2018

Myriam Benabid
Sous la direction de Serge Perrot, le 4 avril 2018.
DRM-M&O

«Les modes informels d'apprentissage numérique : le cas des travailleurs du savoir»

Cette thèse examine une réalité managériale où le développement des apprenants est opérationnel et autosuffisant grâce à des modes informels d'apprentissage numérique renforcés par un monde interconnecté croissant. Nous proposons d’analyser cette réalité auprès de ceux qui ont pour fonction de créer, diffuser ou vendre des connaissances : les travailleurs du savoir. Notre cadre théorique s’appuie sur les travaux de Bandura (1962) autour de l’apprentissage vicariant, qui se construit à partir et avec les autres. L’analyse fait émerger quatre pratiques que nous qualifions d’« anthropocentrées ». Nous expliquons les conditions d’un tel apprentissage en mobilisant le prisme de l’apprenance, suggérant des facteurs de recours. Enfin, nous interrogeons le lien entre pratiques et facteurs afin de mettre en évidence des modes informels d’apprentissage numériques. Nous mettons en avant quatre modes évoquant les célèbres personnages de Goscinny et Uderzo, les modes : Astérix, consistant à mobiliser toutes les ressources nécessaires pour répondre à une ambition précise ; Idéfix, illustre pour l’apprenant une mise à jour réactive afin s’ajuster aux évolutions ; Obélix, est mis en œuvre pour répondre efficacement au bon besoin, au bon moment ; Panoramix, révèle les créations et diffusions de contenus. Notre travail enrichi les modèles existants de l’apprentissage vicariant et de l’apprenance, au sein de leur spécificité numérique. L’identification de ces quatre modes par les organisations s’associe d’un accompagnement adéquat.