-saxon. L'un des courants de recherche le concernant, le RAPM (Reliance on Accounting Performance Measures) et sur lequel nous reviendrons, est même considéré comme le seul courant de recherche ayant réussi à réunir, dans le champ de la comptabilité, une masse critique d'études (Hartmann, 2000). En tant qu'objet théorique, le contrôle budgétaire autorise donc toujours de nombreuses recherches.

Berland N. (2009), Le management de la performance publique : nouvelle frontière pour les entreprises privés ?, in Pezet A. (dir.), L'état des entreprises 2010, Paris, La Découverte, p. 84-93

Berland N., Chevalier-Kuszla C., Sponem S. (2008), On ne gère bien que ce que l'on mesure,, Petit bréviaire des idées reçues en management, Paris, La Découverte, p. 159-168

Gérer est une activité sérieuse qui ne tolère pas l'approximation. Le gestionnaire qui se respecte se doit ainsi de « gérer en bon père de famille ». Gérer est un acte rationnel qui consiste à éliminer de la prise de décision l'impulsion, les rêveries et les spéculations. Pour contraindre les actions humaines, quoi de plus sage que d'encadrer les comportements par des mesures qui les rationalisent ? Il s'agit de dire le vrai, de faire triompher le rationnel sur les sentiments et les humeurs. Or, c'est bien connu, « les chiffres de mentent pas » et imposent les faits comme des évidences têtues. Le bon gestionnaire est celui qui est capable de dompter la complexité de l'action organisée au travers d'un résumé chiffré. La comptabilité est devenue l'algèbre du droit. Le marketing, la communication, la gestion des ressources humaines, l'administration publique ne peuvent plus se passer d'outils métriques pour être réputés « bien gérés » et efficaces. L'hôpital, les universités, l'armée ne sont plus préservées des pratiques de mesure chiffrée de leur performance, au lieu et place des traditionnelles modalités d'évaluation des politiques publiques jugées trop verbeuses. Le chiffre implacable surpasse la rhétorique.

Berland N. (2008), Peut-on gérer sans budget ?, in Schmidt G. (dir.), Le management : fondements et renouvellements, Auxerre, Sciences humaines Éd, p. 195-200

« Le budget est le fléau des directions générales américaines. Il n'aurait jamais du exister. Faire un budget est un exercice de minimisation car tout le monde est occupé à négocier les chiffres les plus faibles possible » . Le propos est clair et sans appel. Il émane de Jack Welsh, un bon connaisseur du monde des affaires. Ce dernier a été, durant de nombreuses années, le patron de General Electric (GE pour les intimes), l'une des entreprises les plus emblématique de la seconde moitié du vingtième siècle et célébrée pour ses méthodes de management performantes. Pour autant le propos est paradoxal car 99% des entreprises utilisent un budget comme le montrait, dans les années 90, une enquête de la DFGC (l'Association des directeurs financiers et de contrôle de gestion). Il s'agit donc d'un outil central dans l'ensemble des processus de management de l'entreprise. De quoi parle-t-on ? Selon Bouquin (2001, 312), « le budget est (ou devrait être) l'expression comptable et financière des plans d'action retenus pour que les objectifs visés et les moyens disponibles sur le court terme (l'année en général) convergent vers la réalisation des plans opérationnels ». Ensuite périodiquement une comparaison entre le prévu et le réalisé afin de déterminer des écarts permettant de mieux comprendre comment améliorer la gestion de l'entreprise et orienter l'entreprise vers l'atteinte de ses objectifs.

Berland N. (2007), A quoi servent les indicateurs de la RSE ? Limites et modalités d'usage, in Matagne P. (dir.), Le développement durable en question, Paris, L'Harmattan, p. 41-64

Quoi de plus pratique pour contrôler le caractère socialement responsable des actions d'une entreprise que d'évaluer sa performance au travers d'une batterie d'indicateurs ? Une fois comparés à des normes, les indicateurs permettront en effet d'objectiver le jugement porté sur une entreprise et de dire si celle-ci est socialement responsable ou non. Ce procédé instrumental est d'autant plus légitime qu'il est utilisé par ces mêmes entreprises pour mesurer et piloter ce qui constitue leur raison d'être : la création de valeur actionnariale. Pourquoi ne pas le mettre en oeuvre dans le cadre de la Responsabilité Sociale de l'Entreprise (RSE), c'est-à-dire pour s'assurer qu'au-delà du simple profit à court terme, l'entreprise produit du profit à long terme mais surtout qu'elle tient compte de sa performance sociale, écologique et sociétale ? Il s'agit alors d'utiliser contre les entreprises irrespectueuses, et qui produisent des externalités négatives, les mêmes armes gestionnaires que celles qu'elles utilisent pour accroître leurs bénéfices. L'idée est séduisante mais sans doute naïve. Elle renvoie à la montée du managérialisme dans nos sociétés dont les tenants voudraient « manager » l'Etat, les Hôpitaux...comme des entreprises en leur appliquant les mêmes méthodes. Curieusement, les activistes de la RSE semblent vouloir parfois leur emboiter le pas. Pourtant la mesure de la performance financière, commerciale et industrielle (la performance « traditionnelle ») est depuis longtemps problématique. La multiplication, ces dernières années, d'indicateurs non-financiers pour mesurer et piloter la performance traditionnelle a encore accru les difficultés.

Dreveton B., Berland N. (2006), Management control system in public administration: beyond rational myths, in Scheid J-C., Lande E. (eds), Accounting Reform in the Public Sector: Mimicry, fad or Necessity, Paris, Résedau Cigar, p. 227-242

The implementation of management control devices in the public sector is a very difficult challenge, especially if these devices come from private sector. Through two case studies, this paper analyses how two public organizations have implemented management control systems. We point out that both public organizations studied have developed a complex set of practices around their management control systems. Despite some apparent failures, the implemented systems are not merely myths about the running of public organizations, but instead produced some unanticipated effects.

Berland N. (2005), Anthony G. Hopwood, Le contrôle comme phénomène organisationnel et social, in Bouquin H. (dir.), Les grands auteurs en contrôle de gestion, Colombelles, Editions EMS, p. 367-390

Communications

Berland N., Redon M. (2015), Qui sont les DAF, ces acteurs de la financiarisation ?, 36ème congrès de l'AFC - "Comptabilité, Contrôle et Audit des invisibles, de l'informel et de l'imprévisible", Toulouse, France

Cet article s'intéresse aux trajectoires professionnelles des directeurs administratifs et financiers (DAF). Ce groupe professionnel, en pleine expansion depuis les années 1980, voit son influence s'accroître avec la financiarisation de l'entreprise. Au moyen d'une étude périodique des Curriculum Vitae de 240 DAF, nous cherchons à comprendre comment, la financiarisation oriente leurs trajectoires professionnelles, façonne leur identité, et renforce leur légitimité dans l'entreprise. Ces recherches constituent un premier pas vers la compréhension de l'influence qu'ont ces acteurs dans le processus d'institutionnalisation de la finance au sein de l'entreprise, et contribuent aux courants de la financiarisation et de la sociologie de la finance.

This article focuses on the career paths of the CFOs. This professional group, which has been expanding since the 1980s, saw its influence grow with the financialization of organisations. Thanks to a periodic survey of 240 résumés of CFOs, we aim at understanding how financialization guides their career paths, shapes their identity, and strengthens their legitimacy in the organisation. This research will help us understand how these actors promote the financialization of organisations, and contribute to the currents of financialisation and the sociology of finance.

Berland N. (2013), The mechanisms for quantifying the costs incurred by asbestos removal projects, 8ème Congrès RIODD, Lille, France

Since the 1970s, the subject of environmental accounting generates numerous debates within our scientific community. During the various stages structuring the notion of environmental accounting, the phase of formalization of this instrumentation began in the 1990s (Gray, 2002). In France, the Accounting National Council («Conseil National de la Comptabilité») sketched, from 1980, the beginnings of an environmental balance sheet. But it is only in 1996 that the Order of the Chartered accountants («Ordre des Experts Comptables») proposes a classification of the environmental allowances or still that the first work on «green» accounting is published (Christophe, 1995). At the European level, it is as well during this decade that the System of Economic and Environmental Accounting (SEEA) is created. These attempts of instrumentalisation of the social and environmental responsibility of the company constitute a means to bring a quantified "proof" calculated of the commitment (Burnett and Hansen, 2007; Lehman, 1999), to perfect the decision process (Kitzman, 2001), to legitimize the organization towards its environment (Cho and Patten, 2007; Larrinaga-Gonzalez and Bebbington, 2001) or still to improve the performance of the organization (Clarkson et al. 2008; Cormier and Magnan, 2007). However, if they symbolize a necessary evolution of accounting to integrate the environmental and societal dimensions, these accounting systems also face numerous challenges. If an easy consensus exists as soon as it is a question of saving the planet, the situation becomes more difficult when it comes to pay the price or to assign the efforts to the various stakeholders. But how much costs the protection of our environment and on what depend these costs? What are the factors that drive environmental costs? Our research relates to the dynamic of environmental cost accounting practices. Through different case studies on asbestos removal we try to capture the stakeholder's roles in the total cost of the events. Beyond technical concerns the total cost appears to be a social construction where stakeholder's activism, ignorance or avoidance have a major impact on the final result. The way project responsible respond and manage stakeholders and the time and period of time stakeholders are involved in the project are crucial on the final result. Our research shows four situations : the strong activism of stakeholders has the major impact on cost as the perimeter of the project always change. In one case, stakeholders are encapsulated with a technical solution which prevents them to change the context of the operation. In the third situation, stakeholders are managed to be avoided sequentially. That limits their impacts on cost. Finally, the last case refers to situations in which stakeholders are absent. The cost is then only drives by technical issues. The fundamental issue is the way the perimeter of relevant costs is modified by interactions between projects and their stakeholders. Theses interactions allow in some cases a re- internalization of externalized costs. The challenge to capture environmental costs through «new » accounting systems such as EMA (Environmental Management Accounting) is seriously questioned as it only takes into cost the most visible cost, in a static design, without any understanding of the dynamic of the costs incurred.

Joannides V., Wickramasinghe D., Berland N. (2012), Critiques on gray-hofstede's model: what impact on cross-cultural accounting research?, 33ème congrès de l'Association Francophone de Comptabilité (AFC) : Comptabilités et Innovation, Grenoble, France

Cette communication évalue l'impact des critiques du modèle de Hofstede par Bhimani (1999), Harrison & McKinnon (1999), McSweeney (2002a) et Baskerville (2003) sur la recherche comptable. Nous évaluons comment les études culturelles publiées dans les revues en CCA se référant à ces critiques on été conduites. Nous observons les sites et unité culturels retenus, qui ne devraient pas être des nations occidentales mais d'autres communautés. Nous examinons les cadres théoriques employés, espérés autres que celui de Hofstede. Puis, nous nous intéressons aux méthodologies qui devraient être de l'ethnographie plus que des questionnaires. Enfin, nous évaluons la contribution de ces recherches à la connaissance empirique, théorique et méthodologique. Utilisant Harzing, nous avons trouvé 17 articles dans des revues en CCA se référant à au moins une des quatre critiques. Ceux-ci révèlent que les quatre appels à des recherches alternatives n'ont eu qu'un faible écho, le modèle de Hofstede restant prédominant.

This paper questions the impact of Bhimani's (1999), Harrison's & McKinnon's (1999), McSweeney's (2002a) and Baskerville's (2003) critiques of Hofstede's model on accounting research. We assess how cultural studies published in accounting journals and referring to these critiques have been conducted. We scrutinise cultural site and unit studied, expected not to be Western nations but other communities. We look at theoretical frameworks used, expected not to be Hofstede's. Next, we look at methods employed, expected not to be questionnaires, but ethnography. Lastly, we assess contributions to theoretical, empirical and methodological knowledge. Using Harzing software we found all papers in accounting journals referring to at least one of the four critiques. 17 papers fell in our remit. These revealed that the four calls have been responded to in a very soft manner, so cultural studies remain influenced by Hofstede's model.

Berland N. (2011), Rhetoric and the fate of budgeting, Critical Perspectives on Accounting, Floride, États-Unis

This study focuses on the roles of rhetoric and of the various actors in institutionalisation and deinstitutionalisation attempts. Our paper jointly investigates the process whereby budgeting became institutionalised between 1930 and 1960 and the attempts of the CAM-I to deinstitutionalise it from 1990. Paradoxically, the same two arguments have been used to support the institutionalisation of and the attempts to deinstitutionalise budgets. Firstly, in the 1930's the turbulence of the environment is used a rhetorical argument to support the implementation of budgeting. Since 1990, the turbulence of the environment has generated a feeling that budgeting should be abandoned. Secondly in the 1930's and 1950's budgets contributed to the emancipation of managers, while since 1990 they have been deemed as rigid frameworks preventing managers from acting freely. These contradictions reveal that we can not explain such changes by the rhetorical schemes alone. The network of actors in which these schemes are embedded has a large part in the influence of rhetoric in the change from one institutional order to another. It is particularly the actors to whom these rhetorical schemes are addressed which give them their meanings. Finally, the similarities between the rhetoric used can be explained if we analyse it as the means to transcend the fluctuating contradictions of institutional logics.

Berland N., Zelinschi D., Levant Y. (2011), Les motivations au découplage, au-delà de la seule quête de légitimité, l'exemple de l'introduction de l'IFRS 8, 32ème Congrès de l'AFC : Comptabilités, Economie et Société, Montpellier, France

La norme IFRS 8 impose aux entreprises de présenter l'information sectorielle sur la base des données internes de gestion de l'entreprise. Dans ce papier, nous essayons d'expliquer le décalage entre l'impact attendu de cette norme et son application. En effet, l'information sectorielle diffusée est, en apparence, conforme à l'IFRS 8. Toutefois, il n'y a pratiquement eu aucun changement dans les pratiques de reporting externe. A travers une étude de terrain, nous mettons ici en évidence la logique institutionnelle qui régit ce phénomène, en nous appuyant sur la notion de découplage. Notre étude fait apparaître deux séries de résultats préliminaires : la première tient aux dynamiques de pouvoir qui parcourent les entreprises et la seconde permet d'ébaucher un modèle pour comprendre le découplage constaté.

According to IFRS 8, segment reporting has to be based on information prepared for internal management decisions. In this paper, we attempt to explain the gap between the expected impact of this standard and its actual implementation. Indeed, disclosed segment information apparently complies with IFRS 8, but in reality financial reporting remained unchanged. Through a field study, we emphasize the institutional logic ruling this phenomenon, shaped around the concept of decoupling. Our study leads to two series of preliminary results: the first one refers to the dynamics of power within companies, while the second one allows us to build a model explaining the decoupling.

Wickramasinghe D., Joannides V., Berland N. (2010), Post-Hofstede diversity/cultural studies: what contributions to accounting knowledge?, APIRA 2010 - Sixth Asia Pacific Interdisciplinary Research in Accounting Conference, Sydney, Australie

Since Hofstede published his book, The consequences of culture, numerous comparative studies have flourished and built on the well-known five-dimension model. In 1999, two critiques were addressed to these pieces of work. Bhimani (1999) critiqued their homogeneity and poor ability to enhance our understanding of accounting. Knowledge claims articulated, claims addressed, datasets and methods, and theoretical frameworks were always the same, which has inevitably led to predictable conclusions and contributions to scientific knowledge. For their part, Harrison & McKinnon (1999) stressed that all these studies had failed at explaining the determinants of accounting situations and practices. These two critiques called for alternative cultural/diversity studies in accounting research, promoting new settings, theoretical frameworks, and methods. In that context, our paper aims at critically reviewing the situation of diversity/cultural accounting research ten years later. This research purports to analyse the contributions of post-Hofstedian research to accounting knowledge. To this end, we selected all papers published by international accounting journals in 2009 and dealing with culture or diversity. In total 68 papers fell within our remit. We coded each of them with respect to the criteria of Bhimani's (1999) critique: knowledge claims and debates, means deployed (empirical site, theoretical framework, methods employed) and ultimately contributions to scientific knowledge (empirical, theoretical and methodological). We found that post-Hofstedian research offers large variety of approaches and contributions to knowledge, which, compared against the outcome of Hofstede-based studies, is quite a scientific revolution (as defined by Kuhn, 1970). Despite diversity and discontinuity, all these publications have in common that they make culture part of the social environment in which an accounting situation is observed. This leads all authors to spend room making that context clear to the reader before conceptualisation commences. In other words, post-Hofstedian research unbound culture, accounting, organisations and society. ______________________________

Essid M., Berland N. (2010), Les indicateurs de la RSE dans les entreprises françaises : "l'usine à gaz responsable", 31e Congrès de l'Association francophone de comptabilité, Nice, France

Alcouffe S., Berland N., Dreveton B., Essid M. (2010), An Empirical Study of Environmental Cost Drivers, 33rd EAA Annual Congress, Istanbul, Turquie

This paper draws on Environmental Management Accounting (EMA) literature and cost driver theory to study the nature and role of environmental cost drivers. More specifically, two types of operations related to environmental protection were empirically examined: the removal of asbestos from buildings and soil remediation. Findings from a series of case studies are presented and discussed. The paper contributes to existing literature in three ways: (1) by testing the adaptability of cost drivers typologies in a non-traditional, non-industrial setting (2) by proposing a more dynamic vision of the cost of social and environmental responsibility of the firm, and (3) by shedding light on the complex interrelationships of environmental cost drivers.

Alcouffe S., Berland N., Dreveton B., Essid M. (2010), An Empirical Study of Environmental Cost Drivers, 31e Congrès de l'Association francophone de comptabilité, Nice, France

Reposant sur le cadre de l'EMA (Environmental Management Accounting) d'une part, et sur la littérature relative aux inducteurs de coûts d'autre part, cet article s'intéresse aux caractéristiques et aux rôles des inducteurs de coûts environnementaux. Au travers d'études de cas menées sur des opérations de désamiantage et de dépollution des sols, cette recherche a permis (1) de tester les typologies des inducteurs de coûts dans des situations non conventionnelles et non marchandes, (2) de proposer une vision plus dynamique du coût de la responsabilité sociale et environnementale des entreprises, et (3) de mettre au jour les interactions complexes existantes entre les inducteurs de coûts environnementaux.

This paper draws on Environmental Management Accounting (EMA) literature and cost driver theory to study the nature and role of environmental cost drivers. More specifically, two types of operations related to environmental protection were empirically examined: the removal of asbestos from buildings and soil remediation. Findings from a series of case studies are presented and discussed. The paper contributes to existing literature in three ways: (1) by testing the adaptability of cost drivers typologies in a non-traditional, nonindustrial setting (2) by proposing a more dynamic vision of the cost of social and environmental responsibility of the firm, and (3) by shedding light on the complex interrelationships of environmental cost drivers.

Joannides V., Berland N. (2010), Keeping Accounts by the Book: the Revelation(s) of Accounting, 31e Congrès de l'Association francophone de comptabilité, Nice, France

Our paper addresses what the moral foundations of accounting are, regardless of capitalistic operations, as we are seeking to trace a genealogy of accounting thinking disconnected from coincidence with Capitalism. We demonstrate that the three monotheisms have bared the core of accounting. We purport to explicate how the three monotheisms (Judaism, Christianity divided into Roman Catholicism and Protestantisms, and Islam) have successively revealed the nature of accounting to moralise people's day-to-day conduct. Our approach to the revelation of accounting is informed with practice theory to study how accounting was used in believers' day-to- day activities and faith management. To this end, we read theological debates on accounting from Rabbinic, Islamic, Catholic and Protestant literatures raised at the time of the Reformation. Our study reveals that, in the four religions, bookkeeping serves as routine and rules to account for daily conduct, its content being contingent upon common understandings (viz. God's identity, capabilities and expectations) and teleoaffective structures (viz. definition of and ways to salvation). Through this paper, we demonstrate that accounting issues have always served as a sub-practice in moral practices and is therefore not necessarily coincidental with economic operations. Ultimately, we contribute to literature on the genesis of accounting, accounting as situated practice and accounting as moral practice.

Joannides V., Berland N. (2009), Designing a consistent accounting research - evidence from linkages between accounting and religion, Interdisciplinary Perspectives on Accounting conference 2009, Innsbruck, Autriche

This paper has a methodological purpose, as we are aiming to show practices of accounting research designing. In that heuristic, we are basing our argument on Burrell's and Morgan's (1979), Feyerabend's (1975), Quattrone's (2000, 2004b) and Lowe's (2004a, b) epistemo-methodological writings and consider accounting research a comprehensive coherent whole in which methodology choices must be consistent with ontological assumptions revealed in research questions and influencing epistemological stances. We evidence our claim through the bottom-up in-depth study of a research stream characterised by a form of homogeneity and revealing various designs though. We found it in works on linkages between accounting and religion, all publications on the subject focusing on the Church of England or the Victorian Synod Church of Australia, and arriving at opposed conclusions. Indeed, two bodies of literature emerge, one concluding on semantic dichotomies between accounting and religion, and another viewing accounting as a religious practice. Thence, we argue the difference lies in the intertwinement of research question formulation with ontological assumptions, epistemological stances and methodology choices.

Berland N., Vassili J., Levant Y. (2009), Institutionalisation and deinstitutionalisation of budget, The Academy of Management 2009 Annual Meeting : "Green Management Matters", Chicago, Illinois, États-Unis

Berland N., Levant Y., Joannides V. (2009), Institutionalisation and deinstitutionalisation of budget. Symmetrical analysis of rhetoric associated to the introduction of budget and "beyond budgeting", 30e Congrès AFC : La place de la dimension européenne dans la Comptabilité Contrôle Audit, Strasbourg, France

Cet article analyse symétriquement le processus d'institutionnalisation des budgets qui a eu lieu de 1930 à 1960 et le processus de désinstitutionalisation entrepris par le Cam-i depuis les années 1990. La recherche se focalise sur les rhétoriques développées par les différents acteurs en insistant particulièrement sur la similitude des arguments avancés. Ainsi, la turbulence de l'environnement est invoquée pour mettre en place des budgets mais aussi pour les supprimer. De même, la volonté de libérer les managers du carcan bureaucratiques est une idée avancée pendant la phase d'institutionnalisation et de désinstitutionnalisation.

This paper jointly investigates the process whereby budgeting became institutionalised between 1930 and 1960 and the attempts of the Cam-i to deinstitutionalise it since 1990. The study focuses on the rhetoric. Paradoxically, the same arguments have been used to support the institutionalisation and the attempts to deinstitutionalise budgets. First, the turbulence of the environment supported the implementation of budgeting. Since 1990, the turbulence of the environment has generated a feeling that it should be abandoned. Secondly budgets contributed to the emancipation of managers. Since 1990, they have been deemed as rigid frameworks preventing managers from acting freely.

Berland N., Loison M-C. (2006), "Responsible Care" and Sustainable Management: The Reciprocal Influence of Society - Management Practices, 29ème congrès annuel de l'EAA, Dublin, Irlande

L'industrie chimique a mis en place de longue date un programme de gestion et de prévention des risques dénommé "Responsible Care" (« Engagement de Progrès » en Français). Ce programme préfigure le thème du développement durable apparu au cours des années 1980. Au travers de la généalogie de cette pratique et de son utilisation au sein d'un grand groupe chimique français, l'article cherche à montrer que, contrairement à ce qui est avancé le plus souvent, les entreprises ne sont pas simplement en réaction face à des pressions extérieures. Elles agissent également de façon autonome de telle sorte qu'elles contribuent à façonner les attentes de la société. Un cadre théorique adapté des travaux d'Hopwood, de Miller et de Giddens est utilisé pour expliquer les phénomènes à l'oeuvre.

Chemical industry's managers have developed since mid-1970' a management and prevention risk policy named "Responsible Care". This policy was a first draft for a sustainable management even if these two concepts were not exactly synonymous. Through genealogy of this practice and its use in a large French chemical company, this paper asserts that, contrary to the common wisdom developed in research, companies don't simply react to stakeholders' pressures. Companies develop autonomously ways to protect their environment and so they contribute to change society expectations. A theoretical framework adapted from Hopwood, Miller and Giddens' works is used to explain phenomenon we could observe.

Berland N., Loison M-C. (2005), « Responsible Care» et management durable: comportement volontaire ou réaction adaptative ? Généalogie et pratiques dans l'industrie chimique, 26ème Congrès de l'Association Francophone de comptabilité (AFC) : Comptabilité et Connaissances, Lille, France

L'industrie chimique a mis en place de longue date un programme de gestion et de prévention des risques dénommé "Responsible Care" (« Engagement de Progrès » en Français). Ce programme préfigure, même s'il ne le recouvre pas exactement, le thème du développement durable apparu au cours des années 1980. Au travers de la généalogie de cette pratique et de son utilisation au sein d'un grand groupe chimique français, l'article cherche à montrer que, contrairement à ce qui est avancé le plus souvent, les entreprises ne sont pas simplement en réaction face à des pressions extérieures. Elles agissent également de façon autonome de telle sorte qu'elles contribuent à façonner les attentes de la société. Un cadre théorique adapté des travaux d'Hopwood et de Miller est utilisé pour expliquer les phénomènes à l'oeuvre.

Chemical industry's managers have developed since mid-1970' a management and prevention risk policy named "Responsible Care". This policy was a first draft for a sustainable management even if these two concepts were not exactly synonymous. Through genealogy of this practice and its use in a large French chemical company, this paper asserts that, contrary to the common wisdom developed in research, companies don't simply react to stakeholders' pressures. Companies develop autonomously ways to protect their environment and so they contribute to change society expectations. A theoretical framework adapted from Hopwood and Miller' works is used to explain phenomenon we could observe.

Loison M-C., Berland N. (2005), "Responsible Care" and sustainable management: the double influence of society-management practices, 3ème Congrès de l' ADERSE( Association pour le Développement de l'Enseignement et de la Recherche) sur la Responsabilité Sociale de l'Entreprise, Lyon, France

Chemical industry's managers have developed since mid-1970' a management and prevention risk policy named "Responsible Care". This policy was a first draft for a sustainable management even if these two concepts were not exactly synonymous. Through genealogy of this practice and its use in a large French chemical company, this paper asserts that, contrary to the common wisdom developed in research, companies don't simply react to stakeholders' pressures. Companies develop autonomously ways to protect their environment and so they contribute to change society expectations. A theoretical framework adapted from Hopwood, Miller and Giddens' works is used to explain phenomenon we could observe.

L'industrie chimique a mis en place de longue date un programme de gestion et de prévention des risques dénommé "Responsible Care" (« Engagement de Progrès » en Français). Ce programme préfigure le thème du développement durable apparu au cours des années 1980. Au travers de la généalogie de cette pratique et de son utilisation au sein d'un grand groupe chimique français, l'article cherche à montrer que, contrairement à ce qui est avancé le plus souvent, les entreprises ne sont pas simplement en réaction face à des pressions extérieures. Elles agissent également de façon autonome de telle sorte qu'elles contribuent à façonner les attentes de la société. Un cadre théorique adapté des travaux d'Hopwood, de Miller et de Giddens est utilisé pour expliquer les phénomènes à l'oeuvre.

Berland N., Sponem S. (2005), Interactive budgetary control and management by objectives : evidence from a case study, International research conference for accounting educators, conférence internationale de l'enseignement et de la recherche en comptabilité, Bordeaux, France

Berland N. (2002), How can one manage without a budget ?, 23ème congrès de l'Association Française de Comptabilité, Toulouse, France

La remise en cause du processus budgétaire s'est intensifiée ces dernières années et a parfois conduit à la suppression du budget. Les premiers cas d'entreprise gérant sans budget peuvent être maintenant analysés afin de mieux comprendre les enjeux et le degré de nouveauté des pratiques à l'oeuvre. Au travers du cas d'une entreprise, nous proposons dans cet article, de faire ressortir les caractéristiques essentielles de « sa » gestion sans budget.

The budget process has been a subject of debate for many years and in some companies this has implied the suppression of budgetary control. The first examples of companies managing without budgets can now be studied in order to understand how new these ways of managing are. We're presenting in this paper a case study to explain some characteristics of the "beyond budgeting" process.

Berland N. (1996), Comptabilité et contrôle budgétaire en France : les exemples de Saint-Gobain et Péchiney 1930-1960, 17ème Congrès de l'Association Française de Comptabilité, Valenciennes, France

Le contrôle budgétaire qui se développe en France à partir de 1930 et surtout après 1945 entretient des relations contrastées avec la comptabilité. Si les comptables semblent les mieux placés pour développer cette technique dans les entreprises, les exemples de Saint-Gobain et Péchiney montrent paradoxalement leur faible implication, voire leur hostilité face à un outil dont ils comprennent mal l'utilité.

Budgetary control has developped in France since 1930. Because of their place in the firm, accoutants should have been the managers of this new tool. But both examples of Saint-Gobain and Pechiney show that relationships between accountants and budgetary control were unclear. Accountants were sometimes hostil in face of this practice the meaning of which they didn't understand.

Documents de travail

Berland N., Ponssard J-P., Saulpic O. (2006), Recurrent Attempts to Renovate Management Control Revisited through a Simons' Perspective, Cahiers du Laboratoire d'Econométrie, Palaiseau, Ecole Polytechnique, 15

On propose de caractériser un système de pilotage et de contrôle à partir de trois dimensions: l'implication des managers, la spécificité des outils, la relation avec le système d'incitation. Cette caractérisation constitue une extension directe de la typologie introduite par Simons (1995) pour distinguer entre contrôle interactif et contrôle diagnostic. Les tentatives récurrentes pour rénover le contrôle de gestion suite aux critiques sévères formulées par Kaplan et Johnson (1987) sont alors re- examinées. Les approches du type contrôle stratégique ou le management par la valeur apparaissent respectivement comme représentatives soit du contrôle interactif soit du contrôle diagnostic. Le cadre proposé permet de bien rendre compte des forces et faiblesses de ce type d'approches toujours très en vogue auprès des entreprises.

Three dimensions characterize a management control system: the nature of the involvement of operational managers, the degree of customization of the underlying tools and the relationship with the compensation policy. This characterization further formalizes the distinction between diagnostic and interactive control systems introduced by Simons (1995). It provides an interesting framework to discuss the recurrent attempts to renovate management control that followed the severe criticism of Johnson and Kaplan (1987). In this framework, information systems based on a strategic vision of the activity are representative of interactive control while value based management systems such as EVA are representative of diagnostic control. The strengths and weaknesses of each approach are discussed using the proposed taxonomy as a theoretical grid.

Berland N., Ponssard J-P., Saulpic O. (2005), Une typologie des systèmes de contrôle inspirée du cadre théorique de Simons, Cahiers du Laboratoire d'Econométrie, Ecole Polytechnique, 18

Simons (1995) a proposé de différencier les systèmes diagnostique et interactif selon la nature de l'engagement des responsables opérationnels. L'objet de cet article est d'introduire deux autres dimensions pour mieux différencier ces deux modes de contrôle : le caractère plus ou moins générique des systèmes informations et le degré plus ou moins objectif des systèmes d'incitations qui les accompagnent en pratique. Cette grille élargie apporte un nouvel éclairage sur les débats récurrents internes au contrôle de gestion depuis les travaux de Johnson et Kaplan (1987). En particulier elle permet de caractériser des outils tels que le balanced score card ou la mise en place d'indicateurs de création de valeur (EVA) comme représentatifs soit du contrôle interactif soit du contrôle diagnostique. Plutôt que d'opposer ces approches la grille proposée met alors en évidence leur nécessaire complémentarité.

The taxonomy extends the distinction between diagnostic and interactive control systems by adding two new dimensions to the one introduced by Simons (1995) which focuses on the nature of the involvement of operational managers. The first new dimension concerns the degree of specificity of the information system used by the control system. The second dimension concerns the degree of objectivity of the incentive system that is associated with the control system. This three dimensional taxonomy provides an interesting framework to discuss the recurrent attempts to renovate management control that followed the severe criticism of Johnson and Kaplan (1987). In this framework, the balanced score card would be representative of interactive systems while the value creation approaches such as EVA would be of diagnostic systems. Strengths and weaknesses of each approaches may then be discussed as the potential benefit associated with a joint parallel approach.

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