Curriculum vitae

Garreau Lionel

Maître de conférences
DRM

Lionel.Garreauping@dauphinepong.fr
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Bureau : P421

Publications

Articles

Garreau L., Mouricou P., Grimand A. (2015), Drawing on the Map: An Exploration of Strategic Sensemaking/Giving Practices using Visual Representations, British Journal of Management, -, -, p. -

In this paper we explain how practitioners perform strategic sensemaking with visual representations. Here, we identify four modes of strategic sensemaking/giving: content-generating, process-generating, process-ingraining and content-ingraining. While each of these modes supports strategic sensemaking/giving by focusing practitioners' work on specific issues, they also divert practitioners from focusing on key aspects of strategy making. We conceptualize these limitations as 'blind spots'. As a result, strategic sensemaking appears fragmented and can lead to breakdowns in sensemaking. However, the flexibility of visual representations facilitates strategic sensemaking by allowing practitioners to switch from one mode to another. These findings improve our understanding of the strategic sensemaking/giving practices that are associated with the use of visual representation.

Garreau L., Laszczuk A., Maucuer R. (2015), Understanding business model change implementation: The contribution of the 4C model, Management International, 19, 3, p. 169-183

Les recherches actuelles permettent de caractériser le changement d'un business model mais n'en n'explicitent pas les leviers managériaux. Notre recherche prend appui sur le modèle 4C (Miller et Le Breton Miller, 2010) pour pallier ce manque. A partir d'une étude empirique basée sur quatre entreprises du secteur de l'internet, nous dégageons les leviers de changement du business model que nous mettons en relation avec ses principaux enjeux d'évolution. L'attention portée à la mise en oeuvre du changement nous invite à proposer une vision incarnée du business model.

Current business model research enables the specification of business model change but does not shed light on managerial levers of this change. Our research draws on the 4C model (Miller et Le Breton Miller, 2010) to fill this gap. We use an empirical study based on four businesses of the Internet sector to identify the relation between business model evolution types and their managerial levers. The stress on business model change implementation invites us to provide an embodied vision of the business model.

Garreau L. (2015), De l'utilisation de la circularité en MTE : vers un dépassement de la tension entre créativité et rigueur méthodologique, Approches inductives, 2, 1, p. 211-242

La méthodologie de la théorisation enracinée est une approche devant permettre de générer des théories innovantes et légitimes d'un point de vue scientifique. Elle peut toutefois faillir à atteindre ces deux objectifs, en particulier à cause de la tension vécue par le chercheur entre créativité et rigueur méthodologique, deux aspects nécessaires pour y parvenir. Nous montrons que cette tension provient du caractère synchrone des processus visant la créativité et la rigueur méthodologique. Cet article expose comment utiliser le caractère circulaire - et non seulement itératif - de la méthodologie de la théorisation enracinée pour rendre asynchrones les processus visant la créativité et ceux visant la rigueur méthodologique et ainsi améliorer la qualité des recherches en MTE.

Garreau L. (2012), La méthode enracinée. Une méthodologie permettant de proposer des cadres conceptuels depuis des données empiriques ou comment accéder à l'opérationnalisation d'un concept complexe au travers de la théorie enracinée ?, Revue internationale de psychosociologie, 16, 44, p. 89-115

La théorie enracinée est une méthodologie d'analyse générale qui permet de proposer une théorie à partir de phénomènes identifiés de façon empirique. Nous proposons de questionner la possibilité liée à la mobilisation de la théorie enracinée pour aborder des phénomènes complexes. Nous utiliserons l'étude du concept de sens de façon empirique pour évaluer l'adhérence, la possibilité d'innovation et de généralisation de la théorie enracinée issue de l'opérationnalisation et d'une première modélisation du concept de sens. Nous montrons en quoi la théorie enracinée doit se détacher de la référence à l'induction pure pour passer à une alternance induction - déduction pour parvenir à des résultats à la hauteur de son potentiel de découverte et de rigueur scientifique.

Grimand A., Journé B., Garreau L. (2012), Coping with complexity: illusions, audacities, humilities, Revue française de gestion, 38, 223, p. 15-25

Les sciences de gestion ont-elles encore quelque chose à dire sur la complexité ? La question mérite d'être posée tant les écrits sont nombreux sur ce domaine depuis plus d'un demi siècle. Ce numéro spécial de la Revue française de gestion invite le lecteur à en juger par lui-même. En tant qu'éditeurs, nous avons été frappés de voir à quel point, article après article, la confrontation à la complexité reste d'actualité pour les entreprises et les organisations contemporaines. Nous avons également constaté le renouvellement incessant des réflexions et des pratiques des managers, des chercheurs et des enseignants sur ce point. La capacité à affronter la complexité, de face, nous est alors apparue comme le révélateur de l'intelligence et de la vitalité créatrice de la chaîne des acteurs du management ; elle en indique aussi les limitations, et les points aveugles. De ce point de vue, la complexité estompe les frontières entre managers, chercheurs et enseignants : tous doivent y faire face dans leurs pratiques respectives ; tous y éprouvent leurs limites en même temps qu'ils y renouvellent leurs potentiels de connaissances et d'actions. Face à la complexité s'expérimentent illusions et désillusions, audaces et humilités. Le présent numéro entend s'en faire l'écho. Le thème de ce numéro spécial consacré aux modalités de prise en charge de la complexité a émergé progressivement des articles qui le composent. Chacun éclaire, à sa manière et en s'appuyant sur des cas très concrets, la façon dont les problèmes et les solutions managériales sont formulés et reformulés par des acteurs qui, pour agir avec pertinence et efficacité, s'engagent dans des jeux de complexification et/ou simplification les situations qu'ils gèrent. Le numéro montre qu'il en va ainsi de la crise financière grecque mais également des processus d'innovation, de la gestion des relations interorganisationnelles, des pratiques d'élaboration de la stratégie, du management des situations extrêmes (régates nautiques et patrouilles de l'armée de l'air) et des pratiques de formation à l'entrepreneuriat. Souvent perçue comme un obstacle à l'action et assimilée à une perte de temps, la prise en compte de la complexité s'érige en condition de la performance. La diversité des cas analysés montre un renouvellement du traitement de la complexité dans le champ du management. Il apparaît tout d'abord que « la » complexité désigne en fait plusieurs formes de complexités (Girin, 2008) qui suscitent en retour l'émergence de plusieurs registres de prise en charge managériale. Un basculement s'opère d'une pensée initialement centrée sur le système pris dans sa globalité vers des pratiques et des situations prises dans leurs singularités. À la complexité du système répond une complexité humaine, certes en prise avec les classiques jeux d'acteurs mais qui se tourne également vers les efforts de compréhension et de créativité de personnes engagées dans des situations de gestion et reliés entre elles par des responsabilités, des paroles, des émotions, des attentes réciproques faites de confiance et, plus souvent qu'on ne le pense, de comportements altruistes. Loin de rendre obsolète le concept de complexité, ce basculement renforce au contraire l'exigence de pensée complexe et ouvre la voie de son renouvellement... qui ne peut faire l'économie d'un retour sur ses origines.

Garreau L., Mouricou P. (2012), Sens, objets et stratégie en pratiques dans un projet immobilier, Revue française de gestion, 38, 223, p. 137-152

Les pratiques de construction de sens sont au coeur de l'élaboration de la stratégie des organisations. Dans le cas d'une gestion par projets, cette construction collective de sens s'appuie sur l'utilisation d'objets. Les auteurs proposent ici une heuristique intégrative permettant d'analyser les pratiques à l'oeuvre dans un projet immobilier. Leurs résultats contribuent à une meilleure connaissance des microfondations de la stratégie et du sensemaking.

Sensemaking practices are a core activity for strategizing in organizations. Managers can use various types of objects to shape sense in a project. We propose an integrative framework to analyse the sensemaking practices at work in a real estate project. Our results provide a better understanding of the micro foundations of strategy and sensemaking.

Pozzebon M., Petrini M., Bandeira-de-Mello R., Garreau L. (2011), Unpacking researchers' creativity and imagination in grounded theorizing : An exemplar from IS research, Information and Organization, 21, 4, p. 177-193

Although interest in the use of grounded theory methods has been increasing over the last decade, Urquhart, Lehmann, and Myers (2010) take note of the criticism that, in fact, such use has not yet produced higher levels of theory development in IS research. Along these lines, the current essay intends to make two main contributions. The first is to respond to the recent call for more studies developing grounded theorizing in IS research by providing a detailed description of the application of grounded theory methods in an emergent research area that combines IS and sustainability. The second, to extend current interpretations of grounded theory's basic characteristics by focusing on one important element: researchers' creativity. We argue that the role of researchers' creativity and imagination in the implementation of grounded theory methods has rarely been emphasized and should be the subject of further reflection. Although imagination is, from our perspective, inherent and crucial to any cognitive or intellectual process, the fact of being frequently neglected in IS research precludes its mobilization as a more purposeful influence in the process of building new theories.

Garreau L., Bandeira-de-Mello R. (2011), L'utilisation d'Atlas.ti pour améliorer les recherches dans le cadre de la Méthode de la Théorisation Enracinée (MTE) : panacée ou mirage ?, Recherches Qualitatives, 30, 2, p. 175-202

L'utilisation de logiciels d'aide à l'analyse des données qualitatives tel Atlas.ti s'es popularisée au cours des dernières années pour améliorer la qualité des recherches utilisant la Méthode de la Théorisation Enracinée (MTE). En nous basant sur la littérature et une expérience de l'utilisation de plus de neuf ans de ces outils, nous montrons de quelle façon ces logiciels permettent d'améliorer les recherches basées sur la MTE. Nous mettons toutefois en garde les utilisateurs potentiels de tels logiciels en présentant cinq pièges auxquels peuvent être confrontés les chercheurs, qu'ils soien débutants ou confirmés. Nous espérons ainsi contribuer à la propagation de la bonne utilisation des logiciels d'aide à l'analyse des données dans le cadre de la MTE, en rendant explicites les possibilités et risques inhérents au logiciel Atlas.ti.

Adrot A., Garreau L. (2010), Interagir pour improviser en situation de crise. Le cas de la canicule de 2003, Revue française de gestion, 36, 203, p. 119-131

Lors de la réponse du réseau sanitaire d'Île-de-France à la crise provoquée par la canicule de 2003, trois types d'interactions - discursives, de traduction, et fondées sur l'expérience - soutiennent la cohérence de l'improvisation organisationnelle. Cette étude suggère que le rôle des managers en situation de forte incertitude consiste à générer des interactions favorisant l'improvisation organisationnelle. Elle débouche sur des recommandations pour les aider à gérer l'improvisation organisationnelle lors d'une crise.

Three types of interactions - discursive, translating and based on experience - allowed actors to improvise consistently and manage the critical aspects of the 2003 French heat wave. Our study suggests that managers should help to generate these interactions during crisis response. It also provides and discusses practical recommendations for managers to handle organizational improvisation during crises.

Ouvrages

Garreau L. (2010), Apport du concept de sens à l'étude du fonctionnement d'équipes projet. Études de cas de développement de centres commerciaux chez Immochan, Sarrebruck, Editions universitaires européennes, IV-421 p.

Au travers d'une étude menée avec des membres de projets de construction de centres commerciaux de la région Ile-de-France d'Immochan, filiale immobilière du groupe Auchan, ce travail propose une nouvelle approche du concept de sens utilisable pour les sciences de gestion. Après avoir défini et opérationnalisé le concept de sens, trois essais sont menés afin de comprendre en quoi cette nouvelle approche du sens peut apporter un éclairage nouveau pour le management de projet. L'orientation des acteurs des projets, le mal-être des responsables de projet et l'utilisation de l'analogie pour donner sens au projet sont ainsi décryptés au travers du concept de sens. Des implications managériales et théoriques sont avancées grâce aux résultats mis en évidence, et un outil de représentation du sens au travers d'une cartographie est proposé. Les notions de perte de sens et de non sens sont discutées au regard de notre approche du concept de sens.

Chapitres d'ouvrage

Dameron S., Garreau L. (2014), De l'intelligence économique à l'intelligence stratégique : organiser la circulation de l'information sensible dans l'entreprise, in Dauphine Recherches en management . (dir.), L'état des entreprises 2014, Paris?, La Découverte, p. 45-55

Alliances avec des concurrents, participation des clients et des fournisseurs aux tous premiers stades d'une innovation ou encore partenariats avec des Etats, les exemples de coopération des entreprises avec leur environnement sont toujours plus nombreux ; ces partenariats peuvent même au centre des activités productives. Associées à une concurrence mondialisée ainsi qu'à la circulation planétaire d'une information pléthorique facilement accessible, ces transformations des modes d'innovation et de production de biens et de services induisent de multiples interrogations quant à la protection, au traitement et à la diffusion des informations sensibles pour la survie d'une entreprise. C'est l'objet des activités dites " d'intelligence économique " d'y répondre. Définies en 1994 dans le rapport Martre " comme l'ensemble des actions coordonnées de recherche, de traitement et de distribution en vue de son exploitation, de l'information utile aux acteurs économiques ", les activités d'intelligence économique recouvrent cependant de multiples réalités et engendrent aussi de nombreux fantasmes (1ère partie). L'affaire du faux espionnage chez Renault ou encore la discussion sur la protection du secret d'affaires témoignent des débats actuels sur les questions de sécurité et de protection de l'information stratégique. Dans le même temps, la question corollaire des processus organisant la circulation de cette information stratégique demeure peu abordée (2ème partie). Elle est pourtant essentielle pour toute entreprise, ce chapitre s'attelle à le montrer.

Vandangeon-Derumez I., Garreau L. (2014), Analyses longitudinales, in Thiétart R-A. (dir.), Méthodes de recherche en management, Paris?, Dunod, p. 388-417

Ce chapitre traite des analyses longitudinales à savoir des analyses cherchant à souligner l'évolution (ou la non évolution) d'un phénomène dans le temps. Il présente dans un premier temps les bases de ces analyses, en insistant sur la conception du temps, la notion d'évènement et en soulevant les questions préalables liées à la collecte des données. Les sections 2 et 3 présentent respectivement les méthodes quantitatives et qualitatives permettant d'analyser les données longitudinales.

Mbengue A., Vandangeon-Derumez I., Garreau L. (2014), Construire un modèle, in Thiétart R-A. (dir.), Méthodes de recherche en management, Paris?, Dunod, p. 334-387

Ce chapitre s'intéresse à la construction d'un modèle comme représentation simplifiée des structures d'un phénomène réel, capable d'en expliquer ou d'en reproduire dynamiquement le fonctionnement. L'activité de construction d'un modèle se conçoit alors comme l'identification des composantes (ou variables) du système ou phénomène et, surtout, la mise en évidence des relations d'influence (ou causales) qu'entretiennent entre elles ces composantes (ou variables).

Garreau L., Hardy C. (2013), Le développement durable : un vecteur de sens pour les acteurs des projets d'action publique territoriale, in du Boys C., Fouchet R., Tiberghien B. (dir.), Management public durable : dialogue autour de la Méditerranée, Bruxelles, Bruylant, p. 219-243

Cette communication s'entend comme une co-construction, un dialogue entre un chercheur en science de gestion et un technicien de l'action publique territoriale. L'objet est de voir dans quelle mesure l'instauration de pratiques de développement durable peut avoir un impact sur le sens donné par les agents de l'action publique territoriale. En nous fondant sur trois projets distincts, nous montrons que le sens donné au travail par les individus peut être modifié par l'inclusion de pratiques de développement durable. Des contributions pour le management public sont avancées selon ces résultats.

This paper should be considered as a co-construction, a dialogue between a researcher in management science and a technician of public administration. We aim at discovering if sustainable development practices modify the meaning actors give to their work in the public administration field. We use three projects to show that meaning of work changes under the influence of sustainable development practices. Implications for public management are discussed.

Garreau L. (2012), Le sens au travail,, L'état des entreprises 2013, Paris, La Découverte, p. 49-60

Le travail en 2013 est fondamentalement différent du travail du début du XXème siècle, du travail des trente glorieuses ou même du travail à la fin du XXème siècle. L'individu hypermoderne participe à l'accélération du rythme de vie, voit la frontière entre vie privée et vie professionnelle s'estomper petit à petit, utilise abondement les technologies de l'information et de la communication, et travaillent dans un contexte où les crises économiques, financières et politiques se succèdent au niveau mondial. Dans ce cadre, les nombreuses mutations dans le travail sont venues modifier le sens que les individus donnent à leur travail. Les managers mettent aujourd'hui le concept de sens au travail au centre de leurs préoccupations (Regnault, 2004). On ne compte plus les articles dans la presse destinés aux managers qui parlent de (re)donner du sens au travail, que ceci soit pour les entreprises privées ou dans les organisations publiques. Nous proposons donc de décrypter ce que sont les enjeux du sens au travail pour les entreprises en 2013. Pour cela, nous présentons une définition et un cadre théorique permettant d'appréhender le terme de sens au travail. Nous illustrerons nos propos par plusieurs exemples en mettant l'accent à la fois sur certains problèmes liés au sens, ainsi que sur des pistes de solutions pour donner un sens au travail des individus.

Garreau L. (2012), La vie, la VRAIE... Le management de projet au quotidien au sein du Groupe Auchan, in Guédon J., Boudès T. (dir.), Cas en management de projet, Cormelles-le-Royal, Éd. EMS, Management & société, p. 139-154

Chaque cas fait l'objet d'un récit et débouche sur des questions pour stimuler la réflexion. Une note pédagogique permet ensuite au lecteur étudiant de vérifier son acquisition des compétences, au lecteur professionnel de se demander s'il aurait fait comme le suggère la note pédagogique et au lecteur enseignant de bénéficier d'un appui à l'animation du cas. Enfin, le lecteur curieux y trouvera tout simplement matière à réflexion.

Communications

Laszczuk A., Garreau L. (2015), Le journal de bord sibyllique : de l'importance des anticipations dans le processus de construction de sens du chercheur en immersion, XXIVème conférence annuelle de l'Association Internationale de Management Stratégique - AIMS 2015, Paris, France

Cet article contribue ainsi aux méthodes de recherche visant à améliorer la qualité des recherches du chercheur en immersion en présentant une forme de journal, appelé journal sibyllique. Le journal de bord est un outil au service de la recherche lors de phase d'observation. En revanche, l'utilisation du journal de bord souffre d'une vision souvent simpliste et reste souvent un « document accessoire » (Mucchielli, 2009). Nous pensons que le journal de bord doit trouver une place plus importante dans le processus de construction théorique. Sur la base de l'approche par le sensemaking (Weick, 1995), nous théorisons l'activité du chercheur en immersion et montrons l'importance de tenir compte du journal de bord comme d'un artefact ayant une importance dans le processus de construction de sens. Fondée sur une recherche actuelle, nous formulons une proposition de journal de bord qui ajoute une dimension prédictive aux journaux existants. Après avoir décrit l'utilisation de ce journal, nous discutons les implications de son utilisation pour le chercheur en management.

Friesl M., Garreau L. (2015), Strategic renewal through multilevel balancing, Annual 15th EURAM Conference - European Academy of Management, Varsovie, Poland

Extant strategy research shows that innovative business units are often structurally separated from the parent organization in order to facilitate the development of new capabilities. This paper constitutes a process study of the separation and subsequent re-integration of a business unit. We draw on a longitudinal study of Immochan (2006 - 2014) in order to develop a model of strategic renewal through, what we call, multilevel balancing. We identify three balancing mechanisms on the micro, meso and macro level, which enable change in routines, capabilities and organization structures. Our findings contribute to the ambidexterity literature in three ways as well as research on strategy practice and process.

Friesl M., Garreau L. (2014), Against the Grain: Capability Renewal through Contested Initiatives, 34th Strategic Management Society Annual International Conference, Madrid, Espagne

This work in progress paper aims to contribute to the literature on the cognitive foundations of capability development. Extant research acknowledges that capabilities are rooted in taken for granted conventions that are both a source of distinctiveness but may potentially also give rise to capability level rigidity. Yet, the processes through which the contestation of such conventions allows the renewal of organizational capability remain unclear. We draw on a longitudinal embedded case design of three initiatives as Immochan, a French property developer, that provide insights into the mechanisms that lead to changes in conventions and give rise to the renewal of organizational capabilities.

Baïada-Hirèche L., Garreau L. (2014), The dynamics of ethical judgment: an essay of modelization, EURAM 2014 - 14th Annual Conference of the European Academy of Management - Waves and winds of strategic leadership for sustainable competitiveness, Valence, Espagne

A growing body of research has been drawing on the sensemaking perspective in order to modelize ethical judgment. Nevertheless, these sensemaking models do not account for how sensemaking can further our conceptualisation of the evolution of ethical judgment over time. In this study, we build on an interview-based design to develop a process model that accounts for the dynamics of ethical judgment. We then identify the mechanisms and influences of this process. Finally, we discuss the practical implications of our findings for ethical decision-making and for the teaching of business ethics.

Baïada-Hirèche L., Garreau L. (2014), Exploring the dynamics of ethical judgment: The Sensemaking-Based Evolution Model, XXIIIème conférence annuelle de l'Association Internationale de Management Stratégique - AIMS 2014, Rennes, France

A growing body of research has been drawing on the sensemaking perspective in order to modelize ethical judgment. Nevertheless, these sensemaking models do not account for how sensemaking can further our conceptualisation of the evolution of ethical judgment over time. In this study, we build on an interview-based design to develop a process model that accounts for the dynamics of ethical judgment. We then identify the mechanisms and influences of this process. Finally, we discuss the practical implications of our findings for ethical decision- making and for the teaching of business ethics.

Baïada-Hirèche L., Garreau L. (2013), Revealing mechanisms of ethical judgement evolution: construction, deconstruction, reconstruction, 31st Standing Conference on Organizational Symbolism, Varsovie, Pologne

Following the latest EDM frameworks that base on a sensemaking perspective, we led an interpretive research through business ethics teaching sessions with professionals. In the light of this approach, we show that ethical judgment implies not only real time ethical judgment about the situation but also further retrospective judgments both about the reference situation and the individual's own previous judgement.

Dameron S., Garreau L., Gour A. (2013), Fishing or hunting? Strategic information circulation practices to reach sustainable competitive advantage, Strategic Management Society (SMS) 33rd Annual International Conference, Atlanta, United States

The current competition game implies processes like alliances with competitors, inclusion of customers and suppliers at early stages of innovation, relations with States, or anticipation of public acceptance. At the heart of all these processes and many others, information processing has become a key for surviving and competitive advantage reaching. The relevance and use of information has not always been considered as a relevant question for strategy making. Indeed, in classical economy equilibrium model, information is considered as complete and perfect, which implies that companies cannot get an advantage on information processing. Simon (1947) radically modified this perspective through developing the concept of bounded rationality, which implies that information cannot be complete and perfect at any time of decision-making processes. As information processing is inherent to organizational processes, companies can outperform if they can better process sensitive information. This paper proposes a study of strategic information circulation practices. By drawing from Simon and March's work (Feldman & March, 1981; March & Simon, 1958; Simon, 1947) on information, it positions practices of strategic information circulation as social practices, an approach which mirrors that of Strategy-as-Practice. This focus on social practices gives way to a greater understanding of how people access, collect and use of information. In this paper, we examine how companies organize the processes of strategic information circulation through various practices. By doing so, we propose an integrative metaphorical framework of information circulation practices consisting of a taxonomy of four modes of practices used in dealing with the circulation of strategic information. This framework provides a new understanding of the possibilities for companies to develop or enable the circulation of strategic information. This framework subsequently allows us to extend the current literature on strategic practices related to the use of strategic information.

Garreau L., Laszczuk A., Maucuer R. (2013), Intégrer l'évolution de la stratégie et l'aspect humain de l'organisation dans l'approche par le Business Model : les apports du Modèle 4C, XXIIème conférence annuelle de l'Association Internationale de Management Stratégique - AIMS 2013, Clermont-Ferrand, FRANCE

Cet article a pour objet de montrer la manière dont le modèle 4C développé par Miller et Le Breton Miller (2010) complète l'approche de la stratégie par le business model. L'approche par le business model permet d'appréhender la stratégie à un niveau intermédiaire entre les grandes décisions stratégiques et la mise en oeuvre fonctionnelle (Lecocq et al., 2006). Bien qu'elle permette de mieux comprendre les processus de création et de captation de valeur au sein d'une entreprise à un moment donné, elle ne permet pas d'appréhender les mécanismes sous-jacents à l'évolution du business model dans le temps. Nous explorons dans cette recherche la manière dont le modèle 4C développé par Miller et Le Breton Miller (2010), fondé sur les clés du succès des entreprises familiales sur le long terme, permet de compléter l'approche par le business model. Nous présentons ici une étude empirique portant sur quatre entreprises du secteur de l'internet visant à analyser la complémentarité des deux grilles d'analyse. Nous montrons que le modèle 4C permet non seulement d'appréhender plus finement les logiques d'évolution du BM au cours du temps mais aussi d'intégrer la dimension humaine présente dans les différentes composantes du BM. Nous contribuons ainsi au champ de la recherche sur les business model en proposant un enrichissement des modèles existants par une meilleure appréhension de l'évolution de la stratégie et de la dimension humaine au sein du concept.

Garreau L., Mouricou P. (2012), Strategizing through visual representations: sensemaking practices at work in a real estate project, 28th EGOS Colloquium - Design!?, Helsinki, Finlande

Perrot S., Garreau L. (2012), Comprendre la dynamique de la socialisation organisationnelle : une approche par le sensemaking, XXIème conférence de l'AIMS, Lille, France

Nous proposons ici un essai théorique, qui analyse le concept de socialisation organisationnelle sous l'angle du sensemaking. Nous montrons que les deux processus sous-jacents de la socialisation - apprentissage et intériorisation - peuvent être considérés comme des processus de sensemaking. En d'autres termes, nous présentons la socialisation organisationnelle comme l'un des processus de sensemaking à l'oeuvre dans les organisations. Nous présentons alors les implications de cette proposition : a) la socialisation est un processus continu mais non linéaire ni cumulatif ; b) les critiques sur l'optique fonctionnaliste de la socialisation sont dépassées ; c) l'horizon temporel pertinent de la socialisation est considérablement élargi.

Garreau L., Maucuer R. (2012), Business Remodelling: How Civil Society Organizations Use Mise-en-sens Tactics to Shape Companies Strategy?, 32nd Strategic Management Society Annual Conference, Prague, CZECH REPUBLIC

This paper examines the discursive mise-en-sens (Corvellec & Risberg,2007) tactics civil society organizations (CSOs) use to influence strategicdevelopment of companies. Drawing on the case study of Suez-Environment, a major water distribution company in the world, we showthat CSOs can play an important role in the definition of companies'business model (BM). We show 16 mise-en-sens tactics that CSOs use inorder to shape strategy development, the output of which being new strategic segmentation. Our research provides contribution for theStrategy-as-Practice field through a) highlighting the role of CSOs aspractitioners in companies BM evolution b) identification of 16 mise-en-senstactics in strategy development c) understanding which elements ofstrategy are addressed by mise-en-sens tactics.

Garreau L., Mouricou P. (2012), Strategizing through Sensemaking Practices: Mapping Out a Real Estate Project, 32nd Strategic Management Society Annual Conference, Prague, CZECH REPUBLIC

Sensemaking practices are a core activity for strategizing in organizations.Managers can use various types of objects to shape sense in a project. Wepropose an integrative framework to analyse the sensemaking practicesat work in a real estate project. Our results provide a better understandingof the micro foundations of strategy and sensemaking.

Mouricou P., Garreau L. (2011), La fabrique de la stratégie dans un projet immobilier : Construire du sens sur la base de représentations visuelles, XXe conférence de l'AIMS, Nantes, France

Cette communication s'inscrit le courant Strategy-as-Practice qui considère que la stratégie se construit au travers des actions et des interactions d'individus qui n'occupent pas nécessairement des fonctions de direction dans l'organisation (Golsorkhi, 2006 ; Golsorkhi et al., 2010 ; Johnson et al., 2007 ; Whittington, 2002, 2003). Cette construction de la stratégie s'appuie sur l'interprétation que font les individus de leur environnement, sur une construction de sens (Balogun et Johnson, 2004 ; Regner, 2003 ; Rouleau, 2005 ; Stensaker et Falkenberg, 2007). Prolongeant les travaux de Spee et Jarzabkowski (2009), nous nous intéressons aux objets utilisés par les individus qui construisent du sens et qui contribuent à façonner la stratégie. Nous nous focalisons ici sur un type d'objet, les représentations visuelles pour étudier les pratiques de construction de sens des individus dans le cadre d'un projet. La dichotomie sensemaking / sensegiving (Gioia et Chittipeddi, 1991), le concept d'objet frontière (Star et Griesemer, 1989) et la littérature en management de projets nous permettent de proposer une grille d'analyse des pratiques de construction de sens fondée sur des représentations visuelles. Ces pratiques sont étudiées in situ au travers d'une étude de cas consacrée à un projet de développement de centre commercial réalisé par Immochan, filiale immobilière du groupe Auchan. Nos données sont constituées d'observations réalisées lors des réunions des membres de l'équipe projet, des retranscriptions intégrales de ces dernières et d'entretiens. Elles ont été analysées à l'aide du logiciel NVivo 9. Différentes pratiques de construction de sens fondées sur des représentations visuelles (en l'occurrence des cartes, des plans d'architectes, des images et des croquis) ont été mises en évidence. Notre grille d'analyse théorique nous permet de regrouper ces pratiques en quatre registres : fabrique de la stratégie, fabrique de l'organisation, diffusion de la stratégie, ancrage de l'organisation). Les registres que nous avons identifiés interagissent pour contribuer à la fabrication de la stratégie du futur centre commercial (vision, concept, positionnement concurrentiel, relations avec les parties prenantes). Cette communication propose une grille d'analyse permettant d'identifier des types de pratiques qui concourent à la dynamique de construction du sens dans un projet. Elle contribue à améliorer la connaissance des possibilités d'utilisation des objets dans la fabrique de la stratégie.

Perrot S., Garreau L. (2011), Le rôle des émotions dans la socialisation organisationnelle: une approche par le sensemaking, XXIIème Congrès de l'AGRH à Marrakech :vers un management des ressources humaines durable et bienveillant ?, Marrakech, Maroc

De nombreuses recherches ont cherché à comprendre la dynamique de la socialisation ainsi qu'à en décrire les mécanismes. Toutefois, la construction de sens n'a été appréhendée que comme l'un des aspects de la socialisation, le plus souvent limité aux surprises et contrastes perçus lors des premiers instants d'une transition professionnelle (Louis, 1980). Dans cette recherche, nous avançons que le sensemaking (Weick, 1979, 1995) constitue un cadre théorique clé pour mieux comprendre les processus clés de socialisation que sont l'apprentissage et l'intériorisation (e.g. Perrot, 2009), c'est-à-dire la façon dont l'acteur, à travers ses activités professionnelles, apprend et intériorise des éléments liés aux trois domaines clés de la socialisation organisationnelle (travail, groupe de travail, organisation). Le processus de sensemaking étant continu, il est à la fois l'input et l'output de l'apprentissage et de l'intériorisation liés à la socialisation. Autrement dit, un individu doit tenter d'interpréter les situations (Journé et Raulet-Croset, 2008) pour se socialiser. Au travers de cette interprétation, il va apprendre et / ou intérioriser des éléments qui entreront à leur tour dans le processus de sensemaking lors de situations futures. La relation intime entre émotions et cognition tend à recevoir de plus en plus d'écho, tant en neurobiologie (Edelman, 1992), qu'en sciences de gestion, avec par exemple la mise en évidence du rôle des émotions dans les processus d'apprentissage (Damasio, 1999, 2000). Il est donc logique de postuler l'existence d'un lien entre émotions, socialisation organisationnelle, et construction de sens. En distinguant les deux caractéristiques principales des émotions qui sont le degré d'activation et la valence, nous formulons des propositions de recherche qui associent le degré d'activation à l'apprentissage, et la valence à l'intériorisation.

Bandeira-de-Mello R., Garreau L. (2010), La théorie enracinée en pratique : vers un dépassement de la tension entre scientificité et créativité dans les recherches basées sur la théorie enracinée ?, AIMS, Luxembourg, Luxembourg

De nombreuses recherches ont mis en évidence les difficultés de la conduite d'une recherche utilisant la méthodologie de la théorie enracinée. D'une méthode prometteuse sur le plan de l'innovation et de la rigueur scientifique, elle peut apparaître comme un cauchemar pour le chercheur qui la pratique (Goulding, 2001). Nous montrons qu'au-delà des aspects techniques de la théorie enracinée, qui peuvent se montrer très contraignants, une des difficultés majeures de la théorie enracinée tient en la tension constante entre créativité et scientificité. Nous proposons de dépasser cette tension en mobilisant le cadre proposé par Alvesson, Hardy, & Harley (2008) dans leur étude de la réflexivité. Ce recadrage permet de montrer que créativité et scientificité peuvent se compléter, voire se renforcer dans le cadre de la théorie enracinée.

Mouricou P., Garreau L. (2010), Drawing on the map: The use of maps to shape sense in project organizations, "Talk, Text and Tools in the Practice of Strategy" First International Strategy as Practice workshop in North America, Montréal, Canada

Garreau L. (2009), When sense bridges cognition, emotion and aims: developing a new framework to study sense in organization research, 27th Standing Conference on Organizational Symbolism (SCOS), Copenhague, Danemark

This papers looks at the concept of sense to tackle management and organization science questions. It discusses the theoretical and methodological basis of the concept of sense to provide a new framework to study sense in organizational research. The interested of the new framework is tested in practice through a case study that aims at understanding the suffering of project managers.

Bandeira-de-Mello R., Garreau L. (2009), The Use of Art Knowledge to Enhance Creativity in Grounded Theory Research, Associaçao Nacional de Pos-Graduaçao e Pequisa em Administraçao (ANPAD 2009), Sao Paulo, Brésil

Developing grounded theory in practice is not an easy task. The resulting quality is directly linked to the researcher's ability in discovering categories, properties, and dimensions that build a relevant theory about a phenomenon. We show how art based knowledge adds value to the existing techniques used for enhancing theoretical sensitivity. We argue that art knowledge leverages researcher's creativity, an under-evoked issue in the literature. The issues of how and to what extent creativity can be used in developing grounded theory are seldom treated in the literature. The set of tools suggested by the literature to help sensitizing researchers in developing theory does not guarantee creative thinking and novel theories. In the present paper, we derive from our own practice as GT researchers and instructors for almost a decade to show and to systematize how the knowledge of arts sensitizes the researcher and lead to creative thinking about managerial practice. We provide three illustrative examples drawn from our experience as grounded theory researchers and instructors.

Bandeira-de-Mello R., Garreau L. (2009), How to develop creativity in Grounded Theory? Epistemological choices and operational strategies in the quest for creativity, AIMS, Grenoble, France

La théorie enracinée a été initialement développée pour proposer une alternative aux méthodes hypothético-déductives, qui formaient le courant majeur de la sociologie des années 1960, en visant à créer de nouvelles connaissances en se fondant sur les pratiques sociales. Face à l'ambition de vouloir créer de nouvelles connaissances au travers de l'utilisation de la théorie enracinée, de nombreux chercheurs mentionnent les difficultés inhérentes à cette méthode dans le développement de théories innovantes (Fendt & Sachs, 2008; Guillemette, 2006; Shalley, Gilson, & Blum, 2000). Cependant, la créativité reste une notion sous évaluée dans la littérature associée à la théorie enracinée. Les commentaires à propos de la créativité sont soit diffus(Charmaz, 2000 ; Glaser & Strauss, 1967 ; Strauss & Corbin, 1990) , soit limités (Dey, 1999 ; Douglas, 2003 ; Fendt & Sachs, 2008 ; Goulding, 2001 ; Locke, 2001 ; Wells, 1995). Ce papier cherche à clarifier dans quelles mesures la créativité joue un rôle dans le développement d'une théorie enracinée, ainsi que comment atteindre un certain niveau de créativité. Nous discutons d'abord les implications des choix épistémologiques dans les différentes versions de la théorie enracinée sur les potentialités de créativité dans le processus de recherche. Nous montrons que la place de la créativité diffère selon les approches utilisées : orthodoxe (Glaser and Strauss, 1967), pragmatique (Corbin & Strauss, 1990, 2008 ; Strauss & Corbin, 1990, 1998)ou constructiviste (Charmaz, 2000, 2006). Nous proposons trois stratégies de recherche permettant d'aider le chercheur dans sa quête de créativité. Nous nous appuyons sur près de dix années de pratique et d'enseignement de la théorie enracinée pour montrer comment les pratiques mentionnées peuvent aboutir à une meilleure créativité du chercheur. Nous ne proposons pas une liste exhaustive des techniques et stratégies mais mettons l'accent sur trois d'entre elles : le travail en groupe, les connaissances en art et la créativité in vivo.

Grounded Theory (GT) methodology was originally proposed as an alternative to hypothetic deductive methods, aiming at creating new knowledge on the basis of the emergence of latent social patterns. While this ambition of creating fresh knowledge seems appropriate, there are difficulties inherent to the development of innovative and creative grounded theories (Fendt & Sachs, 2008 ; Guillemette, 2006 ; Shalley et al., 2000). However, creativity is an under evoked issue in the literature on GT. Mentions of creativity in GT literature is either diffuse (Charmaz, 2000 ; Glaser & Strauss, 1967 ; Strauss & Corbin, 1990) or scant (Dey, 1999 ; Douglas, 2003 ; Fendt & Sachs, 2008 ; Goulding, 2001 ; Locke, 2001 ; Wells, 1995). Our communication contributes to clarify to what extent creativity has a place in GT as well as how to enhance it. We first discuss the implications of epistemological choices underlying different versions of GT on the role of creativity in the research process. From early works of the pioneers (Glaser and Strauss, 1967), new GT versions have been developed, either focusing on the tactics to develop grounded theories in a practical way (Corbin & Strauss, 1990, 2008 ; Strauss & Corbin, 1990, 1998) or on its epistemological background (Charmaz, 2000, 2006). We show that the quest for creativity differs among these existing GT approaches. We also present three creativity-enhancing strategies to help researchers in their quest for creativity. We derive from our almost 10-year experience of developing GT as researchers and instructors to show how these strategies lead to creativity. We do not ambition to give an exhaustive set of techniques and strategies, but we focus on three of them, namely the collective work, the use of art knowledge, and in vivo creativity.

Garreau L., Adrot A. (2009), Approcher la réalité de l'improvisation organisationnelle en temps de crise : l'analyse des interactions durant la réponse à la canicule française de 2003, AIMS, Grenoble, France

L'improvisation suscite un intérêt croissant dans la littérature managériale. Cependant, le cas particulier de l'improvisation organisationnelle a été relativement peu étudié jusqu'ici. Au- delà d'une simple transposition des caractéristiques individuelles au niveau collectif, il manque une opérationnalisation claire du concept qui permette de caractériser l'improvisation et d'en découvrir les mécanismes. Une meilleure compréhension de l'improvisation organisationnelle modifierait les représentations, encore négatives, que se font les praticiens de l'improvisation. Toutefois, dans le domaine hospitalier, caractérisé par une forte institutionnalisation des pratiques, l'improvisation est principalement reconnue comme indispensable en situation critique. Il est donc nécessaire de mieux étudier l'improvisation, car celle-ci s'avère être une ressource cruciale à la résolution de problèmes complexes en situation de pression émotionnelle et temporelle forte. L'objectif de cette étude, en cours de réalisation, est de proposer une compréhension de l'improvisation organisationnelle au travers des interactions interindividuelles. En suivant les principes de la théorie enracinée, nous menons une analyse rétrospective de la réponse à la canicule de 2003 par trois structures hospitalières d'Ile-de-France. Les premières analyses de notre étude mettent en évidence trois types d'interactions : des interactions discursives, sources de développement de nouvelles pratiques, des interactions de traduction qui génèrent un référentiel commun de pratiques, et des interactions basées sur l'expertise qui légitiment certaines pratiques. La mise en évidence de telles interactions nous semble cruciale pour une meilleure compréhension de l'improvisation. Aussi, les éléments émergents de nos premières analyses semblent très proches des éléments théoriques du cadre des capacités dynamiques. Cela nous conduit ainsi à discuter la pertinence de l'approche des capacités dynamiques comme cadre d'analyse des interactions composant l'improvisation organisationnelle en situation de crise.

Garreau L. (2009), Accéder à l'opérationnalisation d'un concept complexe au travers de la théorie enracinée : le cas du concept de sens, Méthodes émergentes et recherche en GRH, 20e congrès de l'AGRH, Toulouse, France

Garreau L., Adrot A. (2009), Sense as a bridge between crisis and improvisation: how people make sense of a crisis to improvise ?, 27th Standing Conference on Organizational Symbolism, Copenhague, Danemark

This papers aims at understanding the role of sense when actors improvise during crisis. Literature about improvisation show little explanation of how individual improvisation becomes collective and coherent. The use of the concept of sense as a bridge between crisis and improvisation enable us to identify three mechanisms related to sense that contribute to organizational improvisation in crisis response -detection, mobilization, response- as well as mechanisms that take part into the collective turn of crisis response through improvisation.

Bandeira-de-Mello R., Garreau L. (2009), What do you do to develop creativity in Grounded Theory? Using Art knowledge in constant comparison, 25th European Group for Organizational Studies (EGOS) 2009, Barcelone, Espagne

Garreau L. (2009), Exploring the suffering of project managers through the lens of sense: the case study of shopping centers development by Auchan, 24th Cardiff Employment Research Unit (ERU) Annual Conference, Cardiff, Royaume-Uni

Chasserio S., Baudoin E., Garreau L. (2009), The relationship between researcher and organizational actors in a case study. The balance between freedom and necessity, 10th Advances in Qualitative Methods conference (AQM), Vancouver, Canada

Garreau L., Bandeira-de-Mello R. (2008), Possibilités et pièges liés à l'utilisation des logiciels dans le processus d'analyse au travers de la théorie enracinée, Conférence de l'AIMS, Nice, France

La méthodologie proposée par la théorie enracinée permet dans une optique idéale de proposer des résultats généralisables et objectifs. Néanmoins, de nombreuses critiques sont adressées aux recherches basées sur cette méthode. Les principaux reproches sont le manque de rigueur dans l'analyse des données et la mauvaise restitution du travail du chercheur dans sa recherche. L'utilisation de logiciels d'aide à l'analyse des données qualitatives permet de développer les possibilités d'analyse des données au sein de la théorie enracinée. Ces logiciels utilisent la puissance de l'outil informatique pour épauler le chercheur dans de nombreuses tâches nécessaires à l'élaboration d'une théorie enracinée de bonne qualité. En nous basant sur la littérature et une expérience de l'utilisation de ces outils de plus de sept ans, nous montrons de quelle façon ces logiciels permettent d'améliorer la qualité de la recherche basée sur la méthodologie enracinée. Nous mettons toutefois en garde les utilisateurs potentiels de tels logiciels en présentant cinq pièges auxquels peuvent être confrontés les chercheurs débutants comme les chercheurs confirmés. Nous espérons ainsi contribuer à la propagation de la bonne utilisation des logiciels d'aide à l'analyse des données, en rendant explicites les possibilités et inconvénients liés des ces logiciels.

Garreau L. (2008), Sens et gestion du sens en management de projets, XVIIe conférence internationale de management stratégique, Séminaire doctoral AIMS, EDHEC Business School, Nice, France

Garreau L. (2008), The impact of the strategy and projects of a retail store group in the development of franchised cities in France: an approach through enactment of vision, 24th EGOS Colloquium, Amsterdam, Pays-Bas

Through the concept of "franchised city", Mangin (2004) shows that cities are developed through projects of private companies that sectorize peri-urban areas, which give a special shape and functioning to cities. This macro perspective of the development of cities is the result of process led by public and private actors, which is not clearly identified. Understanding this process is important because of the amount of money involved for both private and public actors, and because the shape cities take has a strong impact on everyday life. This paper aims at reflecting on that issue and proposes a case study of Auchan, one of the biggest retail store group in France. The strategy of Auchan, and its implementation into projects, affects the shape and development of cities, and leads to franchised cities, as described by Mangin (2004). In 1976, the C.E.O. decides to acquire all the fields on which Auchan develops its hypermarket activity, and to acquire areas around in order to keep a development potential in term of room around the hypermarket. Auchan secured its vertical chain (Porter, 1985) by acquiring the resources that represent fields. The Auchan group is still the only retail store group to have this strategy. In 2006, Immochan, the real estate subsidiary of the group, is one of the main field owners in France. We analyzed how the company shapes and develops cities through commercial projects through an interpretative study that lasted 18 months. The three projects aimed at distinct objectives (development of a leisure park, reorganization of a retail park in common with a competitor, and development of a commercial activities park) and had different impacts on the cities. We propose a process view (Langley, 1999) of project development, based on the theory of enactment developed by Weick (1979 ; 1995). Through constant comparison, we explored the factors why projects became significantly different. More precisely, we followed transactions between city representatives and project managers, and led understanding interviews (Kaufmann, 2007) with actors to know the sense given to the real estate project by the members of the project. Actions taken during the project can be explained by the sense the members give to projects and to their relationships with stakeholders. Our study shows that competition in the commercial area has a strong impact on urbanism and leads to the development of franchised cities. We have three main results. First, we show that the control of resources that are fields, in a region where density is high, gives the advantage either to the Auchan or to politicians when negotiating the features of the project developed. This result is particularly important considering the strategy taken by Auchan to acquire fields during the lasts decades. It increases the impact this private company has on the shape of franchised cities. Second, we relate the development of cities to the strategy of the firm and the perception of the project leader. The project depends mainly on the project leader's vision, which ultimately has a strong impact on urbanism. For example, the change of project manager made the development of a wholly integrated strip mall with many partners, which would create a very attractive project for a whole region, turn into the development of a parking lot and a few more square meters for the gallery than what already existed. The project managers' points of view were contradictory. The departure of the previous project manager let some space for the second to enact its point of view, and to change considerably the city political, commercial and demographical potential influence. Third, we consider the link between beliefs in urbanism and project management, and the sense given to projects. A retroaction relation shows that if project managers influence the shape of cities, they are, as well, influenced by elements that they have in mind while working. The identification of these elements shows that the competition that takes place in the commercial area has a strong impact on the shape taken by a city. Our main contribution is the use of methodological individualism, centered on the project manager, to explain the process that leads to franchised cities. We describe how the visions of project managers of a retail store group lead the development of cities. We provide a renewed insight, based on management practices, to deal with the question of the construction of franchised cities (Mangin, 2004). In dealing with urbanism and strategic assumptions of projects development, we suggest new directions for research on city development and its management.

Garreau L. (2007), Sense and meaning of project for members, the case of shopping centre and shopping area conception by Immochan, International doctoral workshop Aegis - Saïd Business School, Oxford, Royaume-Uni

Garreau L. (2006), Création de sens et apprentissage organisationnel, une perspective croisée, Congrès de l'AGRH, Reims, France

L'apprentissage organisationnel est appréhendé comme « la différence consciente ou mesurable entre les stimuli reconnus, les réponses et comportements potentiels et/ou leurs règles d'association chez certains membres de l'organisation » [Romelaer, 1998:173]. Ce phénomène complexe peut être analysé par l'étude parallèle du concept de création de sens. Si la théorie de Weick est plus un cadre conceptuel qu'une théorie testable, les concepts qu'il met en avant sont des outils puissants permettant d'expliquer le bon fonctionnement d'une organisation ou ses échecs. En étudiant le phénomène d'apprentissage organisationnel au sein d'un cabinet de courtage en assurances, le concept de création de sens nous a ainsi paru d'une grande importance afin d'expliquer l'arrivée et les blocages en termes d'apprentissage organisationnel. Cette étude a été menée sur une période de six mois au travers d'entretiens, et d'une observation participante périphérique. Le dirigeant étant confronté à des difficultés dans l'obtention d'un apprentissage organisationnel, nous avons utilisé l'approche clinique pour effectuer notre recherche. Deux résultats principaux ont ainsi émergé de notre étude. D'abord, nous avons pu constater que la création de sens et l'apprentissage organisationnel sont intimement liés en termes de temporalité dans l'organisation. Cela nous a permis de revisiter le modèle d'apprentissage organisationnel selon Charreire-Petit et de mettre en évidence les phases de sensemaking, d'abord individuel, puis au sein du groupe, et enfin au sein de l'organisation, dans les phases amont du processus d'apprentissage. Nous avons également identifié deux leviers de création de sens au sein de l'organisation étudiée. Le dirigeant semble avoir un double impact sur ce processus : son activité, recherchant la création de sens, semble en contrepartie étouffer les membres de l'équipe et les empêcher de résoudre l'ambiguïté issue de la confrontation avec la réalité. Il restreint ainsi partiellement les possibilités de création de sens. Aussi, nous avons pu voir que les contraintes externes peuvent modifier les schémas mentaux des acteurs et permettre une création de sens. Ces deux leviers de création de sens sont ainsi deux facteurs permettant l'établissement d'une « attitude propice » à l'apprentissage organisationnel.

Autres publications

Garreau, L., (2016), L’agriculture française, une question de positionnement stratégique ?, www.theconversation.com, publié le 11 février

Volle, P., Garreau, L., (2016), Il faut plus de formations doctorales à orientation professionnelle!, www.theconversation.com, 29 mars

Garreau, L., (2015),  De l'’utilisation de la circularité en MTE : vers un dépassement de la tension entre créativité et rigueur méthodologique , Approches inductives : Travail intellectuel et construction des connaissances, vol. 2, n° 1, pp. 211-242

Garreau L., (2012), La méthode enracinée. Une méthodologie permettant de proposer des cadres conceptuels depuis des données empiriques ou comment accéder à l'opérationnalisation d'un concept complexe au travers de la théorie enracinée ?, Revue Internationale de Psychosociologie, 16, 44, pp. 89-115

Garreau L., (2012), La vie, la VRAIE... Le management de projet au quotidien au sein du groupe Auchan , Cas pédagogique en management de projet. Entreprise Auchan: construction d'une nouveau centre commercial

Garreau, L.,  La puissance des  visuels  pour réussir une réunion stratégique , Dauphine Recherches, Spécial Gestion, Juillet 2016

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