2017

Vincent Montenero- DRM-M&O
« La gestion en contexte interculturel : les leçons d’un cas d’échec d’implantation d’une entreprise étrangère en Russie »
Sous la direction de Jean-François Chanlat, le 17 mai

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Il existe encore peu de recherches qui se penchent sur l’échec de projets internationaux, notamment sur une période de plusieurs années, depuis la décision initiale, jusqu’au départ du pays après une présence de deux années. En partant d’une synthèse de la littérature existante sur l’internationalisation des entreprises et sur le management interculturel, nous nous sommes intéressés à l’implantation en Russie d’un équipementier automobile de taille moyenne, pour qui ce projet revêtait pourtant un caractère stratégique. Notre objectif a été d’identifier, de comprendre et d’évaluer les différents facteurs qui ont pu être à l’origine de l’échec du projet, en nous fondant sur l’interview des acteurs russes et occidentaux, sur un certain nombre de documents édités lors de la phase préparatoire et sur l’entretien de plusieurs responsables d’entreprises du même secteur, bien implantés en Russie. Nous montrons que malgré une forte motivation, l’équipe n’a pas pu répondre aux nombreuses contraintes locales, en grande partie parce qu’elle n’a pas su créer une coopération efficace avec ses collègues et partenaires russes. Nous concluons sur plusieurs pistes de réflexion et de conseils concrets pour mieux aborder des projets similaires.


Anouk Mukherjee- DRM-M&O
« Organizational Space Collapsed, Organizational Space Expanded: Experiencing Space with ICT, Affordance and the Body »
Sous la direction de François-Xavier de Vaujany, le 23 juin

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Cette thèse questionne l’idée, aujourd’hui largement partagée, d’une compression de l’espace dû aux TIC. Ceci est dû au peu d’attention que les recherches en Systèmes d’Information ont porté à la question de l’espace organisationnel, ainsi qu’au déterminisme technologique. Cette étude cherche à comprendre la relation entre espace organisationnel et TIC en partant de la théorie de l’affordance, fondée sur les travaux de J.J. Gibson. Une étude de cas multiple portant sur deux écoles de management, au Canada et en Angleterre, a été menée. Les pratiques spatiales des chercheurs ont été analysées à partir d’un modèle fondé sur la théorie de l’affordance, afin de vérifier le rôle des TIC dans la formation de ces pratiques. Les résultats montrent que cette approche théorique n’est en réalité pas pertinente pour l’étude des TIC de manière générale. Nous proposons une perspective alternative reposant sur la phénoménologie de la perception de Merleau-Ponty. Au regard des 2 cas étudiés, cette approche suggère que les TIC ont un double effet : elles compriment et étendent l’espace simultanément. Les TIC constituent un point focal où les espaces proches et éloignés convergent pour produire une unique sphère d’expérience. Notre étude développe les concepts merleau-pontiens d’intentionnalité, de schéma corporel, d’habitus, de corps-connaissant et corps habituel dans le contexte des pratiques spatiales des chercheurs. Nous proposons d’abandonner la théorie de l’affordance au profit d’une approche expérientielle pour comprendre la relation entre espace organisationnel et TIC.


Hervé Grellier- DRM-M&O
« Les dynamiques de l'identité organisationnelle dans un contexte coopératif : le cas de 2 coopératives industrielles appartenant au groupe Mondragon »
Sous la direction de Jean-François Chanlat, le 24 octobre

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Le travail de terrain s'est réalisé au cours de ces quinzes dernières années au sein du Groupe Mondragon au Pays basque espagnol, groupe qui constitue actuellement le plus grand réseau mondial d'entreprises coopératives. Ce groupe détient en plus deux particularités majeures. L'une étant de posséder un grand échantillon d'entreprises coopératives industrielles en concurrence à l'échelle mondiale avec de grandes multinationales. L'autre étant celle d'être constitué d'une très grande majorité d'entreprises coopératives aux mains de leurs travailleurs. Ce qu'on appelle couramment l'Expérience Coopérative de Mondragon est reconnue comme étant une expérience unique de plus de soixante ans d'existence. Notre question de recherche: Comment évolue dans un contexte actuel l'identité organisationnelle au sein du Groupe Mondragon?, est issue d'une problématique issue du terrain. Et c'est à partir d'une recherche-intervention sur deux cas d'entreprises coopératives industrielles que nous avons été amené à réfléchir sur l'évolution de l'identité organisationnelle au sein de ces deux coopératives et de là-même au sein du Groupe Mondragon dans son ensemble.


Christine Abddalla Mikhaeil- DRM-M&O
« ntegrating Online-Ofline interactions to Explain societal challenges»
Sous la direction de Christophe Elie-dit-Cosaque et de Richard Baskerville, le 20 Novembre 2017.

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Despite the wide literature on the consequences of Information and Communication Technologies (ICTs) use, the literature still lacks understanding about the societal consequences, positive or negative, intended or unintended. Consequences of technology usages on society are paradoxical. The paradoxical outcomes can be threat to the sustainability of society. Because interactions spread beyond the online space and its outcomes are paradoxical, societal challenges are complex problem. To harvest society, we need a better understanding of social complex problems. To do so, we adopted a multi-study dissertation model. The three studies of this doctoral work adopt a qualitative approach and a critical realist philosophy. We look at a first case: The Arab Spring and aim at understanding how an online community that started on Facebook materialized in urban space, changing the political landscape. Addressing these contemporaneous events does not come without analytical challenges. Therefore, we use and extend a semiotic analytical tool to face the representational complexity: Finally, online communities can also have social costs by providing an echo chamber to socially undesirable behaviors.


Alexander Bell- DRM-M&O
«Studies on exploration and exploitation: Concepts, roles and dynamics»
Sous la direction d’Emmanuel Josserand, le 20 novembre 2017.

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L’intensité concurrentielle et les évolutions technologiques n’ont jamais été aussi intenses. Aussi, les entreprises en quête de pérennité sont-elles de plus en plus confrontées à une nécessité d’exploiter leurs activités actuelles et d’explorer des activités futures. Or la gestion de ce double impératif est loin d’être évidente, générant potentiellement d’importantes tensions au sein des entreprises. Bien que la recherche en management ait permis de mieux appréhender cette tension d’Exploration/Exploitation, il reste des zones de contradiction et des espaces non explorés. En particulier, il n’y a pas de consensus sur les définitions des concepts d’exploration et d’exploitation, ne permettant pas ainsi de garantir une certaine cohérence dans la recherche (Birkinshaw & Gupta, 2013). D’autre part, la tension Exploration/Exploitation n’a que très peu été étudiée dans le contexte des jeunes entreprises de croissance - également appelées « scale-up » - qui ont la particularité d’être exposées à de forts enjeux de survie. Ainsi, afin de contribuer à une meilleure compréhension des problématiques que soulève cette tension au sein de celles-ci, un format de thèse sur travaux, comprenant trois études complémentaires, est adopté. Au préalable, afin de cadrer conceptuellement la thèse, je réponds, dans une première étude, à l’appel des chercheurs pour la clarification des concepts d’exploration et d’exploitation en proposant une typologie d’exploration. Puis, par l’intermédiaire d’une approche multi-cas longitudinale menée auprès de huit jeunes entreprises de croissance, j’explore tout d’abord, dans une deuxième étude, les facteurs influençant les orientations stratégiques des entreprises quant à leurs activités d’exploration et d’exploitation. Enfin, dans la troisième étude, je cherche à comprendre comment le fonctionnement des équipes de direction définit les rôles de chacun dans les activités d’exploration et d’exploitation.


Julie Mayer- DRM-M&O
«De l’attention au risque : une perspective attentionnelle de la construction sociale du risque par les organisations»
Sous la direction Pierre Romelaer, le 27 novembre 2017.

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Cette thèse interroge la capacité des organisations à gérer leur attention aux risques, dans un environnement de plus en plus complexe et incertain. Quelle que soit leur nature, ces risques ont un caractère ambigu et parfois inenvisageable : établir de manière ex ante, où, quand et comment allouer son attention, relève alors d’un véritable défi managérial. Or, cette attention est une ressource limitée pour les organisations, qui s’appuient sur des structures pour tenter de mieux la gérer. Pour éclairer cette problématique, nous nous inscrivons dans les approches théoriques considérant le risque comme un objet socialement construit par les organisations. En adoptant le prisme de l'Attention-Based View, nous proposons d'examiner le rôle ambigu et peu exploré de l'attention dans la construction du risque. Ce travail s’appuie sur une étude multi-cas des pratiques de construction du risque dans douze organisations de secteurs variés. Une soixantaine d'entretiens ont été menés avec des risk managers, des top managers et managers intermédiaires, complétés d’un recueil documentaire. Les résultats montrent que le risque se construit tel un "art de photographier". Nous décrivons les mécanismes attentionnels par lesquels les risques sont capturés, révélés, incorporés et assimilés par les organisations. Nous montrons ainsi que le risque, d’abord objet d’attention, tend à devenir lui-même une structure guidant l’attention des acteurs. Ainsi, malgré les efforts des organisations pour gérer cette attention, le risque peut susciter ou neutraliser plus ou moins volontairement l’attention. Ces résultats invitent à appréhender la gestion des risques comme un art de composer avec la nécessaire subjectivité des acteurs.


Olivier Sibony- DRM-M&O
«Comprendre et prévenir l'erreur récurrente dans les processus de décision stratégique. L'apport de la Behavioral Strategy»
Sous la direction de Stéphanie Dameron, le 14 décembre 2017.

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Les erreurs récurrentes et systématiques dans les processus de décision stratégique sont fréquentes ; et les théories actuelles des organisations sont insuffisantes pour les expliquer. La « Behavioral Strategy » suggère de lier ces erreurs à la psychologie des décideurs, et notamment à leurs biais cognitifs. Toutefois, cette vision suppose de connecter le niveau d’analyse de l’individu et celui de l’organisation. Nous proposons pour ce faire un niveau « méso », la routine de choix stratégique (RCS), où interagissent la psychologie des décideurs et les décisions stratégiques. Après avoir distingué trois types de RCS, nous formulons des hypothèses d’intervention sur celles-ci visant à prévenir les erreurs stratégiques. Nous illustrons ces hypothèses par six cas pratiques, en testons certaines par une étude quantitative, et analysons les préférences qui conduisent les dirigeants à les adopter ou non. Nous concluons en discutant les implications théoriques et pratiques de notre démarche.