Curriculum vitae

Casta Jean-François

Professeur émérite
DRM

Jean-Francois.CASTAping@dauphinepong.fr

Publications

Articles

Bahaji H., Casta J-F. (2016), Employee stock option-implied risk attitude under Rank-Dependent Expected Utility, Economic Modelling, Volume 52, Part A, p. 144–154

Probability weighting is one of the cornerstones of decision-making theories accommodating gambling preferences. This paper examines its relevance to explaining employee stock option exercise behavior. We characterized the optimal exercise policy for a representative employee with Rank-Dependent Expected Utility (RDEU) preferences. We find that the RDEU framework leads to improved predictions of empirical exercise patterns. The implications from our findings are twofold: (1) probability weighting implies an increase in stock option cost to shareholders; (2) employee exercise behavior-implied sentiment is affected by the firm's stock market risk and performance.

Paugam L., Ramond O., Husson B., Philippe H., Casta J-F. (2013), Estimation risk, cost of capital and impairment-testing disclosures, Finance contrôle stratégie, 16, 1

Le coût du capital est traditionnellement perçu comme une fonction croissante du risque d'estimation de la distribution des flux de trésorerie futurs (FTF) dégagés par les sociétés. En référentiel international, l'information communiquée au titre des tests de dépréciation en IAS 36 permet aux sociétés cotées de transmettre au marché des indications de premier ordre sur les risques liés à leurs FTF. A partir d'un échantillon de sociétés du SBF120 constitué au cours de la période 2006-2008, nous mettons en évidence une association négative entre cette communication et le coût du capital. En outre, en isolant l'information prospective de l'information descriptive, nous montrons que seul le premier type d'information véhicule de l'information pertinente pour les investisseurs.

The cost of equity capital is traditionally considered as an increasing function of the estimation risk - the risk of error regarding the distribution of a firm's future cash flows (FCF). Under international GAAPs, IAS 36 "Impairment of assets" -based information disclosure conveys relevant information to market participants regarding the risk underlying their FCF. In a sample of top French listed companies over the period 2006-2008, we find a negative association between the cost of capital and the level of information disclosed regarding impairment of assets. In addition, when distinguishing prospective information from descriptive information, our results suggest that only prospective disclosures matter to investors' decision-making.

Ngobo P., Casta J-F., Ramond O. (2012), Is customer satisfaction a relevant metric for financial analysts?, Journal of the Academy of Marketing Science, 40, 3, p. 480-508

This study examines the effects of customer satisfaction on analysts' earnings forecast errors. Based on a sample of analysts following companies measured by the American Customer Satisfaction Index (ACSI), we find that customer satisfaction reduces earnings forecast errors. However, analysts respond to changes in customer satisfaction but not to the ACSI metric per se. Furthermore, the effects of customer satisfaction are asymmetric; for example, analysts are more willing to use good news (i.e. an increase in customer satisfaction information) than bad news (i.e. a decrease in satisfaction). Similarly, customer satisfaction reduces negative deviation more than positive deviation of the analysts' forecasts from actual earnings. Furthermore, the effects of customer satisfaction depend upon the base level of satisfaction that the firm has achieved. Finally, the effects of customer satisfaction on analysts' forecast errors differ across firms with volatile satisfaction scores and those with stable satisfaction scores. We discuss the implications of our results for marketers and participants in financial markets.

Ramond O., Batsch L., Casta J-F. (2007), Earnings and Financial Performance in IFRS Standards: What Is the Information Content of Comprehensive Income?, Comptabilité Contrôle Audit, 13, 3, p. 129-154

L'IASB et le FASB ont formé, en 2003, un groupe de travail commun en vue de faire avancer le projet de création de normes de reporting de la performance financière. Intitulé à l'origine « Performance Reporting » et se référant à une conception étendue du résultat -- le comprehensive income --, ce projet pose avec acuité la question de l'utilité du concept traditionnel de « résultat net » dans le référentiel international<sup>*</sup>. Le présent article analyse la légitimité de l'introduction du comprehensive income dans le cadre du projet Performance Reporting au regard des critères de qualité de l'information édictés par l'IASB. À partir d'un échantillon d'entreprises françaises et britanniques cotées, observées sur la période pré-IFRS (1992-2004) et post-IFRS (2005), nous examinons la value-relevance et l'utilité informationnelle de trois mesures de performance : le résultat net, le résultat opérationnel et le comprehensive income. Nous mettons empiriquement en évidence : (1) leur association respective avec les rendements boursiers, (2) la dominance, en variable agrégée, du résultat net sur le comprehensive income, (3) l'information additionnelle apportée, au regard du résultat net, par les other comprehensive income.

In 2003, the IASB and the US FASB formed a Joint International Group (JIG) whose objective was to carry out a project originally untitled « Performance Reporting » establishing new international financial reporting standards for performance reporting. By envisaging the use of a comprehensive income (CI) item similar to the one reported under US GAAPs, the current debate surrounding this project is slowly deviating from its technical premises to the more fundamental issue related to accounting income usefulness. In this article, we investigate whether the focus on a CI item is legitimate regarding the IASB informational criteria. Using a dataset made of French and UK listed companies over the pre-(1993-2004) and post-(2005) IFRS compliance period, we examine the value-relevance and usefulness of three summary income measures (i.e. operating, net and comprehensive income) and bring evidence that (1) they are all associated with share return, (2) net income dominates CI at an aggregate level and (3) OCI provide incremental information beyond net income.

Casta J-F., Marteau P. (2006), Les entreprises françaises doivent se mobiliser sur les IFRS, Option Finance, 874, p. 16

Casta J-F., Ramond O. (2006), Mesurer la performance financière : quel est l'apport du comprehensive income ?, Option Finance, 902, p. 66

Face à la mutiplication de mesures de performance financière dénuées de cohérence et souvent de fondement théorique -- situation jugée préjudiciable au bon fonctionnement des marchés financiers --, l'IASB et le FASB américain ont constitué en 2003 un groupe de travail ayant pour objectif l'élaboration de normes internationales de reporting de la performance. Intitulé « Performance Reporting: Reporting Comprehensive Income », ce groupe se réfère directement à une mesure unifiée de la performance, antérieurement adoptée au Royaume-Uni (FRS 3) et aux Etats-Unis (FAS 130). En effet, le comprehensive income est un concept de résultat global ou élargi qui repose sur la mesure de la variation des capitaux propres entre deux périodes, indépendamment de toutes opérations avec les actionnaires (Concepts Statement N°6 du FASB, 1985). Un tel projet pose avec acuité la question de l'utilité du résultat net dans le référentiel IFRS. Le présent article rappelle, tout d'abord, les fondements théoriques du Comprehensive Income comme mesure du résultat, puis examine les besoins d'information des utilisateurs des états financiers en matière de mesure de la performance financière. Il aborde ensuite la question du contenu informatif du Comprehensive Income, pour des sociétés cotées sur les principales places européennes, au regard du résultat net et du résultat opérationnel. Les études empiriques tendent à montrer que tout système de reporting financier en IFRS se réduisant au comprehensive income ferait perdre de l'information aux investisseurs. En revanche, comme le proposent les auteurs, la publication séparée des OCIs, indépendamment de la ligne réservée au résultat net permettrait, ceteris paribus, d'augmenter l'utilité informative des états financiers et le degré de pertinence des principaux indicateurs, tout en satisfaisant aux exigences des normalisateurs et régulateurs internationaux.Le présent article résume les conclusions de l'étude empirique : RAMOND Olivier, BATSCH Laurent et CASTA Jean-François - Résultat et performance financière en normes IFRS : Quel est le contenu informatif du Comprehensive Income ? », Cahier de Recherche CEREG n°2007-4, Université Paris Dauphine, 2007.http://www.dauphine.fr/cereg/cahiers.php

Casta J-F., Ramond O., Batsch L. (2006), Debate rages on accounting plan, Professional Investor

Casta J-F., Escaffre L. (2006), Existe-t-il un risque de non-conformité dans l'application des IFRS ?, Option Finance, 891, p. 33

Le règlement européen n°1606/2002 du 19 juillet 2002 impose l'application du référentiel IFRS aux sociétés faisant appel public à l'épargne et présentant des compte consolidés. Ces groupes ont connu du retard dans la mise en place de ces normes et certains ont rencontré des difficultés spécifiques, comme la mise en oeuvre de normes et d'interprétations IFRS applicables en 2005, non finalisées par l'IASB ou non encore adoptées par l'Union Européenne. Dans ce contexte, les groupes ont précisé que leur acception de la conformité aux IFRS reposait sur une approche provisoire et préliminaire. Ce constat conduit à réfléchir, d'une part, sur la définition du concept de conformité et, d'autre part, sur les implications de cette conformité au niveaux des travaux de l'auditeur. La recherche de la conformité aux IFRS relève d'une responsabilité partagée entre les auditeurs et les entreprises, sachant que la conformité se traduit plus par la validation de conventions par les utilisateurs que par l'application stricte de normes dont les contours sont encore insuffisamment définis ; Les régulateurs boursiers (AMF et CESR) ont d'ailleurs demandé que l'ensemble des émetteurs fasse preuve de pédagogie et de transparence dans leur communication financière. Cette position s'explique par la très lourde obligation d'information financière prescrite par le référentiel IFRS, avec pour principal objectif d'améliorer la comparabilité entre les groupes.

Casta J-F., Dalbarade J-M. (2005), Valorisation et analyse comptable des rémunérations en actions, Option Finance, Hors Série, 8, p. 25-33

Au cours de la précédente décennie, le développement considérable des stock-options comme instrument de rémunération incitative a posé, aux Etats-Unis puis au niveau international, le problème de la « reconnaissance » comptable de ces produits dérivés. En effet, n'engendrant aucun débours lors de leur attribution, ils n'ont longtemps figuré qu'en note annexe des états financiers, sans aucun impact sur le compte de résultat. Plus récemment, préférant fonder leurs plans de rémunération incitative sur le titre sous-jacent -- l'action elle-même --, les entreprises ont été amenées à recourir aux attributions d'actions gratuites. À l'heure actuelle, l'analyse comptable des rémunérations en actions accordées aux salariés, catégorie qui recouvre aussi bien les plans de stock-options que l'attribution d'actions gratuites, revêt un intérêt particulier lié au passage des sociétés cotées européennes aux normes IFRS (International Financial Reporting Standards). Pour les sociétés cotées, l'enjeu de ce débat est d'ordre économique et financier : la constatation en charges de ces rémunérations incitatives a un impact significatif sur les comptes consolidés au niveau de leurs capitaux propres, de leur endettement financier, de leur résultat et de leur bénéfice par action. Ce changement de référentiel pose avec acuité le problème des conséquences économiques des choix comptables et renvoie aux questions suivantes :- Les plans de rémunération incitative en actions ont-ils un coût pour l'entreprise ? - Comment la comptabilité reconnaît-elle ces plans de rémunération en actions ?- Quels sont les principes d'évaluation, de comptabilisation et d'information applicables en fonction de l'environnement réglementaire ?- Quelles sont les conséquences sur la communication financière de la société ?Après une présentation des lignes directrices de la normalisation comptable internationale, nous effectuerons une comparaison du traitement comptable de deux types de rémunérations incitatives (stock-options versus actions gratuites), dans le contexte du référentiel IFRS et dans le cadre de la normalisation comptable française.Le débat suscité par l'émergence de régimes de rémunération des salariés en actions met en évidence deux problématiques radicalement différentes d'appréhension des faits économiques par le modèle comptable.Analysant les instruments de capitaux propres attribués à des salariés comme la contrepartie d'un service rendu par ceux-ci, la norme IFRS prescrit la valorisation des instruments attribués à leur juste valeur et la comptabilisation des services rendus en charges. Cette analyse économique des rémunérations des salariés en actions est d'application générale et permet au modèle comptable de traiter de façon homogène l'attribution de stock-options et l'attribution d'actions gratuites.

Casta J-F. (2005), Stock-options et actions gratuites : analyse comptable des rémunérations en actions, Revue de droit bancaire et financier, 5, p. 58-73

Au cours de la précédente décennie, le développement considérable des stock-options comme instrument de rémunération incitative a posé, aux Etats-Unis puis au niveau international, le problème de la « reconnaissance » comptable de ces produits dérivés. En effet, n'engendrant aucun débours lors de leur attribution, ils n'ont longtemps figuré qu'en note annexe des états financiers, sans aucun impact sur le compte de résultat. Plus récemment, préférant fonder leurs plans de rémunération incitative sur le titre sous-jacent -- l'action elle-même --, les entreprises ont été amenées à recourir aux attributions d'actions gratuites. À l'heure actuelle, l'analyse comptable des rémunérations en actions accordées aux salariés, catégorie qui recouvre aussi bien les plans de stock-options que l'attribution d'actions gratuites, revêt un intérêt particulier lié au passage des sociétés cotées européennes aux normes IFRS (International Financial Reporting Standards). Pour les sociétés cotées, l'enjeu de ce débat est d'ordre économique et financier : la constatation en charges de ces rémunérations incitatives a un impact significatif sur les comptes consolidés au niveau de leurs capitaux propres, de leur endettement financier, de leur résultat et de leur bénéfice par action. Ce changement de référentiel pose avec acuité le problème des conséquences économiques des choix comptables et renvoie aux questions suivantes :- Les plans de rémunération incitative en actions ont-ils un coût pour l'entreprise ? - Comment la comptabilité reconnaît-elle ces plans de rémunération en actions ?- Quels sont les principes d'évaluation, de comptabilisation et d'information applicables en fonction de l'environnement réglementaire ?- Quelles sont les conséquences sur la communication financière de la société ?Après une présentation des lignes directrices de la normalisation comptable internationale, nous effectuerons une comparaison du traitement comptable de deux types de rémunérations incitatives (stock-options versus actions gratuites), dans le contexte du référentiel IFRS et dans le cadre de la normalisation comptable française.Le débat suscité par l'émergence de régimes de rémunération des salariés en actions met en évidence deux problématiques radicalement différentes d'appréhension des faits économiques par le modèle comptable.Analysant les instruments de capitaux propres attribués à des salariés comme la contrepartie d'un service rendu par ceux-ci, la norme IFRS prescrit la valorisation des instruments attribués à leur juste valeur et la comptabilisation des services rendus en charges. Cette analyse économique des rémunérations des salariés en actions est d'application générale et permet au modèle comptable de traiter de façon homogène l'attribution de stock-options et l'attribution d'actions gratuites.

Casta J-F., Ramond O. (2005), Les marchés financiers valorisent-ils correctement l'investissement immatériel?, Option Finance, 835, p. 58

Dans les économies modernes, il est communément admis que la valeur économique d'une entreprise reflète, pour une grande part, celle de ses actifs immatériels représentés par les brevets, par les marques, par la réputation ou par le capital organisationnel. Parallèlement, confrontés à l'explosion des investissements en immatériels, les systèmes de représentation comptable de l'entreprise, qui reposent fondamentalement sur le « principe transactionnel » (toute « reconnaissance » en comptabilité étant conditionnée par la réalisation d'une transaction ou d'un regroupement) éprouvent de plus en plus de difficultés à traduire ce phénomène. De ce fait, quels que soient les référentiels normatifs (nord-américain, britannique, français ou international), les investissements immatériels sont partiellement ou imparfaitement traduits dans les états financiers, rappelant que la fiabilité de l'information est souvent privilégiée aux dépens du critère de pertinence pour la prise de décision. Ce biais de reporting, qui affecte la communication financière, renvoie à la façon dont les marchés appréhendent l'investissement immatériel comptabilisé.Une étude récente (Casta JF. et Ramond. O. (2005), « Investissement immatériel et utilité de l'information comptable : étude comparative des marchés financiers britannique, espagnol et français », cahier de recherche du CEREG n° 2005-07, Université Paris Dauphine), réalisée sur trois places financières de l'Union Européenne (Paris, Londres et Madrid), met en question certaines idées reçues. Dans la lignée des travaux se proposant de tester la pertinence de l'information comptable pour le marché (value relevance), les auteurs mettent empiriquement en évidence l'impact négatif à court terme (période de 5 années) de l'investissement immatériel sur la performance financière, mesurée par le rendement du titre. Se référant à une acception large du concept d'investissement immatériel -- englobant la R&D, les investissements en marques, enseignes, brevets, ... ainsi que le goodwill -- cette étude repose sur un échantillon de plus de 1 500 sociétés cotées britanniques, espagnoles et françaises, analysé sur la période 1993-2003. Les résultats montrent que les investisseurs tendent à adopter une vision « myopique » en matière de placements, privilégiant la recherche de la rentabilité à court terme dans le processus de construction de leur portefeuille. Ils pénaliseraient ainsi, sur le court terme, les sociétés signalant, dans leurs états financiers, des investissements immatériels élevés, ceux-ci n'engendrant qu'une amélioration éventuelle du niveau de profitabilité à moyen, voire à long terme. D'autres études basées sur des sociétés cotées à New York (NYSE) ont récemment observé ce phénomène de sous-évaluation par le marché des investissements immatériels.

Casta J-F. (2003), Is the Fair Value a True Measurement of Firm's Value ?, Revue d'Economie financière, 2, 71, p. 17-31

Cet article s'interroge sur l'utilité d'une mesure de la richesse et du revenu de l'entreprise fondée sur la juste valeur. La question « l'évaluation à la juste valeur est-elle pertinente ? » peut s'analyser ainsi : les « nombres comptables » reposant sur la juste valeur donnent-ils une meilleure estimation de la valeur de l'entreprise et du risque d'activité ? Quel est leur contenu informatif pour les utilisateurs ? Quelle est l'utilité de l'information en juste valeur pour la prise de décision ? Cet article tente de répondre à ces questions en examinant les fondements et les limites du modèle comptable traditionnel ; en analysant ensuite les déterminants et le processus d'émergence de la juste valeur au regard du rôle assigné aux états financiers et des besoins des utilisateurs ; en présentant enfin une synthèse des travaux empiriques relatifs à l'évaluation de l'utilité de l'information comptable en juste valeur.

For a number of decades now, at the instigation of Anglo-Saxon standard setters, the basis of the traditional accounting model, or the financial conventions which determine how a company's wealth and income is measured, have been increasingly called into question. This wide-reaching movement, initiated in the United States by the Financial Accounting Standards Board (FASB), and internationally by the International Accounting Standards Committee (IASC), aims to replace historical cost - the current basis for the measurement of a company's income statement and valuation of its assets and liabilities - with the notion of fair value. The concept of fair value is broader and can be applied more generally than that of market value : indeed, where there is no quoted market price available on an active market, the valuation is determined by the exchange value agreed by two independent parties, by the market price of an item with similar characteristics or by the net present value estimate of future cash flows. Fair value can potentially be used for a large number of non financial assets and liabilities and can therefore serve as the basis for a new corporate accounting model which aims to provide a more accurate reflection of the uncertainties affecting future cash flow estimates and investment opportunities in financial reports. This article looks at the usefulness of measuring a company's wealth and net income using the fair value method. In this regard, the key question - is fair value relevant? - can be analysed as follows: do fair value "accounting numbers" provide a better estimate of the value of a company and the risk relating to its activity? How informative are they for users? How useful is fair value information for decision-making?

Casta J-F. (2003), Transmission de l'entreprise à titre gratuit : quelle sécurité fiscale ? l'évaluation par les financiers, La Semaine juridique. Notariale et immobilière, 39, p. 1360-1363

Le colloque « Transmission de l'entreprise à titre gratuit : quelle sécurité fiscale ? », organisé en juin 2003 par l'IDEFS (Université de Paris Dauphine), l'ASMEP et la Semaine juridique, sur le thème de l'évaluation des entreprises non cotées, a eu pour objet de confronter la méthodologie utilisée par la Direction Générale des Impôts aux bonnes pratiques d'évaluation issues de la théorie financière. Il a engendré une remise en cause de la position de l'Administration, en permettant la prise en compte de l'impact du décès de l'homme-clé sur les cash-flows futurs. Il fait l'objet d'un numéro spécial de La Semaine Juridique, n°39, septembre 2003.

Casta J-F. (2003), La comptabilité en « juste valeur » permet-elle une meilleure représentation de l'entreprise ?, Revue d'Economie financière, 71 - Hors série "Fair value", p. 11-24

Cet article s'interroge sur l'utilité d'une mesure de la richesse et du revenu de l'entreprise fondée sur la juste valeur. La question « l'évaluation à la juste valeur est-elle pertinente ? » peut s'analyser ainsi : les « nombres comptables » reposant sur la juste valeur donnent-ils une meilleure estimation de la valeur de l'entreprise et du risque d'activité ? Quel est leur contenu informatif pour les utilisateurs ? Quelle est l'utilité de l'information en juste valeur pour la prise de décision ? Cet article tente de répondre à ces questions en examinant les fondements et les limites du modèle comptable traditionnel ; en analysant ensuite les déterminants et le processus d'émergence de la juste valeur au regard du rôle assigné aux états financiers et des besoins des utilisateurs ; en présentant enfin une synthèse des travaux empiriques relatifs à l'évaluation de l'utilité de l'information comptable en juste valeur.

This article looks at the usefulness of measuring a company's wealth and net income using the fair value method. In this regard, the key question--is fair value relevant?--can be analysed as follows: do fair value "accounting numbers" provide a better estimate of the value of a company and the risk relating to its activity? How informative are they for users? How useful is fair value information for decision-making? In order to answer these questions, the author examines first the basis and limitations of the traditional accounting model. He analyses then the determining factors in the emergence of the fair value method, with particular regard to the role attributed to financial statements and the needs of their users. Lastly, he presents a summary of the empirical studies carried out to assess the usefulness of fair value accounting information.

Casta J-F., Mikol A. (1999), Vingt ans d'audit : De la révision des comptes aux activités multiservices, Comptabilité Contrôle Audit, Numéro thématique : Les vingt ans de l'AFC, p. 107-121

Les objectifs et le champ d'investigation des missions d'audit ont connu une extension considérable au cours des trois dernières cécennies. L'internationalisation a imposé aux grandes entreprises le recours à des audits émanant de signatures internationalement reconnues. Elle est à l'origine d'importants mouvements de restructuration. Les grands cabinets, initialement focalisés sur une mission d'opinion, ont progressivement développé des activités de conseil, créant des structures multiprofessionnelles de services associés à l'audit. Dans le même temps, l'audit est devenu objet d'enseignement et de recherche.

The objectives and scope of audit assignments, have expanded considerably over the past three decades. Globalization has compelled companies to resort to internationally recognised audit certification. This results in extensive restructuring. The marjor audit firms, wich were initially focused on providing an opinion, have progressively developed consulting operations, thus creating multi-professionnal service entities associated to auditing. In the same time, auditing has become the subject to both education and research.

Direction d'ouvrages

Batsch L., Casta J-F., Paugam L., Ramond O. (2012), Evaluation financière et normes IFRS, Paris, Economica, 198 p.

L'ouvrage présente et discute les méthodes d'évaluation pertinentes dans le cadre préparatoire au reporting financier en normes IFRS.

Colasse B., Casta J-F. (2001), Juste valeur : Enjeux techniques et politiques, Paris, Economica, 323 p.

Ouvrage collectif rassemblant quinze contributions d'universitaires et de professionnels traitant, sous l'angle technique, politique ou de la gouvernance, des conséquences et de la signification de l'introduction de la juste valeur dans les normes comptables internationales.

Chapitres d'ouvrage

Casta J-F., Ramond O. (2014), La sécurisation de la juste valeur en fiscalité : essai sur la notion de « valeur vénale », in Schiller S., Moulin J-M., Picod Y. (dir.), Mélanges en l'honneur du professeur Jean Prieur, Paris?, LexisNexis, p. 525-540

Casta J-F., Bouden I. (2013), La construction sociale du capital immatériel dans les états financiers : problématique et enjeux, in Ngobo P-V. (dir.), Management du capital immatériel, Paris?, Economica, p. 77-98

Casta J-F., Bouden I. (2013), L'identification du capital immatériel dans les états financiers : problématique et enjeux, in Ngobo P-V. (dir.), Management du capital immatériel, Paris, Economica, p. 77-98

Dans le monde économique actuel, la valeur d'une entreprise repose, pour une grande part, sur sa capacité à utiliser et à produire du capital immatériel (brevets, les marques dépenses de R&D, savoir-faire, réputation, satisfaction client, capital humain ou capital organisationnel ...). Cependant, ces ressources incorporelles engendrent de nombreuses difficultés conceptuelles au niveau de leur identification comme actifs par le modèle comptable de représentation de l'entreprise. Au regard d'une perte de pertinence de l'information comptable pour les utilisateurs, qui se traduit sur les marchés financiers par une baisse tendancielle du Book-to-Market Ratio, les normalisateurs (comme l'IASB et le FASB) ont mis en oeuvre un processus de reconnaissance comptable de certains éléments constitutifs du capital immatériel. Après avoir présenté une typologie des ressources incorporelles mobilisées par l'entreprise, nous examinerons le rôle joué par différents acteurs (régulateur de marché, préparateurs de comptes, directeurs financiers de sociétés cotées, commissaires aux comptes) lors de regroupements d'entreprises (fusions, acquisitions, apports partiels, ...) au regard de l'ampleur et de la nature des éléments incorporels reconnus. En effet, parties prenantes au processus d'élaboration des états financiers, la confrontation de leurs arguments respectifs conduit, dans un cadre réglementaire donné, à façonner la reconnaissance des incorporels acquis. Les normalisateurs, en souhaitant redonner de la pertinence à l'information comptable, ont développé un vaste débat, autour du goodwill et de l'allocation du prix d'acquisition, qui pose le problème des objectifs des états financiers et de l'utilité de l'information comptable

Stolowy H., Casta J-F. (2012), De la qualité comptable : mesure et enjeux, in Richard C., Nikitin M. (dir.), Comptabilité, société, politique : mélanges en l'honneur du Professeur Bernard Colasse, Paris, Economica, p. 97-111

Casta J-F., Ramond O. (2010), Fairness opinions et évaluation des entreprises : cadre réglementaire et méthodologique, in Rocchi J-M. (dir.), MBA finance : tout ce qu'il faut savoir sur la finance par les meilleurs professeurs et praticiens, Paris, Eyrolles, p. 287-319

Casta J-F. (2009), Théorie positive de la comptabilité, in Colasse B. (dir.), Encyclopédie de comptabilité, contrôle de gestion et audit, Paris, Economica, p. 1393-1402

À partir de la fin des années 1960, dans le but d'évaluer les travaux normatifs, la recherche comptable, en quête d'assises scientifiques, a progressivement évolué vers une approche empirique. À l'image des sciences économiques, l'introduction d'une démarche positive a nécessité le recours à de nouveaux instruments dont les premières expérimentations ont porté sur la validation de l'hypothèse d'utilité décisionnelle de l'information comptable. Paradoxalement, les tests empiriques ont mis en évidence l'anticipation par le marché du contenu informationnel des états financiers. Le problème de l'utilité des nombres comptables était posé et, plus généralement, celui du rôle institutionnel de la comptabilité comme système de production d'information financière. En réaction, un paradigme fondé sur l'utilité contractuelle des nombres comptables a émergé vers la fin des années 1970. Le " programme de recherche " associé se proposait d'expliquer les pratiques observées et de prédire les choix comptables effectués, tant par les dirigeants que par les organismes de normalisation. Le contenu de ce programme -- intitulé Positive Accounting Theory -- a été formulé par Watts et Zimmerman. Il a donné naissance à l'École de Rochester. La théorie positive de la comptabilité occupe, depuis lors, un rôle central dans le processus de construction de la recherche comptable. Ayant posé le problème au plan épistémologique et emprunté à des champs connexes -- comme la théorie économique, la théorie financière ou la théorie des organisations --, ce courant a permis à la recherche comptable d'acquérir un statut et une reconnaissance scientifique.

Positive accounting theory

Casta J-F., Ramond O. (2009), Politique comptable des entreprises, in Colasse B. (dir.), Encyclopédie de comptabilité, contrôle de gestion et audit, Paris, Economica, p. 1151-1165

Les principes et les règles comptables qui régissent l'élaboration et la présentation des états financiers d'une entreprise (ou d'un groupe) ont pour objet de réduire l'incertitude et l'imprécision qui affectent la mesure du résultat et de la situation financière. Les managers disposent cependant d'une certaine latitude dans le choix des méthodes de comptabilisation des transactions. Cette latitude est plus importante dans les référentiels comptables dits principles-based -- comme les normes IAS/IFRS, dans lesquelles l'expression du permissible repose sur des principes fondamentaux -- que dans les référentiels dits rules-based, comme les normes françaises. Les dirigeants utilisent cet espace de liberté pour façonner, dans un cadre licite, la présentation et le contenu des états financiers. De tels choix, représentatifs de leurs préférences en matière de reporting financier, ont des effets sur la structure du compte de résultat, du bilan ou sur celle du hors bilan. Ces choix, qui caractérisent la politique comptable de l'entreprise (ou du groupe), sont, dans une large mesure, subordonnés aux objectifs de communication financière et au comportement des dirigeants.

Casta J-F. (2009), Incertitude et comptabilité, in Colasse B. (dir.), Encyclopédie de comptabilité, contrôle de gestion et audit, Paris, Economica, p. 931-941

Casta J-F., Ramond O. (2007), Investissement en capital immatériel et utilité de l'information comptable : étude comparative des marchés financiers britannique, espagnol et français, in Escaffre L., Ngobo P-V. (dir.), Capital immatériel et performance dans l'entreprise, Angers, Presses de l'université d'Angers, p. 43-83

Bry X., Casta J-F. (2003), Synergy Modelling and Financial Valuation : the contribution of Fuzzy Integrals, in Cotrell M., Lesage C. (eds), Connectionist Approaches in Economics and Management Sciences, Dordrecht, Kluwer Academic Publishers, p. 165-182

Les méthodes d'évaluation financière utilisent des opérateurs d'agrégation reposant sur les propriétés d'additivité (sommations, intégrales de Lebesgue). De ce fait, elles occultent les phénomènes de renforcement et de synergie (ou de redondance) qui peuvent exister entre les éléments d'un ensemble organisé. C'est particulièrement le cas en ce qui concerne le problème d'évaluation financière du patrimoine d'une entreprise : en effet, en pratique, il est souvent mis en évidence une importante différence de valorisation entre l'approche « valeur de la somme des éléments » (privilégiant le point de vue financier) et l'approche « somme de la valeur des différents éléments » (privilégiant le point de vue comptable). Les possibilités offertes par des opérateurs d'agrégation comme les intégrales floues (Sugeno, Grabisch, Choquet) permettent, au plan théorique, de modéliser l'effet de synergie. La présente étude se propose de valider empiriquement les modalités d'implémentation opérationnelle de ce modèle à partir d'un échantillon d'entreprises cotées ayant fait l'objet d'une évaluation lors d'une OPA.

Financial valuation methods use additive aggregation operators. But a patrimony should be regarded as an organized set, and additivity makes it impossible for these aggregation operators to formalize such phenomena as synergy or mutual inhibition between the patrimony's components. This paper considers the application of fuzzy measure and fuzzy integrals (Sugeno, Grabisch, Choquet) to financial valuation. More specifically, we show how integration with respect to a non additive measure can be used to handle positive or negative synergy in value construction.

Lesage C., Casta J-F. (2001), Accounting and controlling in uncertainty: concepts,techniques and methodology., in Gil-Aluja J. (dir.), Handbook management under uncertainty, London, Kluwer Academic Publishers, p. 391-456

The fuzzy set approach has progressively been introduced into many areas of organisational science in order to compensate for certain inadequacies in traditional tools. Indeed behaviourists and expected utility researchers have long been studying the role of ambiguity and vagueness in the human decision making process (e.g., Einhorn and Hogarth, 1986) and have highlighted the paradoxes linked to the use of probability theory (e.g., Tverski et al., 1984). The organisational sciences are particularly representative of systems with human interaction, in which information is affected by fuzziness (Zadeh, 1965). The areas of application for fuzzy set theory are characterised by: the importance of the role assigned to human judgement in decision making, the use of qualitative information, the dominant role of subjective evaluation and, more generally, the processing of information affected by non probabilistic uncertainty.We have dealt with two aspects of uncertainty in the field of accounting and controlling: o the creation of models which will accept imperfect information, o the effect of the use of imperfect information for decision making. The first point covers both imperfection in the data and imperfection in the relationships between the data. Indeed, we have seen that imperfect accounting data has led to a radical reappraisal and extension of the principal of double- entry accounting in order to obtain fuzzified financial statements. At the same time, auditing financial statements also raises the problem of the relevance of a precise evaluation of a judgement. We therefore put forward and tested an audit risk evaluation model based on fuzzy logic which allowed for a linguistic evaluation of the judgement. However, imperfect data cannot be the only dimension of modelled uncertainty in accounting and controlling. Indeed, the relationship between the variables is a major characteristic of management problems. We suggested, for instance, a formal model of financial valuation including synergy by using fuzzy measures. Moreover, the existence of a relationship between two variables of a model may be used to reduce the entropy of the resulting information as we have shown, by constructing an algorithm modelling a simple fuzzy relationship. Finally, the cognitive aspect of the use of imperfect information by managers should not be neglected in a consideration of decision-making. On the one hand, different forms of resistance to ambiguity have been found, which consequently prejudice the effectiveness of the information. But on the other hand, the replacement of the theory of measurement by fuzzy logic modifies the paradigmatic framework of the "management with imperfect information" model. When this becomes "representation of knowledge" and is no longer a "function of data", it seems to introduce behaviour which is less subject to cognitive bias, enabling a more rational treatment of the available information. This work, which originated in accounting and controlling, suggests research possibilities likely to find applications in other management in uncertainty disciplines (cost management, finance, etc.).

Casta J-F., Colasse B. (2001), Le débat autour de l'application du principe de la juste valeur en comptabilité : esquisse d'une synthèse, in Colasse B., Casta J-F. (dir.), Juste valeur : enjeux techniques et politiques, Paris, Economica, p. 5-14

Dans cette introduction d'un ouvrage collectif consacré à la juste valeur, les éditeurs scientifiques de cet ouvrage montrent que le débat autour de la juste valeur est non seulement un débat technique et théorique, qui pourrait se conclure en comparant les avantages et les inconvénients techniques et théoriques de la juste valeur, mais aussi un débat politique, beaucoup plus difficile à conclure car il suppose implicitement un arbitrage entre les intérêts des diverses parties concernées par l'information comptable produites par les entreprises.

Communications

Zhang D., Lobo G., Casta J-F., Paugam L. (2013), The Effect of Joint Auditor Pair On Timely Loss Recognition: Evidence From Impairment Tests, 36th European Accountin Association annual congress, Paris, France

As some regulators view joint audit as a way to enhance audit quality, French law already requires two (joint) auditors. We examine the impact of auditor pairs on a key mechanism ensuring timely loss recognition: impairment tests. Impairment tests rely on unverifiable fair value e stimates and are often manipulated by managers. In a simple game theory model, we assume that Big 4 auditors face higher reputation and litigation costs than non-Big 4. We demonstrate that pairs of Big 4 auditors are likely to lead to the prisoner's dilemma solution, according to which no auditor takes corrective actions. Conversely, pairs of Big 4 and non-Big 4 auditors increase Big 4's incentives to force firms to book timely impairments. From a sample of French listed firms(SBF 120) from 2006 to 2009, we provide evidence that: (1) Big 4-Big 4 auditor pairs book more untimely impairments than other combinations; (2) Big 4-Big 4 auditor pairs manage more impairment tests' transparency ; (3) Big 4-Big 4 auditor pairs do not significantly improve earnings quality as compared to Big 4-non-Big 4 pairs.

Lobo G., Paugam L., Zhang D., Casta J-F. (2013), Effect of joint auditor pair on Conservatism: Evidence from impairment tests, 34ème congrès de l'Association Francophone de Comptabilité (AFC) - « Comptabilité sans Frontières... The French Connection », Montréal, Canada

A partir d'un échantillon de sociétés en France, où la loi exige deux auditeurs, nous examinons l'effet de la composition des paires d'auditeurs sur des mesures générales du conservatisme non-conditionnel et conditionnel, ainsi que sur une mesure spécifique du conservatisme conditionnel : la charge d'impairment. Nous nous appuyons sur la théorie des jeux pour démontrer que les paires d'auditeurs Big 4-Big 4 soumis aux mêmes intérêts, sont susceptibles d'avoir un degré d'indépendance plus faible, conduisant à un degré de conservatisme plus inférieur. Inversement, les paires d'auditeurs Big 4 et non-Big 4 augmente l'intérêt de l'auditeur Big 4 d'être plus conservateur. Nous mettons empiriquement en évidence que les paires Big 4-Small sont associées à plus de conservatisme non- conditionnel et conditionnel en utilisant le ratio market-to-book et la mesure de Basu (1997), et que les paires Big 4-Small enregistrent davantage de dépréciations adéquates et sont plus transparentes. Nos résultats sont intéressant pour les régulateurs à travers le monde qui envisagent le co-commissariat afin d'accroître la qualité de l'audit.

Using a sample of firms from France, where the law requires use of two auditors, we examine the effect of auditor pair composition on overall measures of unconditional and conditional conservatism, as well as on a specific measure of conditional conservatism, i.e., impairment loss. We use game theory to demonstrate that pairs of Big 4 auditors facing similar incentives are likely to have lower auditor independence, leading to lower conservatism. Conversely, pairs of a Big 4 and a Small auditor increase Big 4 auditors' incentives to be conservative. We document that Big 4-Small auditor pairs are more unconditionally and conditionally conservative using market-to-book ratio and Basu's (1997) measure of conservatism, are more likely to book impairments when operating performance is low, and make more transparent impairment-related disclosures. Our results inform regulators who are considering requiring joint audit to improve audit quality.

Casta J-F., Dkhaili R. (2013), Understanding Decision Making in Risk Auditing under Uncertainty: Process Tracing Software, American Accounting Association (AAA) Annual Meeting and Conference on Teaching and Learning in Accounting (CTLA), Anaheim, Calif., UNITED STATES

This protocol repositions the formation of the decision of the listeners in the context of a dynamic model of decision making. This experimental learning allows students aware of several parameters: - The strategy of research and information acquisition (sequential or direct) information about consultation, number of screen changes in information retrieval, redundancy of information and consultation period consultation information- The effect of the research strategy for the construction of the decision - Their formation process of judgment and the immediate effect of information consulted in the construction of the decision by an analysis of interim assessments and final levels of confidence associated motivations of participants and their needs information. - The differences between participants and final evaluations of the actual levels of risk known - The origin of the difference between the proposed assessment and the actual riskThe main advantage of this approach is in the real scenario of future students as listeners in a decision context characterized by uncertainty and ambiguity. This allows them to prepare to manage stressful situations for informational enjoy a risk.

Paugam L., Casta J-F. (2012), Joint Audit, Game Theory, and Impairment-Testing Disclosures, 1er Workshop « AUDIT", Lyon, France

We examine the consequences on impairment testing disclosures of auditor-pair choice made by French listed companies where two (joint) auditors are required by law. Managers are likely to manipulate impairment-testing disclosures since it relies on unverifiable fair value estimates (e.g., goodwill). From a simple game theory model, we demonstrate that a Big-4 auditor paired with a non-Big 4 auditor increase auditors' incentives to force firms to disclose more because Big 4 auditor fully bears reputation costs. Using a disclosure score for firms composing the French SBF 120 index from 2006 to 2009, we provide evidence that combination of Big 4 / non-Big 4 auditors generate higher impairment-related disclosures levels whereas the other combinations, i.e. two Big 4 or two non-Big 4, tend to decrease the level of impairment-related disclosures. These empirical results are consistent with our model predictions and robust to various controls variables (e.g., size, risk, year and firm fixed effects).

Casta J-F., Paugam L., Stolowy H. (2011), The internally generated goodwill as an aggregation of interacting asset, 32ème Congrès de l'AFC : "Comptabilités, Economie et Société", Montpellier, France

Stolowy H., Paugam L., Casta J-F. (2011), An Explanation of the Nature of Internally Generated Goodwill Based on Aggregation of Interacting Assets, CAAA Conference 2011 / Le Congrès 2011 de l'ACPC, Toronto, Canada

Soltani B., Casta J-F., Maupetit C. (2011), Analysis of company annual reports and corporate governance codes: An empirical study in the European context, American Accounting Association (AAA) Annual Meeting, Denver, États-Unis

In this multidisciplinary and internationally oriented paper, we first examine the European directives and the recent corporate governance codes of France, Germany, the Netherlands and the UK. We define 39 variables in six categories (ethics and corporate behavior, shareholders' rights, board composition and independence, board accountability, audit committee and risk management and internal control) and then conduct an empirical study using content analysis, on the disclosure practices of a sample of 120 publicly listed European companies in 2008. The overall findings suggest that the recent codes of EC and four selected countries have not significantly changed. Regarding the disclosure policies of companies, there is evidence of the absence of voluntary disclosures in several core areas such as ethics, audit committee, control, risk management, and accountability. Also, there is significant difference in disclosure of selected variables in annual reports within countries.

Casta J-F., Stolowy H., Paugam L. (2011), Non-additivity in accounting valuation: Internally generated goodwill as an aggregation of interacting assets, 34th Annual Congress of the European Accounting Association (EAA 2011), Rome, Italie

In this paper we propose a new method to explain the creation and measure the value of internally generated goodwill (IGG). Our method is based on the idea that firm value is affected by interactions between assets used in combination to conduct business. This novel approach contrasts with the traditional additive approaches to valuing IGG, which assume assets are independent. We use Choquet capacities, i.e., non-additive aggregation operators, to explain the creation of IGG, and demonstrate from a sample of U.S. high technology sector firms that this model performs better than the traditional additive Ohlson model on accuracy in forecast enterprise value.

Soltani B., Rekik C., Casta J-F. (2011), Factors affecting audit fees in Europe: France, Germany, and the UK, American Accounting Association (AAA) Annual Meeting, Denver, États-Unis

We examine a sample of 300 publicly listed companies in three European countries (France, Germany and the UK) during the period 2003-2008 to investigate the relations between audit fees and several auditor and company attributes. These include quantitative and qualitative variables. The presence of Big Four and non Big Four firms in charge of the audit of a company's financial statements is also considered. The overall evidence indicates that the presence of the Big Four, clients' specific characteristics in terms of industry, size and complexity of operations have inevitably a significant impact on audit fees. However, the contrasting results we observe in our cross-country analysis lead to the conclusion that the environmental factors specific to each country, such as the size of professional accounting body and audit market as well as the regulations in place in the area of auditing, may play an important role in this type of research.

Stolowy H., Luc P., Casta J-F. (2010), An Explanation of the Nature of Internally Generated Goodwill Based on Aggregation of Interacting Assets, 32ème congrès de l'AFC, Montpellier, France

Increasing internally generated goodwill (IGG) is another way of depicting the rising gap between market and accounting values sometimes referred as the "book-to-market black box". Existing methods propose to value internally generated goodwill as the present value of abnormal earnings (e.g., residual income models) or to measure it indirectly through the excess of the enterprise value over the fair value of assets in a business combination. The critical drawback of these approaches is that they do not explain how the goodwill is created. In other words they do not enter into the "black box". We propose an alternative valuation method based on the recognition that using an asset in combination with other assets leads to an interaction affecting firm value. In this context IGG emerges from an inadequate theory of aggregation of assets. Using Choquet's capacities, which are non-additive aggregation operators, allows solving this adequacy issue as IGG arises as a consequence of specific synergies between assets. Our model is tested on the U.S. High Technology sector and benchmarked against the residual income model. To the extent of the accuracy to forecast enterprise value, our model performs better than the standard residual income model.

Casta J-F., Ramond O. (2010), The construction of accounting income as a corporate governance mechanism. Some research avenues, 31e Congrès de l'Association francophone de comptabilité, Nice, France

Alors que l'information financière et comptable, et la mesure du résultat sous-jacente, ont été perçues par les auteurs, pendant des décennies, comme relevant d'un processus de veille informationnelle n'ayant que peu d'impacts sur les fondamentaux économiques (Sapra 2008), de nombreux auteurs l'élèvent désormais au rang de mécanisme central de tout bon modèle de gouvernement d'entreprise, en particulier, dans un contexte classique d'asymétrie d'information de type principal-agent (Bushman et Smith 2001). Cet article se propose d'analyser les différentes acceptions conceptuelles et pratiques de la notion de mesure de résultat proposées par la littérature afin d'examiner leurs conséquences en termes de contrainte de gouvernance. Une discussion des récents résultats empiriques permet de conclure que la mesure de résultat s'avère, en pratique, être un mécanisme opérationnel qui façonne le modèle de gouvernance. Nous montrons que, dans un contexte d'aléa moral, l'efficacité d'une mesure comme mécanisme de gouvernance est liée à sa capacité à encadrer une gestion opportuniste des résultats. Cette propriété se révèle être un mécanisme complémentaire aux mécanismes traditionnels de gouvernance. Suivant ce constat, nous proposons différents axes pour de futures recherches empiriques.

Although accounting information including income measures have long been considered as mere informative veil with no influence over economic fundamentals (Sapra 2008), numerous authors advocate from now on that it does play a central role in any corporate governance scheme and particularly in an information asymmetry setting such as a principal-agent framework (Bushman et Smith 2001). Accordingly, this article discusses the different conceptual and practical acceptation of the accounting income measure adopting a governance perspective. A discussion on the empirical results proposed by the recent literature leads us to the following conclusion: accounting income is, in practice, equivalent to a governance mechanism whose efficiency under hazard moral is interrelated to the triplet conservatism / information quality / value-relevance. We suggest that the two first income properties happen to be substitutive to traditional control mechanisms while the latter one is only a consequence of an efficient corporate governance. Accordingly, future research avenues are proposed.

Paugam L., Casta J-F. (2010), Mesurer le capital organisationnel comme combinaison de ressources, Le capital immatériel : Etat des lieux et perspectives, Montpellier, France

Au regard de la baisse tendancielle du ratio book-to-market, résultant d'une reconnaissance très imparfaite des différentes formes de capital immatériel, la présente communication a pour objectif de réexaminer les fondements de la mesure du capital organisationnel. Partant du non respect de la règle de la représentation (Ijiri, 1975) -- qui fonde la légitimité de tout processus d'évaluation sur l'homomorphisme devant exister entre le système de mesure et l'objet mesuré -- nous suggérons que la nature combinatoire du capital organisationnel telle qu'elle est appréhendée par la littérature (essentiellement la Resource-based view) -- et les bases de l'arithmétique financière classique conduisent à une mesure imparfaite. Afin de lever cette inconsistance, nous avancerons l'hypothèse que le capital organisationnel devrait être évalué à partir d'un processus de nature combinatoire, mesurant l'aptitude à coordonner efficacement des ressources complémentaires. A cette fin, prenant appui sur la théorie des capacités (Choquet, 1953) et relaxant le postulat standard d'additivité des valeurs, nous proposons une modélisation des interactions créatrices de valeur qui nous semble ouvrir une perspective de mesure du capital organisationnel.

Regarding the decline of book-to-market ratio, resulting from a very imperfect recognition of intangible capital, this paper aims to examine the foundation of organization capital measurement. By using the rule of representation (Ijiri, 1975), which indicates a lack of isomorphism between the combinatory nature of organization capital -- as highlighted in the literature (mainly the Resource-based view) -- and the fundamental grounds of standard financial arithmetic -- we suggest that the additive postulate of values leads to an imperfect measure. In order to solve this inconsistency, we propose to value capital with a combinatory operator to measure the ability to efficiently coordinate complementary resources. To achieve this goal, using the theory of capacities (Choquet, 1953) and relaxing the standard additive postulate of values, we propose to compute interactions creating value consistent with the measurement of organization capital.

Ramond O., Casta J-F., Escaffre L. (2009), Investissement en capital immatériel et utilité de l'information comptable : étude des marchés financiers allemand, britannique, espagnol et français, 28 ème Congrès de l'Association Francophone de Comptabilité : "comptabilité et environnement", Poitiers, France

Ramond O., Ngobo P., Casta J-F. (2009), Does Customer Satisfaction lead to Accurate Earnings Forecasts ?, Marketing Strategy Meets Wall Street, Atlanta, États-Unis

This paper examines the usefulness of customer satisfaction to analysts when preparing their earnings forecasts. We draw on theory in marketing to predict how customer satisfaction should be associated with earnings forecasts and forecast errors. We assembled a dataset of companies studied in the American Customer Satisfaction Index (University of Michigan), which also appear on the Institutional Brokers Estimate System (I/B/E/S) files. By combining these sources, we were able to analyze the forecast errors of 1,875 analysts following 90 companies yielding 8,034 year-firm-analyst observations. We control for factors known to influence the earnings forecasts, such as firm profitability and risk, as well as potential unobservable factors using a Mixed-effects regression. We find that customer satisfaction has a negative association with the analysts' forecast errors because it allows analysts forecasts to be closer to the business reality. The influence of customer satisfaction varies across sectors. Specifically, we found that in the Information technology sector (i.e. Computer, the Internet Software & Services - e.g. EBay), customer satisfaction has the largest negative impact on earnings forecast errors. In sum, our findings suggest that analysts that neglect customer satisfaction information may deprive themselves of an important proxy of non-financial information, specifically in the information technology sector.

Lin S., Ramond O., Casta J-F. (2008), Value Relevance of Summary Accounting Income Measures: Evidence from Major European Capital Markets, 29ème congrès de l'AFC (Association Francophone de Comptabilité ), Cergy, France

This study investigates the extent to which three key summary accounting income figures, namely operating income (OPI), net income (NI) and comprehensive income (CI), provide value-relevant information to investors in major EU capital markets. Using a large sample over the pre-IAS-compliance period (1992-2004), we find that all these three figures are statistically associated with share returns in any of the countries under analysis although disparities in the degree of 'usefulness' appear across samples. Our main results are then threefold. We first provide evidence that CI is less value-relevant than both NI and OPI in all the sample countries. Second, our results show that aggregate OCI is value-relevant and generally provides incremental price-relevant information beyond NI. This finding is rather different from the existing US literature that suggests OCI is usually not value-relevant especially when not separately disclosed in financial statements. Finally, considering early adoption firms, we find that increased transparency on reporting OCI as required by the UK FRS3 and US SFAS130 standards may have warranted a stronger statistical association between share returns and CI. This last finding therefore strongly supports the ideology underlying the IASB/FASB 'Performance Reporting' joint project, and provides evidence supporting Beaver's (1981) psychology-based financial reporting theory.

Escaffre L., Ramond O., Casta J-F. (2008), Economic Properties of Recognized Intangibles under Domestic Accounting Standards: Evidence from European Capital Markets, The Illinois International Accounting Symposium, Warsaw, Pologne

This study investigates whether European firms reporting under domestic GAAPs exhibit major differences while examining the relationship between their economic (financial, operating and competitive) performance and their recognized intangible investment (RII). Using a five-European-country sample including listed firms from UK, Germany, France, Italy and Spain, over the pre-IFRS compliance period 1993-2004, we first provide evidence that, under any domestic GAAPs, investors adopt a short-term perspective or "myopic view" while constructing their portfolios by penalizing firms with high RII. Secondly, contrary to the resource-based view, our results suggest that RII do not underpin better competitive position inside a specific industrial. Finally, our findings clearly support the idea that EU continental accounting standards, while opposed to Anglo-Saxon settings, ease the relationship existing between RII and firm operating performance. This last result would suggest that IAS adoption could lead to disconnect operating margins from RII and subsequently challenge the widespread claim that IAS help produce higher-quality reporting about a firms' operating activities.

Casta J-F. (2007), L'audit de la juste valeur, "L'internationalisation de la comptabilité", Journée franco-espagnole de recherche en comptabilité, Universidad Complutense de Madrid, Madrid, Espagne

On observe depuis plusieurs décennies, sous l'impulsion des normalisateurs anglo-saxons, une remise en cause progressive des fondements du modèle comptable traditionnel, c'est-à-dire des conventions qui conditionnent la mesure de la richesse et du revenu de l'entreprise par la comptabilité financière. Ce mouvement de grande ampleur, initié aux Etats-Unis par le Financial Accounting Standards Board (FASB), puis au plan international par l'International Accounting Standards Committee (IASC), vise à remplacer le coût historique -- fondement actuel de la mesure comptable du résultat et de l'évaluation des actifs et passifs -- et à lui substituer le concept de « juste valeur » (Fair value). Les sociétés doivent respecter un processus bien défini pour déterminer la juste valeur des actifs et passifs qui diffère selon qu'il existe un marché actif organisé ou non. En l'absence de marché, il convient de se référer à des transactions récentes ou de recourir à l'actualisation des flux futurs. L'émergence de la comptabilité en juste valeur, en introduisant des paramètres subjectifs et un risque supplémentaire dans l'établissement des états financiers, engendre un risque nouveau dans l'appréciation par les auditeurs d'une entité de la sincérité et de l'image fidèle de ses comptes. L'auditeur doit formuler un jugement sur des évaluations en juste valeur qui peuvent être complexes et qui reposent souvent sur un grand nombre d'hypothèses. Ces méthodes d'évaluation des actifs et des passifs nécessitent une adaptation de la méthodologie générale d'audit. La présente communication a pour objet de faire le point sur les avancées de la normalisation internationale : (1) en matière de bonnes pratiques d'évaluation des actifs et passifs en juste valeur (projet Fair Value Measurement, IASB/FASB), (2) sur l'évolution des diligences de l'auditeur (Institut Canadien des Comptables Agréés, « Le Manuel », Chap. 5306 : « Vérification des évaluations et informations en juste valeur », 2004) , (ISA 545 : «Auditing Fair Value Measurements and Disclosures», International Auditing and Assurance Standards Board (IAASB) de l'IFAC).

Casta J-F., Ramond O., Lin S., Batsch L. (2007), On the Relevance of Reporting Comprehensive Income under IAS / IFRS: Insight from Major European Capital Markets, 5th International Financial Research Forum, Paris, France

Casta J-F., Ramond O., Lin S. (2007), Value relevance of comprehensive income and its components: Evidence from major European capital markets, Europlace Institute of Finance - 5th International Financial Research Forum, Paris, France

This study investigates the extent to which three key summary accounting income figures, namely operating income, net income and comprehensive income, provide value-relevant information to investors in Germany, France, Italy, Spain and the UK. Using a large sample over the pre-IAS-compliance period 1992-2004, we find that all these three accounting income measures are statistically associated with share returns in any of the countries under analysis although our results show some disparities in the degree of 'usefulness' across country samples. Our main results are then threefold. We first provide evidence that comprehensive income is less value-relevant than both the bottom-line and operating income figures in all the sample countries. Second, our results show that aggregate other comprehensive income (or dirty surplus flow) is value-relevant and provides incremental price-relevant information beyond net income in most of the sample countries. This finding is rather different from the existing literature based in the US and UK that suggests other comprehensive income is generally not value-relevant especially when it is not separately disclosed in financial statements. Finally, we find that increased transparency on reporting other comprehensive income in financial statements as required by the UK (FRS3) and US (SFAS130) accounting standards may have warranted a stronger statistical association between firm share returns and comprehensive income. This last finding therefore strongly supports the ideology underlying the IASB/FASB joint project on 'Performance Reporting', and also provides evidence supporting Beaver's (1981) and Hirst and Hopkins' (1998) psychology-based financial reporting theory.

Casta J-F., Ramond O., Escaffre L. (2007), Intangible investments & accounting numbers : usefulness, informativeness, and relevance on the European stock markets, 30th EAA Annual Congress, Lisbonne, Portugal

This study investigates whether European domestic GAAPs used for intangibles recognition prior to the IFRS adoption exhibit major differences while examining the relationship between a firm's economic (financial, operating and competitive) performance and its recognized intangible investment (RII). Using a five-European-country sample over the pre-IFRS compliance period 1993-2004, we first provide evidence that, independently of the intangibles accounting recognition practices, investors adopt a short-term perspective or "myopic view" while constructing their portfolios by penalizing firms with high RII. Secondly, contrary to the resource-based view, our results suggest that RII do not underpin under any accounting treatment better competitive position inside a specific industry. Finally, our findings clearly support the idea that EU continental accounting standards, while opposed to Anglo-Saxon settings, ease the relationship existing between RII and firm operating performance. This last result would suggest that IFRS adoption could lead to disconnect operating margins from RII and subsequently challenge the widespread claim that IFRS help produce higher-quality reporting about a firm's operating activities.

Ramond O., Casta J-F., Bry X. (2005), Intangibles mismeasurements, synergy, and accounting numbers : a note, The First workshop of The European Institute for Advanced Studies in Management (EIASM), on "Visualising, measuring, and managing intangibles and intellectual capital", Ferrare, Italie

For the last two decades, authors (e.g. Ohlson, 1995; Lev, 2000, 2001) have regularly pointed out the enforcement of limitations by traditional accounting frameworks on financial reporting informativeness. Consistent with this claim, it has been then argued that accounting finds one of its major limits in not allowing for direct recognition of synergy occurring amongst the firm intangible and tangible items (Casta, 1994; Casta & Lesage, 2001). Although the firm synergy phenomenon has been widely documented in the recent accounting literature (see for instance, Hand & Lev, 2004; Lev, 2001) research hitherto has failed to provide a clear approach to assess directly and account for such a henceforth fundamental corporate factor. The objective of this paper is to raise and examine, but not address exhaustively, the specific issues induced by modelling the synergy occurring amongst the firm assets whilst pointing out the limits of traditional accounting valuation tools. Since financial accounting valuation methods are mostly based on the mathematical property of additivity, and consequently may occult the perspective of regarding the firm as an organized set of assets, we propose an alternative valuation approach based on non-additive measures issued from the Choquet's (1953) and Sugeno's (1997) framework. More precisely, we show how this integration technique with respect to a non-additive measure can be used to cope with either positive or negative synergy in a firm value-building process and then discuss its potential future implications for financial reporting.

Casta J-F., Ramond O., Escaffre L. (2005), Investissement immatériel et utilité de l'information comptable: Etude empirique sur les marchés financiers européens, Conférence Séminaire International de Finance Francophone (SIFF), Louvain-La-Neuve, Belgique

Résumé: Motivée par les récents travaux de Lev [2001b ; 2004] et les débats actuels de l'IASB portant sur la traduction comptable de l'investissement immatériel (ci-après IIM), cette étude empirique pose la question de l'utilité de l'information comptable face à de tels investissements. A l'aide d'un échantillon d'entreprises issues de quatre marchés financiers de la zone euro - Grande-Bretagne, Allemagne, France et Espagne - nous tentons (1) de quantifier les liens existant entre l'information comptable en matière d'IIM et les performances économique et concurrentielle, et (2) d'appréhender la perception de ces informations par les marchés financiers sur la période 1993-2003. Nos résultats indiquent que : (1) quelque soit le marché financier étudié les investisseurs semblent adopter une vision "myopique" dans le processus de construction de leur portefeuille, en pénalisant, sur le court terme, les entreprises reportant des IIMs élevés dans leurs états financiers ; (2) l'IIM semble faiblement relié au positionnement concurrentiel des entreprises. (3) Par ailleurs, les référentiels « latins », par opposition au référentiel anglo-saxon permettraient de relier la performance économique aux éléments immatériels, générateurs de diminution de coûts d'exploitation. Ce dernier résultat suggérerait que l'application des normes internationales au plan européen pourrait entraîner une déconnection progressive entre la mesure comptable des marges opérationnelles et la reconnaissance des immatériels dont l'évaluation, en référentiel IFRS, est plus orientée vers les marchés financiers.

Abstract: Motivated by the recent works by Lev [2001b ; 2004] and the current debate surrounding the international financial reporting standard n°38 (i.e. IAS 38) adoption related to reported intangible investment issues, this study investigates whether European firms using national generally accounting principles (hereafter, GAAP) exhibit differences while considering the relationship between firm performance and reported intangible investment. Using a four-representative-European-country (i.e. France, Germany, Spain and U.K.) dynamic data panel, we investigate whether intangible accounting numbers in these different settings can be significantly linked, during the period 1993-2003, to the following firm performance triptych: financial, operational and competitive performance. Our findings bring us towards the following three concerns: (1) Firstly, in any stock market under scope, we do find clear evidence that while constructing their investment portfolios investors adopt a short-term perspective or "myopic view" by precluding firms from reporting high intangible investment in their financial statements. (2) Secondly, we do not find any evidence that reported intangible investments regardless the national GAAPs underpin a better competitive position inside a specific market. We conclude that relationship between reported intangibles and the firms' competitive advantage (or disadvantage) should not be held constant in future research designs. (3) Finally, our results clearly support the idea that Latin accounting frameworks, while opposed to Anglo-Saxon settings, ease the relationship recognition occurring between intangibles and the firm operational performance. This last result would suggest that IAS implementation could lead to disconnect progressively operational margins from reported intangibles as their valuations are, under IFRS, overall market-oriented.

Casta J-F., Ramond O., Escaffre L. (2005), Intangible investments & accounting numbers: usefulness, informativeness, and relevance on the European stock markets, 1st European Institute for Advanced Studies in Management (EIASM) : "Visualising, Measuring, and Managing Intangibles and Intellectual Capital ", Ferrara, Italie

Ghozzi M., Casta J-F. (2003), Evaluation et structure du patrimoine : étude empirique de l'effet de synergie à partir de mesures floues, Approches connexionnistes en Sciences Economiques et de Gestion - 10ème Conférence de l'ACSEG, Nantes, France

Les méthodes d'évaluation financière utilisent des opérateurs d'agrégation reposant sur les propriétés d'additivité (sommations, intégrales de Lebesgue). De ce fait, elles occultent les phénomènes de renforcement et de synergie (ou de redondance) qui peuvent exister entre les éléments d'un ensemble organisé. C'est particulièrement le cas en ce qui concerne le problème d'évaluation financière du patrimoine d'une entreprise : en effet, en pratique, il est souvent mis en évidence une importante différence de valorisation entre l'approche « valeur de la somme des éléments » (privilégiant le point de vue financier) et l'approche « somme de la valeur des différents éléments » (privilégiant le point de vue comptable). Les possibilités offertes par des opérateurs d'agrégation comme les intégrales floues (Sugeno, Grabisch, Choquet) permettent, au plan théorique, de modéliser l'effet de synergie. La présente étude se propose de valider empiriquement les modalités d'implémentation opérationnelle de ce modèle à partir d'un échantillon d'entreprises cotées ayant fait l'objet d'une évaluation lors d'une OPA.

Casta J-F., Bry X. (1995), Foundations of fuzzy financial statements, Modèles comptables et modèles d'organisation, 16e congrès de l'AFC, Montpellier, France

Le modèle comptable de représentation de l'entreprise reste fondé sur l'arithmétique élémentaire, et plus précisément sur le groupe des différences construit sur le monoïde commutatif et cancellatif des réels positifs munis de l'addition (Ellerman, 1986). Ce modèle n'est pas conçu pour prendre en compte l'imprécision pouvant entacher l'information. La mesure sous-jacente est purement quantitative et précise. Face à un certain nombre de dysfonctionnements, il est possible d'étendre la comptabilité financière en partie double au traitement d'une information quantitative imprécise, voire subjective. La théorie des ensembles flous constitue un cadre théorique général permettant d'explorer cette voie de recherche.

Bry X., Casta J-F. (1994), Mesure, imprécision et incertitude en comptabilité financière : peut-on étendre la partie double aux nombres flous?, SIGEF, Reus, Espagne

Documents de travail

Paugam L., Casta J-F. (2012), Assessing Joint Audit Efficiency: Evidence from Impairment-Testing Disclosures,, 18

We examine the consequences on impairment testing disclosures of auditor-pair choice made by French listed companies where two (joint) auditors are required by law. Managers are likely to manipulate impairment-testing disclosures since it relies on unverifiable fair value estimates (e.g., goodwill). Using a disclosure score for firms composing the French SBF 120 index from 2006 to 2009, we demonstrate that combination of Big 4 / non-Big 4 auditors generate higher impairment-related disclosures levels whereas the other combinations, i.e. two Big 4 or two non-Big 4, tend to decrease the level of impairment-related disclosures. We suggest that heterogeneous auditor pair is less likely to exhibit groupthinking. These results are robust to various controls variables (e.g., size, risk, year and firm fixed effects) and tend to partly challenge results from recent literature.

Ramond O., Casta J-F., Ngobo P. (2009), Customer satisfaction and financial analysts earnings forecast errors, Working Papers Chaire Finance d'entreprise Dauphine - FBF, Paris, Université Paris-Dauphine, 48

This paper examines the relevance of customer satisfaction for the financial analysts when preparing their earnings forecasts. We draw on theory in marketing to predict how customer satisfaction should be associated with earnings forecasts and forecast errors. We assembled a dataset of companies studied in the American Customer Satisfaction Index - ACSI (University of Michigan), which also appear on the Institutional Brokers Estimate System (I/B/E/S) files. We control for factors known to influence the earnings forecasts, such as firm profitability and risk, as well as potential unobservable factors using a Mixed-effects regression. We find that customer satisfaction has a negative association with the analysts' forecast errors. More specifically, both levels and changes in ACSI are associated with higher levels of Actual Earnings per Share (EPS) and higher levels of analysts' earnings forecasts, making the analysts' forecasts to be closer to the business reality. The robust impact of customer satisfaction on forecast earnings and errors suggests that analysts who undervalue customer satisfaction information may deprive themselves of an important proxy of non-financial information.

Autres publications

Bahaji H., Casta J.F., (2013), Modéliser la juste valeur des stock-options : quel est l'’apport de la finance comportementale ?, Option Finance, n° 1220, mai, p. 8

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