Curriculum vitae
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Guillard Valérie

Maître de conférences
DRM

Valerie.GUILLARDping@dauphinepong.fr
Tel : 01 44 05 47 09
Bureau : A109

Biographie

Docteur en science de gestion, Valérie Guillard est Maître de Conférences HDR à l’université Paris-Dauphine. Ses recherches portent sur la psychologie du consommateur, sur les pratiques des consommateurs à l’égard des objets de seconde main mais aussi sur le gaspillage, thème sur lequel elle coordonne un contrat de recherche financé par l’ADEME. Elles sont publiées dans différentes revues comme Recherche et Applications Marketing, Décisions Marketing, Économie et Société, Esprit, Journal of Consumer Research, Journal of Macromarketing, Research and Consumer Behavior.

Publications

Articles

Guillard V., Johnson G. (2015), « New for old? » : A study of consumer responses to take back programs, Décisions Marketing, 78, p. 29-44

L'objectif de cet article est d'étudier les réactions des consommateurs à l'égard des offres de reprise des vieux objets proposées par les enseignes. Contraintes à l'origine par des réglementations environnementales, ces offres ont évolué pour devenir des outils promotionnels à part entière. Elles ne consistent plus seulement à racheter les objets possédés mais également à diminuer le prix d'achat des nouveaux produits via un bon d'achat et/ou à redonner les objets collectés à des associations caritatives. L'analyse de 23 entretiens confirme et enrichit la littérature sur la reprise en montrant que les réactions des consommateurs dépendent i) d'une comparaison entre les coûts et les bénéfices attribués à de tels programmes ; ii) de la prise en compte ou non de la valeur résiduelle des objets rapportés et iii) d'une analyse critique des incitations proposées. Les implications pour les décideurs des organisations marchandes et non marchandes sont discutées.

This article examines consumer reactions to retailers' take-back programs. Originally mandated by environmental regulations, these programs (which allow customers to return old objects) have become fully-fledged promotional tools. They no longer merely focus on "repurchasing" old objects. They now include a vast array of offers, such as discounts on new products (via vouchers) and/or the transfer of the collected objects to charitable organizations. An analysis of 23 interviews confirms and extends existing literature on take-back programs. We show that consumers' reactions depend on i) a comparison between the costs and the benefits attributed to such programs; ii) the retailer's (non-) acknowledgement of the residual value of the items brought back; and iii) a critical analysis of what is offered. Implications for managers of businesses and non-profit organizations are discussed.

Monjaret A., Guillard V. (2014), Objets bureaucratisés, objets domestiqués ? La fabrique ordinaire de la séparation entre le domicile et le travail, Socio-anthropologie, 30, p. 45-62

Dion D., Sabri O., Guillard V. (2014), Home Sweet Messy Home: Managing Symbolic Pollution, Journal of Consumer Research, 41, 3, p. 565-589

Hanging up our coat, tidying our desk, classifying our books, what meanings do these mundane practices convey? Extending Mary Douglas's work, this article investigates tidiness from the angle of symbolic pollution. Based on photo-elicitation, it shows that, similarly to symbolic pollution described at a macro-social level, tidiness depends on two conditions, namely, a set of classifications and the dangerous transgression of these classifications. However, at a micro-social level, individuals negotiate boundaries between classifications in order to cope with symbolic pollution. Consumers define their domestic classifications through a juxtaposition of micro-practices, which does not necessarily create a hierarchically ordered system but which enables these consumers to avoid anomalies and transgressions. Furthermore, respondents are willing to break tidiness rules on specific occasions because the danger-beliefs associated with transgression are context-dependent. This analysis of tidiness gives new insights into materiality, emphasizing the cultural meaning of ordering one's possessions.

Guillard V., Roux D. (2014), Macromarketing Issues on the Sidewalk: How "Gleaners" and "Disposers" (Re)Create a Sustainable Economy, Journal of Macromarketing, 34, 3, p. 291-312

The aim of this research is to show that though French public policy advocates sustainable development, it unwittingly deters non-institutionalized sustainable practices. To illustrate this paradox, this research focuses on bulky item collection and the urban gleaning to which it gives rise. A qualitative study shows that urban gleaning comes into conflict with the hygiene norm that pre-exists concerns about sustainability. To ease these tensions and authorize themselves to glean, gleaners draw on a repertoire of justifications around sustainability that condemns waste and attributes altruistic intentions to disposers. In turn, to put their items out on the sidewalk, disposers must negotiate tensions in relation both to the hygiene norm (not polluting public space) and to the sustainability norm (not throwing away items that could still be used by other people). To justify their act, disposers construct an image of gleaners, to whom they can "pass on" their possessions. This double process appears to create a new form of sustainable circulation through which objects are redistributed and which has important implications for macromarketing.

Guillard V., Roux D. (2014), From poverty to eccentricity: gleaning as a revealing evidence of the margins of consumption, Economies et sociétés. Série KC, Economie de l'Entreprise. Etudes critiques en management, 48, 3, p. 117-142

Alors qu'une proportion non négligeable de Français (38 %) dit avoir récupéré des objets jetés ou déposés sur les trottoirs, l'objectif de cet article est de mieux comprendre en quoi certaines pratiques de glanage choisi (versus de nécessité) d'objets les jours d'encombrants participent à révéler des formes de marginalité assumée plutôt que de pauvreté. Sur la base d'une étude qualitative menée auprès de 21 glaneurs et non-glaneurs, les résultats montrent que la pratique du glanage interroge d'abord le fait d'être pauvre (ou de se sentir pauvre) et nécessite de fournir des justifications pour s'autoriser à prendre des objets normalement collectés par les services municipaux. Ils dévoilent ensuite les critiques du système marchand sur lesquelles s'appuient les glaneurs, relatives i/ à la valeur, ii/ aux objets jetés, iii/ aux circuits d'approvisionnement conventionnels et iv/ à l'idée de pauvreté relue à l'aune d'un regard réflexif sur la consommation.

While a significant proportion of French people (38%) reports having recovered objects thrown away or deposited on the sidewalk, the objective of this article is to provide a better understanding of how certain practices of gleaning bulky objects (freely decided rather than dictated by necessity) help reveal forms of assumed marginality rather than poverty. Based on a qualitative study of 21 gleaners and non-gleaners, the findings show that the practices of gleaning first question the fact of being poor (or to feel poor) and require informants to find justifications to allow themselves to take objects that are normally collected by municipal services. They then reveal the critics of the market system on which gleaners rely regarding i / the value, ii / the thrown objects, iii / conventional supply chains and iv / the idea of poverty that is re-examined within a reflexive lens about consumption.

Delacroix E., Guillard V. (2012), Superstition: Definition and Measure, Revue française du marketing, 239, p. 29-53

Cet article présente le développement et la validation d'une échelle multidimensionnelle de la superstition (EMS). La superstition y est appréhendée comme une variable stable de la personnalité qui comprend trois dimensions distinctes : l'adhésion à des croyances superstitieuses populaires, le pessimisme superstitieux et les rituels de pensée magique propres à chaque individu. Au terme de trois études qualitatives exploratoires et de trois collectes de données (n= 889), nous en proposons une mesure fiable et valide dont les effets sur certaines situations de consommation ont été démontrés.

This article documents the development and validation of a multidimensional superstition scale (MSS). Superstition is conceptualized as a three dimension personality trait: belief in culturally shared superstitions, superstitious pessimism and magical thinking rituals. We carried out three exploratory studies and three quantitative data collections (n=889) in order to propose a reliable and valid scale whose effects on several consumption contexts have been demonstrated.

Guillard V., Pinson C. (2012), Comprendre et identifier les consommateurs qui ont tendance à "tout" garder, Recherche et applications en marketing, 27, 3, p. 57-79

Les consommateurs doivent fréquemment prendre une décision concernant des produits encore utilisables mais dont ils n'ont plus l'utilité et qui ne valent pas, à leurs yeux, la peine d'être revendus. Cet article montre que certains consommateurs ont tendance à les garder au lieu de s'en débarrasser. Deux études qualitatives et neuf études quantitatives ont permis d'analyser ce comportement récurrent et de proposer une échelle de tendance à « tout » garder composée de quatre dimensions (instrumentale, sociale, économique et sentimentale). Nous montrons que cette tendance peut être un frein lors du processus de remplacement des produits : un consommateur qui a tendance à « tout » garder risque de repousser cette décision de remplacement s'il ne sait pas quoi faire du produit remplacé.

Guillard V., Del Bucchia C. (2012), "How About Giving My Things Away Over The Internet?" When Internet Makes It Easier To Give Things Away, Advances in Consumer Research, 40, p. 630-631

Cet article s'intéresse au sens du don quand il se passe en ligne, via des sites de don d'objets à des étrangers. De récentes recherches ont souligné les difficultés à donner et recevoir. L'apport de cette recherche est de montrer comment ces sites de don, qui grâce à internet permettent de rencontrer un receveur étranger, résolvent les tensions du don aux proches et aux associations caritatives.

The present article looks at the meaning of gift-giving when it is performed via free online recycling websites. Underpinned by research on the difficulties inherent to giving, our paper illustrates how these websites remove the difficulties inherent in giving to kith, kin or to charities.

Darpy D., Guillard V., Delacroix E. (2011), Le radin : économe, avare ou malin ?, Revue Management et Avenir, 7, 47, p. 79-97

Cet article s'intéresse à une caractéristique personnelle peu étudiée dans la littérature en marketing : la radinerie ou le fait de dépenser le moins d'argent possible en l'absence de difficultés financières. Au travers d'une démarche qualitative reposant sur des entretiens avec des radins et des conjoints de radins et sur l'analyse de conversations sur des forums de discussion sur Internet, nous décrivons et distinguons trois profils de radins : les économes, les avares et les consommateurs malins. Nous concluons avec des recommandations managériales propres à chacun de ces profils.

This article deals with an individual characteristic that has been poorly documented in the marketing literature: miserliness or spending avoidance despite the absence of financial problems. A qualitative methodology based on individual interviews with tightwads and tightwads partners, as well as an analysis of forum discussions on the web, helped us describe three diffiérent types of misers: the frugal, the tightwad and the smart shoppers. We conclude with specifie profile-related managerial recommendations.

Guillard V. (2011), The consumers who keep objects when they do not have any use for them, Décisions Marketing, 62, p. 57-65

Cet article s'intéresse aux consommateurs qui gardent des objets alors qu'ils n'en ont plus l'utilité. Deux raisons expliquent leur comportement: 1) des raisons matérielles (ils ont de la place et ne se posent pas la question de s'en débarrasser ; ils ne savent pas ce qu'ils peuvent en faire ou méconnaissent le recours à certaines solutions ; ils se voient refuser leurs objets par les associations ; ils veulent uniquement garder une « partie » de l'objet ce qui nécessite de lourdes manipulations) et 2) des raisons psychologiques (ils sont attachés aux objets ; ils craignent d'en avoir besoin un jour ou encore ils se sentent coupables de s'en séparer) qui se manifestent concrètement par la « flemme » de faire du tri ou par de vaines tentatives de s'en séparer. Les implications managériales qui découlent de ce comportement sont envisagées.

Ouvrages

Darpy D., Guillard V. (2016), Comportements du consommateur, Malakoff, Dunod

Illustré d'études de cas, ce document expose les principaux concepts permettant de décrire et de comprendre le comportement des consommateurs, afin de prendre les meilleures décisions marketing : besoins, implications, apprentissage et mémorisation, persuasion, émotions, expériences et comportements d'achat et de consommation, caractéristiques socio-économiques du consommateur, etc

Guillard V. (2013), Garder à tout prix : décryptage d'une tendance très tendance, Paris?, Vuibert, XI-147 p. p.

Nous connaissons tous des personnes qui gardent un tas d'objets alors quelles n'en ont plus l'utilité. Elles déploient, pour les conserver, une infinité de stratégies : location d'espaces de rangement, accumulation de cartons au grenier comme à la cave, annexion du garage d'un proche ou des parties communes d'un immeuble... Les magazines ne sont d'ailleurs pas avares de bons plans pour stocker toujours plus ou optimiser le rangement. Cet essai passe les motivations profondes des « gardeurs » au crible d'une analyse qui relève tout autant de la sociologie que de la psychologie et du marketing. Il révèle une tendance récente, courante mais paradoxalement peu connue, véritable reflet d'une société de consommation tiraillée entre l'accumulation à outrance et le rejet du gaspillage.

Direction d'ouvrages

Guillard V. (2014), Boulimie d'objets, l'être et l'avoir dans nos sociétés, Louvain-la-Neuve, De Boeck, 213 p.

Ce livre s'intéresse autant au caractère compulsif de la boulimie d'objets de ceux qui gardent « tout » qu'au raisonnement logique du collectionneur. Il analyse les enjeux sociaux, politiques, individuels ou économiques de ce phénomène dans nos sociétés, analyse qui relève autant de la sociologie, de l'anthropologie, de l'histoire, de la psychologie, de la philosophie que du marketing. Le constat de Valérie Guillard est le suivant : l'accumulation d'objets s'observe partout, au domicile, pendant le temps de transport pour se rendre au travail, au supermarché, dans l'entreprise, dans l'art, etc. Ce besoin d'objets est prégnant, que l'individu soit consommateur, héritier, artiste, travailleur ou encore simple personne passionnée par les objets. Pourquoi une telle boulimie d'objets à l'heure du digital, de la mobilité, du contexte de crise économique et du développement durable ? Son analyse montre que l'accumulation peut servir à délimiter un « territoire minimal » à l'intérieur duquel les individus vont se constituer les preuves de leur propre existence. Les frontières de ce territoire sont néanmoins poreuses : en dépit de ses vertus, l'accumulation devient une source de tension dès lors que le besoin d'avoir entre en conflit avec, notamment, les injonctions du développement durable et son prolongement, la simplicité volontaire, l'économie collaborative, autrement dit la substitution de la possession par l'usage.

Chapitres d'ouvrage

Guillard V. (2012), L'émergence de nouvelles entreprises pour gérer les objets d'occasion : quels enjeux ?, in Pezet A., Nogatchewsky G., Dauphine Recherches en Management (DRM) . (dir.), L'état des entreprises 2013, Paris, La Découverte, p. 23-34

Guillard V., Del Bucchia C. (2012), When Online Recycling Enables Givers to Escape the Tensions of the Gift Economy, in Belk R., Askegaard S., Scott L. (eds), Bingley (UK), Emerald, p. 47-65

Purpose - The present article explores a relatively new way for consumers to dispose of items they no longer use, namely free recycling websites. Online recycling is based on an encounter with an unknown recipient to give something away 'in person'. Methodology - A phenomenological approach was used to understand the meaning of giving through free recycling websites. Placing the focus on the donor's perspective, we analysed Internet postings and conducted 27 in-depth interviews. Findings - Our research shows that (1) when the object is given, the online giver is less concerned about the risk of refusal, since the recipient has deliberately made the choice to take the item; (2) when the item is received, the encounter with the recipient removes the anonymity of charities and (3) in return, the encounter with the recipient offers the giver acknowledgement for the gesture without committing them to a relationship with the recipient in the way a gift to kith or kin might do. Research implications - While former literature has highlighted certain tensions in the gift economy, this study shows how free recycling websites can help to alleviate such tensions. Social implications - The research highlights how this system of object disposition enhances social interactions between two strangers that share an interest in the same object. Originality - The article shows how this new form of gift-giving relationship is both rewarding and liberating: it is rewarding thanks to the interaction with the recipient (unlike donations to charities) without necessarily creating a bond of dependence (unlike giving to someone you know).

Communications

Roux D., Guillard V. (2014), The sidewalk as heterotopia: exploring a new contemporary utopia in consumption, 13th International Marketing Trends Conference, Venise, Italie

Cet article a pour objectif de confronter le concept d'hétérotopie de Foucault (2001) - lieu physique d'une utopie - à un « nouveau » lieu de distribution d'objets d'occasion, informel et non institutionnalisé comme tel : le trottoir lors des jours d'encombrants. Une enquête qualitative constituée de 17 entretiens auprès de glaneurs urbains d'objets montre que ce lieu peut être révélateur de certaines utopies contemporaines. En reprenant les six traits distinctifs d'une hétérotopie, nous montrons que le trottoir 1) est à la fois une hétérotopie de crise et de déviation ; 2) a changé de fonction en étant désormais un lieu d'approvisionnement ; 3) est une juxtaposition de lieux, lieux de passage et d'approvisionnement, mais également d'histoires personnelles via celles des objets, voire de rencontres ; 4) est une hétérochronie, c'est à dire un moment qui suspend le temps et les pratiques traditionnelles ; 5) est un espace fermé entre le glaneur et le regard d'autrui réel et imaginé et 6) a une fonction d'approvisionnement mais aussi de dénonciation du système de consommation. Le concept d'hétérotopie souligne l'intérêt d'une meilleure prise en compte de l'espace dans le champ de la consommation, pas seulement en tant que lieu pris comme unité d'analyse, mais aussi sous la forme du dialogue que ces « contre-emplacements » entretiennent avec les formes conventionnelles qu'ils contestent.

This article aims to confront Foucault's (2001) concept of heterotopia (2001) - the physical location of an utopia - with a "new, "informal and non-institutionalized retail space for gleaning second hand items : the sidewalk during the time of bulky item collection. A qualitative survey conducted with 17 urban gleaners shows that this place may be indicative of some contemporary utopias. Drawing on six distinctive features that define an heterotopia, we show that the sidewalk 1) is both an heterotopia of crisis and deviation; 2) changed function over time in becoming now a place for provisioning; 3) is a juxtaposition of different places, places of transit and supply, but also of personal stories via those of objects and/or encounters; 4) is an heterochrony, i.e. a moment that suspends time and traditional practices; 5) is a closed space between the gleaner and the real and imagined gaze of the other; and finally 6) has a function of supply, but also of denounciation of the consumption system. The concept of heterotopia finally underscores the importance of space in the field of consumption, not only with places being the unit of the analysis, but also in the form of dialogics that these "counter-sites" maintain with more conventional forms.

Guillard V. (2013), What Makes A Hoarder Decide To Give Things Away To Charity?, European Marketing Academy 42th Annual Conference - EMAC 2013, Istanbul, Turquie

The present study attempts to understand what makes hoarders agree to give their unwanted possessions away to charity. Our findings indicate that it is important for hoarders 1) to know the profile of the end-recipient ("who is the item going to?") and 2) to be able to assess the legitimacy of the end-recipient's needs (will the items go to "the right people?"). Charities tend not to disclose such information, limiting hoarders' trust in them. Our results extend current knowledge on deterrents to charitable giving by showing the negative impact of lack of communication regarding what becomes of the donated items.

Delacroix E., Guillard V. (2012), "I hope this seller won't talk to me !" : social anxiety and the influence of verbal intimacy on the intention to return to a store, 28ème Congrès International de l'Association Française du Marketing (AFM), Brest, France

Cet article montre que les consommateurs socialement anxieux fuient une trop grande relation de proximité avec les commerçants. Une expérimentation (n=102) montre que les consommateurs souffrant d'anxiété sociale jugent les conversations anodines avec les commerçants plutôt agréables que les conversations personnelles, alors que les consommateurs non-anxieux sociaux préfèrent au contraire les conversations personnelles aux conversations anodines. La recherche montre également que l'intention de revenir dans le point de vente est moindre chez les anxieux sociaux que chez les non-anxieux sociaux, et ceci même dans le cas d'une conversation anodine.

This article demonstrates that socially anxious consumers avoid close relationships with merchants. An experimental approach (n=102) shows that socially anxious consumers prefer small talk with merchants rather than intimate conversations, whereas non-socially anxious consumers prefer intimate conversations rather than small talk. The results also show that the intention to return the store is lower among socially anxious subjects than among non-socially anxious ones, even in the small talk condition.

Guillard V., Delacroix E. (2012), « J'espère que ce commerçant ne me parlera pas ! » Influence de l'anxiété sociale sur la fidélité au point de vente, EMAC : 41st annual conference, Lisbonne, Portugal

Cet article montre que les consommateurs socialement anxieux fuient une trop grande relation de proximité avec les commerçants. Une expérimentation (n=102) montre que les consommateurs souffrant d'anxiété sociale jugent les conversations anodines avec les commerçants plutôt agréables que les conversations personnelles, alors que les consommateurs non-anxieux sociaux préfèrent au contraire les conversations personnelles aux conversations anodines. La recherche montre également que l'intention de revenir dans le point de vente est moindre chez les anxieux sociaux que chez les non-anxieux sociaux, et ceci même dans le cas d'une conversation anodine.

This article demonstrates that socially anxious consumers avoid close relationships with merchants. An experimental approach (n=102) shows that socially anxious consumers prefer small talk with merchants rather than intimate conversations, whereas non-socially anxious consumers prefer intimate conversations rather than small talk. The results also show that the intention to return the store is lower among socially anxious subjects than among non-socially anxious ones, even in the small talk condition

Sabri O., Dion D., Guillard V. (2011), When Possessions become Impure: Tabouization of Untidiness, 6th Workshop on Interpretive Consumer Research, Odense, Danemark

Guillard V., Monnot E. (2010), Understanding consumers' motivations and restraints towards reselling online objects which can still be used but they do not use anymore, 26ème Congrès de l'AFM, Le Mans, France

Cet article a pour objectifs de comprendre les motivations et freins des consommateurs à utiliser Internet pour revendre des objets encore utilisables mais dont ils n'ont plus l'utilité et d'en dégager des profils de consommateurs. Deux focus groups et dix-neuf entretiens semi- directifs ont permis d'identifier neuf profils de consommateurs selon leurs motivations et leurs pratiques : les cupides, les ascètes et les pratiques (motivations utilitaires) ; les joueurs (motivations hédoniques) ; les nostalgiques et les fiers (motivations symboliques). Parmi les non-utilisateurs d'Internet pour la revente d'objets se trouvent les réfractaires incompétents et les réfractaires moraux. Les mécanismes de chacune des motivations identifiées sont analysés à l'aune de la littérature et les implications de cette recherche sont discutées.

This paper aims at having a better understanding of consumers' motivations and restraints towards reselling online objects which can still be used but they do not use anymore and at defining a typology of these consumers. Two focus groups and nineteen semi-directive interviews were conducted. The results show that nine profiles of consumers can be identified according to their motivations and online resale practices: greedy, ascetic and convenient consumers (utilitarian motivations); players (hedonic motivations); nostalgic and proud consumers (symbolic motivations). Among consumers who do not use Internet to resell objects, we find incompetent and moral resistant consumers. Mechanisms of every motivation are analysed thanks to the literature and the implications of this research are discussed.

Delacroix E., Guillard V. (2010), Are you morningness or eveningness? Understanding the tendency to be morningness or eveningness and influence in the consumer behavior, 26ème Congrès de l'AFM, Le Mans, France

Cet article a pour objectif de 1) comprendre la tendance des consommateurs à être du matin ou du soir et 2) voir l'influence de cette tendance sur leurs comportements de consommation. Une étude exploratoire (N= 10) doublée d'une étude quantitative (N= 112) ont permis de développer une échelle bidimensionnelle de la tendance à être du matin/soir et de montrer l'influence de cette tendance sur la consommation de services utilitaires (faire les courses, appeler un plombier, aller chez le médecin par exemple) et récréatifs (aller au cinéma, faire du sport par exemple). Les implications managériales de cette recherche seront discutées.

This article aims at understanding consumers' morningness or eveningness orientation. A qualitative study (N=10) among consumers added with a quantitative study (N=130) aimed at developing a scale. These studies show that the tendency to be a morning/evening person influence constrained consumption (shopping, to go to the doctor for example) as well as recreational activities (to go to the cinema, to practice sport for example). Managerial implications will be discussed.

Delacroix E., Guillard V. (2010), Are You An Early Bird Or A Night Owl? Why Are Diurnal Types Relevant For Marketing?, 39th European Marketing Academy Conference (EMAC), Copenhague, Danemark

Guillard V. (2010), Consumers' Tendency To Keep Objects: Definition And Measure, 39th European Marketing Academy Conference (EMAC), Copenhague, Danemark

Guillard V. (2009), « Et si je les donnais via Internet ? » Étude des motivations des consommateurs à utiliser Internet pour donner des objets encore utilisables mais dont ils n'ont plus l'utilité, 14èmes Journées de Recherche en Marketing de Bourgogne (JRMB) - DISTRIBUTION, ACHAT, CONSOMMATION Produits, services, culture, loisirs, tourisme, Dijon, France

Nous explorerons ici les motivations des consommateurs à utiliser Internet pour donner des objets encore utilisables mais dont ils n'ont plus l'utilité. Deux focus groups ainsi que dix-sept entretiens semi directifs ont permis de comprendre que les consommateurs utilisent Internet pour donner des objets par 1) idéologie ; 2) praticité ; 3) « vengeance » vis-à-vis des associations caritatives qui leur ont refusé des objets et 4) besoin de rencontrer le futur bénéficiaire des objets. Si certains consommateurs refusent d'utiliser les sites de don, c'est par 1) ignorance de leur existence ou de leur fonctionnement ; 2) crainte de se confronter au futur bénéficiaire ou de devoir le choisir et 3) fidélité à l'égard des associations caritatives. Ces résultats ainsi que les pratiques en matière de don d'objets sur Internet nous permettront d'établir une typologie de consommateurs et de discuter des voies d'action possibles à destination des managers des associations caritatives et des sites de don.

We will explore consumers' motivations to use Internet to give objects still usable but they do not use anymore. Two focus groups and seventeen semi-conduct interviews enable us to understand that consumers use Internet to give objects 1) for ideology; 2) for practical motivation; 3) to take vengeance on charities and 4) because they need to meet future beneficiary of theirs possessions. Some consumers refuse to use Internet to give objects because 1) they do not know this tool or how does it works ; 2) they do not want to meet the future beneficiary or 3) they use to give objects to charities. Results enable to discuss future implication of our research.

Guillard V., Delacroix E. (2009), Consumer's superstition: definition, measure and impact in consumer behavior, 25ème congrès de l'AFM (Association Française de Marketing), Londres, Royaume-Uni

Connaître et identifier les consommateurs superstitieux permet aux entreprises de ne pas proposer une offre contraire aux pratiques superstitieuses des consommateurs. Une étude exploratoire doublée d'entretiens semi directifs en profondeur et quatre collectes de données auprès de consommateurs (N = 484) ont permis de proposer une définition de la superstition, d'identifier les superstitions du consommateur et de développer une échelle les mesurant. Une dernière étude (N=119) montrera l'impact de cette variable sur le comportement du consommateur dans différentes situations d'achat.

Knowing and identifying superstitious consumers enable firms to propose products or services which are not opposite to the superstitious practices of consumers. An exploratory study; 10 interviews and 4 collects of data (N = 484) were conducted in order to both identify the dimensions of superstition and build a scale that measures consumer's superstition. A last study (N=119) shows that superstitious practices influence the buying behavior of consumer.

Guillard V. (2009), « Et si je les donnais via Internet ? » Étude des motivations des consommateurs à utiliser Internet pour donner des objets encore utilisables mais dont ils n'ont plus l'utilité, 14èmes Journées de Recherche en Marketing de Bourgogne (JRMB14), Dijon, France

Nous explorerons ici les motivations des consommateurs à utiliser Internet pour donner des objets encore utilisables mais dont ils n'ont plus l'utilité. Deux focus groups ainsi que dix-sept entretiens semi directifs ont permis de comprendre que les consommateurs utilisent Internet pour donner des objets par 1) idéologie ; 2) praticité ; 3) « vengeance » vis-à-vis des associations caritatives qui leur ont refusé des objets et 4) besoin de rencontrer le futur bénéficiaire des objets. Si certains consommateurs refusent d'utiliser les sites de don, c'est par 1) ignorance de leur existence ou de leur fonctionnement ; 2) crainte de se confronter au futur bénéficiaire ou de devoir le choisir et 3) fidélité à l'égard des associations caritatives. Ces résultats ainsi que les pratiques en matière de don d'objets sur Internet nous permettront d'établir une typologie de consommateurs et de discuter des voies d'action possibles à destination des managers des associations caritatives et des sites de don.

We will explore consumers' motivations to use Internet to give objects still usable but they do not use anymore. Two focus groups and seventeen semi-conduct interviews enable us to understand that consumers use Internet to give objects 1) for ideology; 2) for practical motivation; 3) to take vengeance on charities and 4) because they need to meet future beneficiary of theirs possessions. Some consumers refuse to use Internet to give objects because 1) they do not know this tool or how does it works ; 2) they do not want to meet the future beneficiary or 3) they use to give objects to charities. Results enable to discuss future implication of our research.

Guillard V., Butori R. (2008), Identifier et comprendre les consommateurs insatisfaits qui ont tendance à ne pas se plaindre, 7 th International Congress Marketing Trends (EMAC), Venise, Italie

L'intérêt que porte la communauté scientifique au comportement de non-réclamation est récent. Cette communication s'intéresse aux consommateurs qui, de façon stable, ne se plaignent pas lorsqu'ils sont insatisfaits. Trois études ont été menées auprès de 380 consommateurs, étudiants et non étudiants, pour identifier les freins psychologiques à la plainte. Elles ont permis de construire une échelle mesurant la réticence du consommateur à se plaindre et d'identifier trois profils: les consommateurs qui craignent l'interaction conflictuelle, ceux qui se sentent impuissants face à l'entreprise, et ceux qui relativisent leur insatisfaction.

While complaining behaviour has widely been studied in marketing, few studies exclusively focus on non-complaining behaviour. The present communication studies a specific type of consumers: those who do not complain when dissatisfied. Three studies were conducted on 380 students and non-students in order to both identify the psychological deterrents of complaining behaviour and build a scale that measures consumer's reluctance to complain. Three profiles were identified: consumers who are reluctant to interact with staff members, consumers who feel powerless in front of the firm, and consumers who tend to relativize their dissatisfaction.

Delacroix E., Guillard V. (2008), Understanding, defining and measuring the trait of superstition, IAREP/SABE World Meeting, Rome, Italie

Superstitious beliefs influence a wide range of decisions and activities in the everyday life. Yet, superstition has received little attention in the consumer behaviour literature, which is surprising since superstitious behaviours are found in numerous related domains, such as sports (Schippers & Lange, 2006), gambling or travelling. In the psychological and sociological literature, there is no consensus regarding the definition and measure of superstition (Mowen & Carlson, 2003). For some authors, superstition includes all types of paranormal beliefs (i.e. religion, astrology...) which we think are not relevant for superstition construct. Other authors have a very narrow definition of superstition restricting it to popular beliefs such as (black cats bring bad luck; if you break a mirror, you will have bad luck; the number 13 is unlucky"). The aim of this research is threefold: (1) to better define the superstition construct (2) to develop a scale that measures superstition and (3) to discuss the interest of superstition for marketing. An exploratory qualitative study allowed us to define superstition as "beliefs and/or practices that have no religious nor scientific foundations and which lead people to think that certain facts (external events or one's own actions), or objects can bring good or bad luck, or be signs announcing positive or negative consequences". Three quantitative data collections helped us develop a scale that contains 27 items and 5 dimensions (good fortune popular beliefs a = 0,84 ; misfortune popular beliefs a = 0,85 ; belief in destiny a = 0,83 ; magical thinking a = 0,86 ; defensive pessimism a = 0,67). Finally, the article concludes on future research and how the superstition construct could help explain irrational decision making.

Autres publications

Guillard, V., (coord), 2015, Réticences des individus à échanger des objets dont ils n’ont plus l’utilité, Rapport final, ADEME, 83 pages

Monjaret A., Guillard V., (2014), Objets bureaucratisés,  objets domestiqués ? La fabrique ordinaire de la séparation entre le domicile et le travail, Socio-anthropologie, 30, pp. 45-62

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