Curriculum vitae

Delacroix-Bastien Eva

Maître de conférences
DRM

Eva.DELACROIXping@dauphinepong.fr
Tel : 01 44 05 48 34
Bureau : A 125

Biographie

Enseignant-chercheur au sein de l’Université Paris-Dauphine, Eva Delacroix y enseigne le marketing et la communication. Ses recherches portent sur les consommateurs en situation de difficultés économiques et ont pour ambition d’identifier les stratégies de survie des ménages précaires face à la crise économique. Elles ont des implications aussi bien pour les entreprises soucieuses d’apporter des réponses aux marchés du bas de la pyramide, que pour les acteurs de terrain (associations) et les pouvoirs publics.

Publications

Articles

Delacroix E., Guillard V. (2012), Superstition: Definition and Measure, Revue française du marketing, 239, p. 29-53

Cet article présente le développement et la validation d'une échelle multidimensionnelle de la superstition (EMS). La superstition y est appréhendée comme une variable stable de la personnalité qui comprend trois dimensions distinctes : l'adhésion à des croyances superstitieuses populaires, le pessimisme superstitieux et les rituels de pensée magique propres à chaque individu. Au terme de trois études qualitatives exploratoires et de trois collectes de données (n= 889), nous en proposons une mesure fiable et valide dont les effets sur certaines situations de consommation ont été démontrés.

This article documents the development and validation of a multidimensional superstition scale (MSS). Superstition is conceptualized as a three dimension personality trait: belief in culturally shared superstitions, superstitious pessimism and magical thinking rituals. We carried out three exploratory studies and three quantitative data collections (n=889) in order to propose a reliable and valid scale whose effects on several consumption contexts have been demonstrated.

Darpy D., Guillard V., Delacroix E. (2011), Le radin : économe, avare ou malin ?, Revue Management et Avenir, 7, 47, p. 79-97

Cet article s'intéresse à une caractéristique personnelle peu étudiée dans la littérature en marketing : la radinerie ou le fait de dépenser le moins d'argent possible en l'absence de difficultés financières. Au travers d'une démarche qualitative reposant sur des entretiens avec des radins et des conjoints de radins et sur l'analyse de conversations sur des forums de discussion sur Internet, nous décrivons et distinguons trois profils de radins : les économes, les avares et les consommateurs malins. Nous concluons avec des recommandations managériales propres à chacun de ces profils.

This article deals with an individual characteristic that has been poorly documented in the marketing literature: miserliness or spending avoidance despite the absence of financial problems. A qualitative methodology based on individual interviews with tightwads and tightwads partners, as well as an analysis of forum discussions on the web, helped us describe three diffiérent types of misers: the frugal, the tightwad and the smart shoppers. We conclude with specifie profile-related managerial recommendations.

Delacroix E., Jourdan P. (2007), La tendance à regretter du consommateur : validation d'une échelle de mesure, Recherche et Applications en Marketing, 22, 1, p. 25-44

Cet article présente le développement et la validation d'une échelle de mesure en 6 items de la tendance à regretter du consommateur (TRC). La TRC, définie comme la propension de certains individus à regretter leurs décisions d'acheter ou de ne pas acheter un produit ou un service, est conceptualisée comme un trait de personnalité situationnel dans un modèle hiérarchique de la personnalité (modèle 3M). Au terme d'une étude qualitative (n=35) s'appuyant sur la méthode des incidents critiques et de 8 collectes de données (n = 3257), nous en proposons une mesure fiable et valide en deux dimensions, utile pour les praticiens du marketing direct ou les publicitaires.

This article presents the development and the validation of a 6 item Consumer Tendency to Regret (CTR) measurement scale. CTR is conceptualized as a situational personality trait in Mowen's 3M hierarchical personality model, and is defined as the propensity to experience regret following a decision to buy or not to buy. A qualitative inquiry (n=35) based on critical incidents followed by 8 data collections lead us to conclude to the fair reliability and validity of the two dimensions measurement scale, useful both for practioners of direct marketing and advertisers.

Delacroix E., Galtier V. (2005), Le groupe est-il plus creatif que l'individu isolé ? Le cas du brainstorming : 1953-2003, cinquante ans de recherche, Revue Management et Avenir, 2, 4, p. 71-86

Le brainstorming est une technique de créativité de groupe. L'hypothèse sous-jacente de cette technique est que la dynamique de groupe engendre la créativité. Plusieurs travaux ont pourtant, de manière surprenante, démontré l'infériorité créative du groupe par rapport à la somme des individus isolés. Ces recherches seront présentées, critiquées. Des voies de recherche seront identifiées.

Research has shown that individuals produce fewer ideas in interactive brainstorming groups than when brainstorming alone.The aim of this article is to present and criticize the literature on brainstorming.We also identify implications for future research.

Ouvrages

Delacroix E., Debenedetti A., Sabri O. (2014), Marketing, Paris?, Dunod, VIII-179 p.

Les thèmes essentiels du marketing en 40 Fiches synthétiques, claires et structurées. Chaque fiche peut être étudiée séparément. Chaque thème est introduit par un mini encadré (Point clé) et clôturé par "L'oeil du professionnel" qui donne un éclairage professionnel sur les notions présentées dans la fiche. Cette 2e édition constitue un outil indispensable pour acquérir les notions de base du marketing.

Benoît-Moreau F., Delacroix E., De Lassus C. (2011), Communication marketing, Paris, ?Dunod, 153 p.

Communications

Delacroix E., Guillard V. (2012), "I hope this seller won't talk to me !" : social anxiety and the influence of verbal intimacy on the intention to return to a store, 28ème Congrès International de l'Association Française du Marketing (AFM), Brest, France

Cet article montre que les consommateurs socialement anxieux fuient une trop grande relation de proximité avec les commerçants. Une expérimentation (n=102) montre que les consommateurs souffrant d'anxiété sociale jugent les conversations anodines avec les commerçants plutôt agréables que les conversations personnelles, alors que les consommateurs non-anxieux sociaux préfèrent au contraire les conversations personnelles aux conversations anodines. La recherche montre également que l'intention de revenir dans le point de vente est moindre chez les anxieux sociaux que chez les non-anxieux sociaux, et ceci même dans le cas d'une conversation anodine.

This article demonstrates that socially anxious consumers avoid close relationships with merchants. An experimental approach (n=102) shows that socially anxious consumers prefer small talk with merchants rather than intimate conversations, whereas non-socially anxious consumers prefer intimate conversations rather than small talk. The results also show that the intention to return the store is lower among socially anxious subjects than among non-socially anxious ones, even in the small talk condition.

Guillard V., Delacroix E. (2012), « J'espère que ce commerçant ne me parlera pas ! » Influence de l'anxiété sociale sur la fidélité au point de vente, EMAC : 41st annual conference, Lisbonne, Portugal

Cet article montre que les consommateurs socialement anxieux fuient une trop grande relation de proximité avec les commerçants. Une expérimentation (n=102) montre que les consommateurs souffrant d'anxiété sociale jugent les conversations anodines avec les commerçants plutôt agréables que les conversations personnelles, alors que les consommateurs non-anxieux sociaux préfèrent au contraire les conversations personnelles aux conversations anodines. La recherche montre également que l'intention de revenir dans le point de vente est moindre chez les anxieux sociaux que chez les non-anxieux sociaux, et ceci même dans le cas d'une conversation anodine.

This article demonstrates that socially anxious consumers avoid close relationships with merchants. An experimental approach (n=102) shows that socially anxious consumers prefer small talk with merchants rather than intimate conversations, whereas non-socially anxious consumers prefer intimate conversations rather than small talk. The results also show that the intention to return the store is lower among socially anxious subjects than among non-socially anxious ones, even in the small talk condition

Delacroix E., Guillard V. (2010), Are you morningness or eveningness? Understanding the tendency to be morningness or eveningness and influence in the consumer behavior, 26ème Congrès de l'AFM, Le Mans, France

Cet article a pour objectif de 1) comprendre la tendance des consommateurs à être du matin ou du soir et 2) voir l'influence de cette tendance sur leurs comportements de consommation. Une étude exploratoire (N= 10) doublée d'une étude quantitative (N= 112) ont permis de développer une échelle bidimensionnelle de la tendance à être du matin/soir et de montrer l'influence de cette tendance sur la consommation de services utilitaires (faire les courses, appeler un plombier, aller chez le médecin par exemple) et récréatifs (aller au cinéma, faire du sport par exemple). Les implications managériales de cette recherche seront discutées.

This article aims at understanding consumers' morningness or eveningness orientation. A qualitative study (N=10) among consumers added with a quantitative study (N=130) aimed at developing a scale. These studies show that the tendency to be a morning/evening person influence constrained consumption (shopping, to go to the doctor for example) as well as recreational activities (to go to the cinema, to practice sport for example). Managerial implications will be discussed.

Delacroix E., Guillard V. (2010), Are You An Early Bird Or A Night Owl? Why Are Diurnal Types Relevant For Marketing?, 39th European Marketing Academy Conference (EMAC), Copenhague, Danemark

Guillard V., Delacroix E. (2009), Consumer's superstition: definition, measure and impact in consumer behavior, 25ème congrès de l'AFM (Association Française de Marketing), Londres, Royaume-Uni

Connaître et identifier les consommateurs superstitieux permet aux entreprises de ne pas proposer une offre contraire aux pratiques superstitieuses des consommateurs. Une étude exploratoire doublée d'entretiens semi directifs en profondeur et quatre collectes de données auprès de consommateurs (N = 484) ont permis de proposer une définition de la superstition, d'identifier les superstitions du consommateur et de développer une échelle les mesurant. Une dernière étude (N=119) montrera l'impact de cette variable sur le comportement du consommateur dans différentes situations d'achat.

Knowing and identifying superstitious consumers enable firms to propose products or services which are not opposite to the superstitious practices of consumers. An exploratory study; 10 interviews and 4 collects of data (N = 484) were conducted in order to both identify the dimensions of superstition and build a scale that measures consumer's superstition. A last study (N=119) shows that superstitious practices influence the buying behavior of consumer.

Mérigot P., Delacroix E. (2008), Une étude exploratoire de l'effet de préférence pour les lettres du nom : SEBastien préfère-t-il SEB ?, 24ème Congrès International de l'Association Française du Marketing, Vincennes, France

Le Name Letter Effect (NLE) désigne la préférence d'un individu pour les lettres de son nom, notamment ses initiales. Il s'inscrit dans la théorie de l'égotisme implicite, selon laquelle les préférences pour des objets faisant référence à soi est susceptible d'influencer les attitudes et les choix. Cette recherche, de nature exploratoire, propose d'abord un état de l'art sur le NLE et ses conséquences sur les préférences pour des marques partageant des lettres avec le nom. Trois études permettent de 1) répliquer l'effet de préférence pour les lettres du nom, 2) montrer que la préférence pour les lettres du nom peut influencer la préférence pour une marque similaire au nom 3) montrer que cette préférence ne s'observe que lorsque la marque est fortement similaire au prénom et lorsque l'évaluation se fait de manière spontanée

Delacroix E., Guillard V. (2008), Understanding, defining and measuring the trait of superstition, IAREP/SABE World Meeting, Rome, Italie

Superstitious beliefs influence a wide range of decisions and activities in the everyday life. Yet, superstition has received little attention in the consumer behaviour literature, which is surprising since superstitious behaviours are found in numerous related domains, such as sports (Schippers & Lange, 2006), gambling or travelling. In the psychological and sociological literature, there is no consensus regarding the definition and measure of superstition (Mowen & Carlson, 2003). For some authors, superstition includes all types of paranormal beliefs (i.e. religion, astrology...) which we think are not relevant for superstition construct. Other authors have a very narrow definition of superstition restricting it to popular beliefs such as (black cats bring bad luck; if you break a mirror, you will have bad luck; the number 13 is unlucky"). The aim of this research is threefold: (1) to better define the superstition construct (2) to develop a scale that measures superstition and (3) to discuss the interest of superstition for marketing. An exploratory qualitative study allowed us to define superstition as "beliefs and/or practices that have no religious nor scientific foundations and which lead people to think that certain facts (external events or one's own actions), or objects can bring good or bad luck, or be signs announcing positive or negative consequences". Three quantitative data collections helped us develop a scale that contains 27 items and 5 dimensions (good fortune popular beliefs a = 0,84 ; misfortune popular beliefs a = 0,85 ; belief in destiny a = 0,83 ; magical thinking a = 0,86 ; defensive pessimism a = 0,67). Finally, the article concludes on future research and how the superstition construct could help explain irrational decision making.

Delacroix E. (2004), Consumer tendency to regret: evidence for individual differences in the experience of regret, 33rd Annual Conference of the European Marketing Academy, Murcia, Espagne

Regret is defined as the painful emotion that is experienced when a consumer realizes that the outcome he or she experiences as a consequence of a purchase decision is worse than the outcome he could have experienced had he chosen differently. The scientific studies on regret have provided useful information on the antecedents and consequences of regret. But except for a few studies, none of these works have analyzed individual differences in the propensity to regret one's decisions. In the present research, we argue that some people regret their decisions more often than others. We conceptualize and measure this individual difference as a personality trait, calling it Consumer Tendency to Regret (CTR) and explore its links with several personality and demographic variables.

Delacroix E. (2002), Experiencing regrets after a purchase decision: evidence for individual differences, 31st EMAC Annual Conference 2002, Braga, Portugal

Delacroix E. (2002), Experiencing regrets after a purchase decision: evidence for individual differences, International Association for Research in Economic Psychology, Turku, Finlande

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