Curriculum vitae

Charpateau Olivier

Maître de conférences
DRM

olivier.charpateauping@dauphinepong.fr
Tel : 01 44 05 40 71
Bureau : P 404

Publications

Chapitres d'ouvrage

Berland N., Charpateau O., Dreveton B., Tissier S. (2013), Coûts de non-qualité, stratégie et changement, in Cappelletti L., Hoarau C. (dir.), Finance et contrôle au quotidien : 100 fiches, Paris, Dunod, p. 393-418

Charpateau O. (2012), Ethique des auditeurs, in Allouche J. (dir.), Encyclopédie des ressources humaines : théories, instruments, méthodes, auteurs, Paris, Vuibert, p. 555-561

L'audit est devenu, au cours des vingt dernières années, un outil de pilotage interne ou externe largement diffusé dans les organisations, privées publiques, marchandes ou non. Au delà des techniques et méthodes d'audit, la question du comportement de l'auditeur a émergé. Il est apparu opportun de se demander comment l'éthique de l'auditeur interagit sur la qualité de l'audit mais aussi comment elle s'articule avec l'organisation qui emploie l'auditeur. Les auditeurs ne peuvent en effet isoler leurs valeurs personnelles de la pratique du métier. Ils peuvent donc interpréter les situations d'audit selon leur propre sensibilité. Par ailleurs, les cabinets d'audit ont des contraintes financières et organisationnelles les amenant à rechercher le meilleur rapport profit/qualité produite. A cette fin, ils utilisent la déontologie comme une moyen d'autocontrôle. Mais l'éthique de l'auditeur se révèle peut sensible à cet outil. En outre, en fonction des spécialisations de l'auditeur (légal, normatif, interne...), la sensibilité au contexte varie fortement.

Allouche J., Charpateau O. (2012), Ethique et parties prenantes. Les enjeux philosophiques, in Allouche J. (dir.), Encyclopédie des ressources humaines : théories, instruments, méthodes, auteurs, Paris, Vuibert, p. 1051-1062

Le terme d'éthique est devenu au fil des vingt dernières années un mot commun, dont le sens dépend de son utilisateur et régulièrement mobilisé dans le champ du management. Il est particulièrement prisé pour parler du comportement des entreprises vis-à-vis de ses partenaires et de ses salariés. La séparation entre propriété et décision a servi de point de départ à une analyse qui oscille entre juridisme et économisme pour définir les logiques de responsabilité de et dans l'entreprise. La théorie des parties prenantes s'est construite alors sur le constat que l'entreprise ne peut se limiter à rendre des comptes aux seuls actionnaires en maximisant le profit redistribué. La mise en perspective des textes fondamentaux sur les parties prenantes avec les courants philosophiques portant sur l'éthique permet l'émergence de plusieurs constats et questionnements.

Wiedemann-Goiran T., Charpateau O. (2012), Normes RH et RSE, in Allouche J. (dir.), Encyclopédie des ressources humaines : théories, instruments, méthodes, auteurs, Paris, Vuibert, p. 981-988

L'extension de la normalisation à la gestion des Ressources Humaines et à la Responsabilité Sociale des Entreprises s'accélère avec simultanément la multiplication des référentiels normatifs produits et l'internationalisation des entreprises. Deux principaux types de normes existent. Les normes juridiques sont fondées essentiellement sur le droit national et international. Les normes techniques sont issues d'organismes dont la finalité est de produire des référentiels non juridiques et de la promouvoir auprès plus grand nombre possible d'organisations. Dans le cadre des RH et de la RSE, il existe plus de 130 normes techniques. Les thématiques abordées sont aussi variées que la définition de la RSE, les méthodes de reporting ou la maîtrise des risques professionnels dans l'industrie du jouet en Asie. Malgré cette multiplication des normes, les champs de la RH et de la RSE ne sont pas couverts mais les redondances sont nombreuses. Pour certaines d'entre-elles, la diffusion devient si forte qu'elle pose la question de la légitimité à étendre des pratiques, des valeurs, des concepts dont l'universalité est loin d'être acquise ou même reconnue.

Charpateau O. (2011), État de l'éthique dans les entreprises, in Pezet A., Dauphine Recherches en Management ., Nogatchewsky G. (dir.), L'état des entreprises 2012, Paris, La Découverte, p. 90-100

L'éthique : définir pour mieux comprendre L'éthique en application dans les organisations Les finalités de l'éthique dans les entreprises - Des pratiques variées - L'éthique en entreprise : ce qui fait débat

Communications

Albertini E., Charpateau O., Oxibar B. (2014), Ethics in the Letter for Shareholders, EBEN Annual Conference 2014, Berlin, Germany

This paper proposes a qualitative study of the ethical values that chairmen use in the letter included in the annual report of 52 listed French firms. An in depth study of the European and North American ethical and moral philosophy enables us to build a grid of concepts within the letters. The aim of the paper is to define what kind of ethical values the chairman discloses and if the nature of values communicated to the shareholders depends on the economical environment. Therefore, we scrutinized the evolution of ethical values between 2007 and 2010. Results show that being a listed firm doesn't induce a common use of ethical values in the letters. The letter contains several different concepts of ethics but the most important remains the financial one. But some firms disclose only one ethical value, some show substitution of values, and some an increase and an enrichment of the nature of ethical values. Our observation enhances the identification of some stereotypes of ethical values configurations that are independent from activities or size. We discuss the results and link them to practical situations and some theoretical propositions in the corporate social responsibility field.

Charpateau O. (2011), Éthique et indépendance interne : une nouvelle dimension de l'indépendance de l'auditeur légal, 32ème congrès annuel de l'Association Francophone de Comptabilité, Montpellier, France

Cette recherche empirique présente une nouvelle dimension de l'indépendance de l'auditeur légal : l'indépendance interne. La recherche s'est essentiellement intéressée aux pressions des clients et du marché, c'est-à-dire à une forme d'indépendance externe. Ceci postule implicitement que la structure organisationnelle de l'audit légal soit parfaitement efficace pour définir et mettre en oeuvre ce qui doit être fait. En s'appuyant sur les travaux en psychologie et en décision éthique, nous présentons une expérience de laboratoire pour deux catégories d'auditeurs légaux. Les résultats montrent que l'auditeur peut être influencé par ses pairs, le menant à prendre des décisions à contresens de la réglementation applicable. Le concept d'indépendance interne est alors discuté.

This research presents a new dimension of the auditor independence: the internal independence. Research has focused on clients and market pressures as kinds of external independence. This postulates that the organizational structure of legal audit is perfectly efficient and able to define and set up the requirements for quality of audits. Based on psychological and ethical decision researches, we present an experience for two categories of legal auditors. The results show that the auditor is dependent on his peers, leading him to take decisions incompliant with rules. The concept of internal independence is discussed.

Charpateau O. (2011), An extension of the Sensmaking-Intuition Model (SIM) by defining ethics: an answer to Sonenshein, Academy Of Management 2011 annual meeting : West meets East West Meets East: Enlightening, Balancing, and Transcending, San Antonio, États-Unis

Sonenshein based his Sensmaking-Intuition Model of ethical decision on a critical approach the rational models. In his model, sens-making for the ethical issue construction and the intuitive process of decision are the central articulations. But the model doesn't give a clear definition of ethics, suggesting that all ethical decisions can be evaluate on a scale of individual or collective behavior. But this scale doesn't represent the multiplicity of ethical orientations. I review the most important philosophical ethicals systems and expose the implications on the Sonenshein's model. I propose some modifications and suggest orientations for future researches.

Charpateau O. (2010), L'éthique en entreprise : un modèle d'interaction des valeurs, 21ème congrès de l'Association francophone de Gestion des Ressources Humaines, Saint-Malo, France

Nous proposons un cadre théorique d'analyse de l'éthique du salarié au sein de l'entreprise. Sur la base d'une revue de littérature en philosophie, nous définissons l'éthique non comme un état (être éthique), mais comme un processus de décision individuelle menant à une action au regard des valeurs personnelles. Cette définition, cohérente avec le caractère intégrateur des valeurs (Flament et al 2003) et les récents travaux sur la décision éthique (Sonenshein 2007), met l'individu au centre d'un contexte organisationnel. L'individu est soumis à des incitations à se comporter comme l'attend la direction de l'entreprise, et confronte sa propre éthique aux attentes de celle-ci. Mais le salarié peut ne pas comprendre le sens voulu par l'entreprise, voire donner du sens, y compris éthique, à des éléments qui n'étaient pas souhaités par la direction (Goffman 1974). Ces éléments théoriques montrent alors que le contexte de décision ne se limite pas aux demandes explicites de la direction en termes de comportement, mais également aux instruments de gestion qui sont potentiellement porteurs de sens. Un modèle reliant l'individu (éthique), la direction (déontologie) et l'organisation (contexte éthique) est présenté, ainsi que leurs interrelations fondées sur les cognitions sociales (Dioise 1993), la théorie sur sensmaking (Weick 1995) et la sociologie des valeurs (Donnadieu 1999).

Charpateau O. (2007), Ethique de l'auditeur et capacité à révéler une erreur : comparaison des auditeurs financiers et opérationnels, 28ème congrès de l'AFC - Comptabilité et environnement, Poitiers, France

Cet article présente deux comparaisons : le niveau d'éthique des commissaires aux comptes et des auditeurs de certification aéronautique français puis le niveau d'éthique et la capacité à révéler une erreur constatée. Nous avons utilisé pour cela la méthodologie du Defining Issue Test et des scénarii techniques. Les résultats montrent d'une part un niveau d'éthique similaire et, d'autre part, une capacité à révéler une erreur sensiblement différente, plus favorable aux auditeurs opérationnels. La relation entre les deux phénomènes est faible.

This paper proposes two comparisons: the ethical level of French CPA and French auditors of airworthiness certification; their respective ethics level and their abilities to reveal errors. With this end in view, we used the Defining Issue Test method and technical scenarios. On the one hand, results show that their ethics level is similar; one the other hand, their ability to reveal an error differs, since it is higher for operational auditors. The relation between those two parameters is weak.

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