Curriculum vitae

Perret Véronique

Professeur des universités
DRM

Veronique.PERRETping@dauphinepong.fr
Tel : 01 44 05 46 28
Bureau : A 123

Publications

Articles

Debenedetti S., Huault I., Perret V. (2016), Esthétique et politique de la résistance au travail dans Les temps modernes, Sociologies pratiques, 33, 3, p. 37-47

La mobilisation d'une oeuvre artistique peut-elle élargir l'horizon des recherches sur les organisations et le travail ? Partant de l'analyse de la figure classique de Charlot au travail dans Les Temps modernes, cet article propose de renouveler le regard posé sur la question de la résistance au travail à travers un film de fiction. En nous appuyant sur la philosophie de Jacques Rancière consacrée au « régime esthétique » de l'art, nous suggérons que les gestes de détournement de Charlot au travail reviennent à ignorer une certaine forme de nécessité qui le forcerait à « rester à sa place », affirmant ainsi une égalité de principe plutôt qu'une rébellion « contre » un ordre dominant. Cette résistance-affirmation, à la fois minuscule et universelle, à l'image du personnage de Charlot lui-même, offre un nouveau regard sur les formes et enjeux de la résistance au travail.

Schmidt G., Beaujolin R., Mourey D., Bobadilla N., Debenedetti S., Mairesse P., Perret V., Pichault F., Xhauflair V. (2015), Quand l'art parle de restructurations d'entreprises. Dévoilement des impensés et connaissance expérientielle, Gérer et comprendre, 120, p. 67-78

L'art est-il susceptible d'apporter un nouveau type de connaissance sur les restructurations d'entreprises ? C'est autour de cette question que s'est construit le projet de recherche européen qui est à la base de cet article. Nous rendons compte ici des premiers résultats de ce programme de recherche qui a réuni chercheurs, artistes et acteurs des restructurations autour de productions artistiques en nous efforçant d'identifier et de qualifier la nature spécifique des connaissances que le recours à la représentation artistique peut permettre de produire. Suivant l'invitation qui nous est faite par Becker (2007) de considérer la représentation artistique comme une représentation possible et potentiellement riche de la société, nous défendons l'idée que les représentations artistiques des restructurations d'entreprises sont susceptibles d'enrichir, voire de renouveler, la nature et les modes de production des connaissances académiques sur ce phénomène, plus précisément par le recours à deux oeuvres artistiques de natures différentes (un film, un travail photographique, une pièce de théâtre). Cet article présente les oeuvres d'art comme un matériau riche et complexe permettant le dévoilement de certaines dimensions, délibérément ou involontairement cachées ou occultées, des processus de restructurations. Par le biais d'une connaissance expérientielle, les oeuvres d'art fournissent en effet un regard décalé, tantôt complémentaire, tantôt contradictoire, sur les représentations des restructurations majoritairement proposées par la recherche académique.

Can art offer us a new sort of knowledge about corporate restructuring? This question laid at the center of a European research project that brought together researchers, artists and persons involved in the restructuring of companies. The initial findings are presented herein. The goal was to identify and describe the sort of knowledge produced through the arts. In line with Becker's (2007) suggestion to see works of art as possible and potentially fertile portrayals of society, what art reveals about the restructuring of firms can enhance the nature and modes of production of academic knowledge in this field. For this purpose, reference is made to works from different arts: cinema, photography, theater. Works of art are presented as a fertile, complex source that brings to light deliberately or involuntarily hidden aspects of corporate restructuring. By knowling from experience, works of art provide an unconventional view (sometimes complementary, sometimes contradictory) of the usual descriptions of economic restructuring contained in academic research.

Huault I., Perret V., Spicer A. (2014), Beyond macro- and micro-emancipation : rethinking emancipation in organization studies, Organization, 21, 1, p. 22-49

Organizational life is replete with claims for emancipation. Existing approaches understand these claims either through theories of macro-emancipation (which focus on larger social structural challenges) or micro-emancipation (which focus on everyday challenges). However, these theories fundamentally misrecognize many emancipatory challenges in organizations. Drawing on the work of Jacques Rancière, we argue that this philosophy is fertile for shifting or unframing traditional approaches of emancipation in organization studies. Emancipation is triggered by the assertion of equality in the face of institutionalized patterns of inequality, it works through a process of articulating dissensus, and it creates a redistribution of what is considered to be sensible. By focusing on these three aspects, we argue that a whole range of emancipatory struggles which had previously been disregarded by studies of macro-emancipation and micro-emancipation come back into view. This significantly extends how we conceptualize emancipation in organizations and allows us to address some of the shortcomings of existing theories.

Notais A., Perret V. (2012), Career mobility or the conquest of the professional space, Revue française de gestion, 38, 226, p. 121-135

La mobilité professionnelle, outil de la dynamique organisationnelle, n'est pas un phénomène anodin et banal. De plus en plus fréquente durant la carrière, elle demeure, pour le salarié, une « aventure » personnelle. Cependant, la recherche en management offre peu de clés pour déchiffrer et comprendre, au niveau individuel, ce qui se passe durant cette période de transition. Cet article répond à cette question à partir d'une analyse inédite, basée sur une approche spatiale, du parcours de mobilité interne de 25 salariés. Ce travail de recherche conduit à proposer une définition spatiale du parcours de mobilité et ouvre de nouvelles pistes pour organiser les mouvements du personnel au sein des entreprises.

Career mobility, tool of organizational dynamic, is not a trivial and commonplace phenomenon. Increasingly recurrent during a career, it remains for workers, an individual «adventure». However, very few management studies offer the keys to decipher and understand, at the individual level, things happening during internal mobility. This paper pursues this issue with an original analysis focused on spatial notions, based on the stories of twenty-five employees. This study conducts us to propose a spatial definition of the mobility experience. It also offers new opportunities to organize the mobility within companies.

Huault I., Perret V. (2011), Critical management education as a vehicle for emancipation: Exploring the philosophy of Jacques Rancière, M@n@gement, 14, 5, p. 281-309

L'objectif de cet article est de contribuer à la réflexion sur la Critical Management Education (CME), en prenant appui sur la pensée de Jacques Rancière. La réflexion de ce philosophe permet en particulier d'échapper au dilemme qui habite la CME, puisqu'elle interroge très fondamentalement la posture d'autorité et d'expertise de l'enseignant critique, mais qu'elle rompt également avec l'illusion de la collaboration et du consensus avec les enseignés et les managers. En posant l'égalité comme supposition à actualiser, Rancière invite à rejeter l'appropriation que recèle un savoir d'expertise et l'assignation des places qu'il présuppose. Sur cette base, on peut alors reconfigurer l'espace du management et de la formation au management, comme lieu propice à l'irruption du dissensus, pour politiser ce qui était neutralisé, et faire entendre la voix de ceux qui ne comptent pas.

This paper aims to contribute to the literature on Critical Management Education (CME) by drawing on the work of philosopher, Jacques Rancière, whose thinking provides a means of resolving the dilemma underlying CME. It raises fundamental questions regarding the position of authority and the expertise of the critical educator, while at the same time dispelling the illusion of collaboration and consensus with students and managers. By presenting equality as an assumption to be actualised, Rancière invites us to reject the appropriation harboured by expert knowledge and the assignation of positions that this implies. On this basis, we can restructure the place of management and management education as a fertile ground for the emergence of dissensus in order to politicise what was neutralised and to give voice to those who have no voice.

Huault I., Perret V. (2011), Critical Management Education as a Vehicle for Emancipation: Exploring the Philosophy of Jacques Rancière, M@n@gement, 14, 5, p. 281-309

L'objectif de cet article est de contribuer à la réflexion sur la Critical Management Education (CME), en prenant appui sur la pensée de Jacques Rancière. La réflexion de ce philosophe permet en particulier d'échapper au dilemme qui habite la CME, puisqu'elle interroge très fondamentalement la posture d'autorité et d'expertise de l'enseignant critique, mais qu'elle rompt également avec l'illusion de la collaboration et du consensus avec les enseignés et les managers. En posant l'égalité comme supposition à actualiser, Rancière invite à rejeter l'appropriation que recèle un savoir d'expertise et l'assignation des places qu'il présuppose. Sur cette base, on peut alors reconfigurer l'espace du management et de la formation au management, comme lieu propice à l'irruption du dissensus, pour politiser ce qui était neutralisé, et faire entendre la voix de ceux qui ne comptent pas.

This paper aims to contribute to the literature on Critical Management Education (CME) by drawing on the work of philosopher, Jacques Rancière, whose thinking provides a means of resolving the dilemma underlying CME. It raises fundamental questions regarding the position of authority and the expertise of the critical educator, while at the same time dispelling the illusion of collaboration and consensus with students and managers. By presenting equality as an assumption to be actualised, Rancière invites us to reject the appropriation harboured by expert knowledge and the assignation of positions that this implies. On this basis, we can restructure the place of management and management education as a fertile ground for the emergence of dissensus in order to politicise what was neutralised and to give voice to those who have no voice.

Perret V., Denis J-P., Rouziès A. (2010), Incertitude(s) et Stratégie(s), Revue française de gestion, 36, 203, p. 15-24

Introduction au numéro spécial RFG-AIMS. Compilation de recherches francophones en management stratégique contribuant à la réflexion sur la manière dont cette discipline se saisit de l'incertitude contextuelle et générique.

Perret V. (2010), RFG-AIMS. Le numéro spécial confirme son positionnement et répond à l'appel, Revue française de gestion, 203, 4, p. 13-14

Lors de sa dernière édition en mai 2009, les coordinateurs du numéro spécial de la RFG-AIMS lançaient un appel pour une plus large inscription de la recherche en sciences de gestion dans la société et une participation plus active de cette communauté scientifique aux débats d actualité. Le présent numéro spécial, fruit du partenariat qui unit depuis maintenant huit ans la RFG et l AIMS, a souhaité répondre à cet appel. Selon le principe des précédentes éditions, les articles publiés ici ont été choisis dans le vivier des communications initialement présentées lors de la conférence annuelle de l Association internationale de management stratégique (AIMS) qui s est tenue à Grenoble en mai 2009. Le choix des communications finalement retenues par les coordinateurs s est d abord fait sur la base de la qualité académique, reflet de l activité de recherche de notre communauté scientifique. Mais ce choix a également été guidé par la recherche d une thématique commune, reflet de l ancrage des travaux en management stratégique dans les problématiques sociales et sociétales actuelles. Notre volonté était de donner à voir comment la communauté en management stratégique participe aux débats d actualités, la manière dont elle est en prise avec son temps, dont elle contribue à en cerner les enjeux et à esquisser des voies d avenir. Le contexte de crise économique et financière et les incertitudes dans lesquels se déploie aujourd hui l action collective organisée sont nécessairement structurants pour une discipline comme le management stratégique, productrice de connaissances idiographiques, ancrées dans des contextes socio-historiques singuliers. La question qui se pose cependant est de savoir comment notre communauté en management stratégique se saisit, précisément, de ce contexte de crise, particulièrement vecteur d incertitudes. Le concept d incertitude s est révélé pertinent pour fédérer un ensemble diversifié de communications entendues lors de la conférence de Grenoble. Le processus de révision, accompli dans les délais nécessairement réduits du processus éditorial qui préside à la composition de ce numéro spécial, a conduit à retenir dix articles autour de cette thématique commune.

Huault I., Perret V. (2009), Extension of the Field of Strategy: Plea for a critical research agenda., Economies et sociétés. Série KC, Economie de l'Entreprise. Etudes critiques en management, Série KC 1, 12, p. 2045-2080

L'objet de cet article est de spécifier la nature et les contours d'une activité critique dans le champ de la stratégie. Alors que les analyses dites post-rationnelles ont offert des alternatives au courant conventionnel en stratégie, elles ne s'inscrivent pas dans le projet d'une théorie critique du management stratégique. Au travers de l'examen de quelques travaux en management stratégique s'inscrivant dans une approche critique, ce papier explore la manière dont l'analyse critique peut permettre de dépasser la perspective post-rationnelle et proposer un agenda de recherche résolument critique pour la discipline.

The purpose of this article is to specify the nature of a critical activity in the field of strategy. While post-procedural researches offered alternatives to conventional strategy, they do not really fit to a critical theory of strategic management. Building on a literature review in critical management studies and strategy, our article calls for a critical research agenda in strategic management, that goes beyond the post-rational perspective in the field.

Lauriol J., Perret V., Tannery F. (2008), Strategies, spaces and territories. An introduction through a geographical point of view, Revue Française de Gestion, 34, 184, p. 91-103

L'espace et le territoire font aujourd'hui l'objet d'un regain d'intérêt tant dans les sciences sociales en général que dans les sciences de gestion en particulier. Cet article se propose de traiter de quelques-unes des dimensions de ce renouveau à partir d'une perspective plus spécifiquement stratégique. Il s'attache dans un premier temps, à la question de la spatialisation de la stratégie des firmes pour aborder ensuite les dynamiques de territorialisation des activités comme modes d'organisation de l'espace. La diversité des problématiques qui émergent de ces analyses permettent de structurer un agenda de recherche qui pourrait à nouveau réunir géographes, économistes et gestionnaires.

Lauriol J., Perret V., Tannery F. (2008), Space and territory in a strategy research agenda, Revue française de gestion, 184, 4, p. 181-198

L'espace et le territoire font aujourd'hui l'objet d'un regain d'intérêt tant dans les sciences sociales en général que dans les sciences de gestion en particulier. Cet article se propose de traiter de quelques-unes des dimensions de ce renouveau à partir d'une perspective plus spécifiquement stratégique. Il s'attache dans un premier temps à la question de la spatialisation de la stratégie des firmes pour aborder ensuite les dynamiques de territorialisation des activités comme modes d'organisation de l'espace. La diversité des problématiques qui émergent de ces analyses permettent de structurer un premier agenda de recherche qui pourrait à nouveau réunir géographes, économistes et gestionnaires.

Space and Territory are, today, the subject of a large amount of work in the Social Sciences and Humanities aimed at renewing theories. Strategy and, more generally, the management sciences, cannot afford to be absent from this movement. The purpose of this article is to take part in this dynamic renewal process, by looking, in the first part, at the spatial dimension of strategies and the question of the strategic management of space and then, in the second part, by considering the territory as a means of organizing space, through questions concerning the organization, coordination and governance of territorial action. A research agenda is proposed as a conclusion.

Chabaud D., Perret V., Ehlinger S. (2007), Quelle gouvernance pour les réseaux territorialisés d'organisations ?, Revue Française de Gestion, 33, 170, p. 155-171

Pour de nombreux spécialistes des réseaux territorialisés, la question de leur gouvernance se pose de façon critique. Cependant, peu de travaux se sont focalisés sur le sujet. Dans un contexte de multiplication de ce type de réseaux et devant les résultats mitigés des diverses expériences menées jusqu'à ce jour, cet article propose une synthèse des connaissances et des pistes de formalisation d'une structure de gouvernance territoriale.

For many specialists of territorial networks, the question of governance is crucial. Nevertheless, few works have focused on this subject. In a context where this kind of network is multiplying, and in view of the mixed results of the experiments carried out up until now, this article offers a synthesis of current knowledge and suggests ways in which territorial governance might be formally structured.

Chabaud D., Ehlinger S., Perret V. (2006), Pôles de compétitivité : enjeux et interrogations tirés des expériences des districts industriels et des clusters, Cahiers de Recherche du CERMAT, 19, 136, p. 21

L'impulsion par le gouvernement français de la création de pôles de compétitivité s'inscrit dans une tradition de recherche ancienne et féconde, initiée par les travaux de Marshall, et qui s'est développée et enrichie autour des notions de « districts industriels » et de « clusters ». Encouragées par les travaux plus récents de Porter (1998), un peu partout dans le monde, des politiques volontaristes visant à créer des avantages compétitifs nationaux ont été initiées. Il nous a semblé important d'interroger les éléments et hypothèses sur lesquels repose cette politique volontariste, les fondements de la performance des clusters et les conditions de transposition des démarches mises en oeuvre. Ainsi, après une revue de la littérature ciblée où nous avons mis en évidence les éléments rattachés à la performance des districts industriels et clusters (et plus largement aux phénomènes d'agglomération économique), nous nous sommes interrogés sur la proximité entre ces analyses et la conception des pôles de compétitivité français. A travers les diverses stratégies de zonage, de partenariat autour de projets de R&D et de mise en place de dispositif de gouvernance, nous avons pu dégager les principales caractéristiques fondatrices des pôles labellisés dont il conviendra par la suite d'observer la mise en oeuvre sur le terrain.

The decision, in July 2005, of French government to create « poles de compétitivité », can be understood like through an old and fertile research tradition, initiate by works of A. Marshall. This tradition has developed and enriched by notions of « industrial district » or « clusters ». Encouraged by more recent works of Porter (1998), national volontaries policies, aiming to create nationals competitives advantages by the construction or stimulation of entrepreneurials dynamics, have been initiated. However it is important to question elements and hypotheses of this volontarist policy as well as foundations of the performance of the clusters and condithonsof$their implementation. Thus, after a literature review where we put in obviousness elements fastened to the industrial district performance and clusters (and more largely to phenomenon of economic agglomeration), we questionned the proximity between these analyses and the idea of French competitiveness poles. Through various strategies we underline the main characteristics of this new conception of clusters.

Allard-Poesi F., Perret V. (2005), Rôles et conflits de rôles du responsable projet, Revue Française de Gestion, 31, 154, p. 193-209

Dès lors qu'un projet implique un changement organisationnel de grande ampleur, le responsable en charge de le conduire cristallise des attentes et des rôles potentiellement contradictoires: au rôle de manager (permettre) lui incombant classiquement, s'ajoutent en effet ceux de leader (concevoir) et de chef (faire-faire). C%s diFfèrents rôles sont susceptibles d'induire des tensions et des blocages pour la dynamique collective qui soulignent les difficultés de la conduite d'un projet.

Allard-Poesi F., Perret V. (2004), La construction collective du problème dans la recherche-action : difficultés, ressorts et enjeux, Finance Contrôle Stratégie, 7, 4, p. 5-36

Toute démarche de recherche-action pose comme centrale la résolution d'un problème concret. Cet article se propose de spécifier et d'illustrer les difficultés que pose le choix d'une démarche de construction collective du problème avec les membres de l'organisation. Une recherche-action visant à élaborer un projet stratégique pour une association du secteur social souligne ainsi l'ambivalence, la diversité et la dynamique des représentations du problème à résoudre dans la conduite du projet. Ces éléments posent alors la question de l'évaluation du change-ment produit et des connaissances élaborées dans ce type de démarche.(VA)

The resolution of a concrete problem lies at the heart of action research approaches. The purpose of this paper is to illustrate the practical difficulties implied by the adoption of a participative approach where the problem to be solved is constructed collaboratively with organizational members. Empirical action research that aimed at elaborating a strategic project for a non-profit child welfare organization reveals that participants hold different, dynamic, and sometimes ambivalent representations of the problem. The practical and theoretical contributions of this kind of research may consequently be difficult to assess.

Perret V. (1998), Ambiguous Management of Change, Revue française de gestion, 120, p. 88-97

Can the process of change be deliberate, planned and controlled in an organisation? Does the management of change within an organisation consist in fighting the forces of resistance and stability? Not necessarily. Change creates unforeseen confrontation between the organisation and its actors. The intentional action of change is dualistic by nature and cannot be accomplished without adopting ambivalent thought-processes and behaviour. Based on an empirical study, the author concludes that the management of change must be viewed as a process of the management of ambivalence. This challenges much conventional wisdom.

Ouvrages

Nogatchewsky G., Perret V., Dauphine Recherches en Management (DRM) n. (2015), L'état des entreprises 2015, Paris?, 128 p.

Pour la septième année consécutive, DRM propose dans ce « Repères » un regard pluriel sur le monde des entreprises en mettant l'accent sur les enjeux et tendances actuels. Parmi les sujets traités cette année, des questions variées liées à l'actualité des entreprises sur l'expérience client, le marché du luxe, les stratégies de filière, la régulation des banques, la comptabilité verte, la gestion de la sécurité des entreprises et un regard renouvelé sur le lean manufacturing. Des références bibliographiques sont fournies à la fin de chaque contribution et l'ouvrage s'achève par une chronologie des événements récents. L'ensemble fournit une synthèse actualisée, un véritable état annuel des entreprises.

Perret V., Nogatchewsky G. (2014), L'état des entreprises 2014, Paris?, 127 p. p.

Pour la sixième année consécutive, DRM propose dans ce « Repères » un regard pluriel sur le monde des entreprises en mettant l'accent sur les enjeux et tendances actuels. Parmi les sujets traités cette année, des questions variées liées à l'actualité des organisations sur l'intelligence économique dans la stratégie des entreprises, le reporting social et environnemental, l'innovation en management, le marketing viral, le CV vidéo, l'entreprise et le religieux, le contrôle des entreprises à responsabilité limitée et l'effet d'Internet dans le secteur de l'immobilier. Des références bibliographiques sont fournies à la fin de chaque contribution et l'ouvrage s'achève par une chronologie des événements récents. L'ensemble fournit une synthèse actualisée, un véritable état annuel des entreprises.

Direction d'ouvrages

Grey C., Huault I., Perret V., Taskin L. (2016), Critical Management Studies: Global Voices, Local Accents,, Routledge

Critical Management Studies (CMS) is often dated from the publication of an edited volume bearing that name (Alvesson and Willmott, 1992). In the two decades that have followed, CMS has been remarkably successful in establishing itself not just as a 'term' but as a recognizable tradition or approach. The emerging status of CMS as an overall approach has been both encouraged and marked by a growing range of handbooks, readers and textbooks. Yet the literature is dominated by writings from the UK and Scandinavia in particular, and the tendency is to treat this literature as constituting CMS. However, the meaning, practice, constraints and context of CMS vary considerably between different countries, cultures and language communities. This volume surveys fourteen various countries and regions where CMS has acquired some following and seeks to explore the different ways in which CMS is understood and the different contexts within which it operates, as well as its possible future development.

Josserand E., Perret V. (2003), Le paradoxe : penser et gérer autrement les organisations, Paris, Ellipses, 302 p. p.

Chapitres d'ouvrage

Huault I., Perret V. (2016), The Awakening of Critical Management Studies in France: Mimicry or a Process of Coming Out?, in Grey C., Huault I., Perret V., Taskin L. (eds), Critical Management Studies: Global voices, Local Accents, New York, Routledge, p. 68-84

In contrast to Scandinavia and countries like the United Kingdom and Australia, the emergence of Critical Management Studies (CMS) in France is a relatively recent phenomenon. This rather delayed development is made all the more enigmatic by the fact that CMS is a field that has drawn on French critical theory, as is clear, for example, from the heavy reliance on the work of Bourdieu, Foucault, Deleuze, Lacan and Derrida in research from the English-speaking world.

Huault I., Perret V. (2016), Can management education practise Rancière?, in Steyaert C., Beyes T., Parker M. (eds), The Routledge Companion to Reinventing Management Education, New York, Routledge, p. 161-177

This chapter aims to contribute to management education by engaging with Jacques Rancière's philosophy. From this perspective, management education is less about training technical experts who put a set of techniques and skills validated by science into practice. Rather it positions itself as contributing to the creation of a more democratic society through the training of active citizens who have the potential to voice their opinions (Dehler 2009).

Allard-Poesi F., Perret V. (2014), Fondements épistémologiques de la recherche, in Thiétart R-A. (dir.), Méthodes de recherche en management, Paris?, Dunod, p. 14-46

Tout travail de recherche repose sur une certaine vision du monde, utilise une méthodologie, propose des résultats visant à comprendre, expliquer, prédire ou transformer. Une explicitation de ces présupposés épistémologiques permet de contrôler la démarche de recherche, d'accroître la valeur de la connaissance qui en est issue, mais également de mieux saisir nombre de débats entre courants théoriques en management. L'objet de ce chapitre est d'aider le chercheur à conduire cette réflexion épistémologique en l'invitant à s'interroger sur les quatre dimensions suivantes : Quel est ce réel que l'on cherche à appréhender ? Quelle est la nature de la connaissance produite ? Quels sont la valeur et le statut de cette connaissance ? Quelles sont ses incidences sur le réel étudié ? Des éléments de réponse sont proposés en distinguant à grands traits les postures que défendent les différents paradigmes caractéristiques de notre champ de recherche.

Nogatchewsky G., Perret V. (2014), Introduction - L'état des entreprises 2014, in Dauphine Recherches en management . (dir.), L'état des entreprises 2014, Paris?, La Découverte, p. 3-6

Perret V., Chabault D. (2010), Pôles de compétitivité version 2.0 : les enjeux stratégiques et managériaux de la « clusterisation » des dynamiques compétitives, in Nogatchewsky G., Perret V. (dir.), L'Etat des entreprises 2011, Paris, la Découverte, p. 31-41

Expression la plus récente de la politique industrielle française, les pôles de compétitivité sont le fruit d'une démarche volontariste initiée en 2005 par le gouvernement français et récemment réaffirmée par l'annonce de la version 2.0. Le déploiement de cette politique peut être synthétisé en deux phases successives. La première période (2005-2008) correspond à une phase de formalisation et de structuration. La seconde phase (2009-2011), dite « version 2.0 » est marquée par l'évaluation des pôles de compétitivité. Les pôles de compétitivité sont le reflet d'une tendance internationale à la « clusterisation » de l'économie depuis le milieu des années quatre-vingt-dix. Cette clusterisation repose sur des idées parfois anciennes qui lient la performance économique à deux dimensions essentielles : le réseau et le territoire. La construction et le développement de véritables réseaux territoriaux d'organisations nécessitent cependant de réinterroger les conceptions stratégiques et managériales mobilisées dans d'autres cadres organisationnels. Ils se révèlent ainsi des terrains de recherche particulièrement riches pour les sciences de gestion.

Allard-Poesi F., Perret V. (2010), Les conflits de rôles du manager dans la conduite du changement, in Barabel M., Meier O. (dir.), Manageor : les meilleures pratiques du management, Paris?, Dunod, p. 390-393

Ehlinger S., Perret V. (2009), La réussite des pôles de compétitivité : le défi de l'intégration d'un réseau dans un territoire, in Pras B., Cuzzi J-C. (dir.), Management. Enjeux de demain. Tome 2, Paris, Vuibert FNEGE, p. 31-40

Perret V. (2009), Quand le changement devient soluble ou l'idéologie managériale du changement organisationnel, in Leca B., Huault I., Golsorkhi D. (dir.), Les études critiques en management : une perspective française, Laval (Canada), Presses de l'université de Laval, p. 209-232

Le contraste des postures et des propositions de la recherche concernant l'étude du cynisme organisationnel permet d'engager une analyse critique sur la figure moderne du changement organisationnel. Tout d'abord le constat la multiplication d'attitudes et de sentiments négatifs (retrait, apathie, cynisme) exprimés par les individus en situation de changement. Ces divers « symptômes » peuvent être entendus comme des manifestations d'une souffrance organisationnelle, Ensuite, il convient de souligner l'ampleur et l'omniprésence que prend le changement dans la vie organisationnelle moderne. La permanence de ce phénomène dans les pratiques et les discours managériaux relève d'une idéologie qu'il est nécessaire d'analyser afin de mieux comprendre ce que peut révéler l'expression de souffrance organisationnelle. Enfin on peut s'interroger sur les clivages existants dans les postures de recherche sur le changement organisationnel. En s'appuyant sur une revue de la littérature sur le changement organisationnel et en mobilisant les travaux issus de la tradition critique cet article analyse de manière critique l'idéologie dominante du changement organisationnel. L'analyse critique développe l'idée que la pensée gestionnaire a accompli une double opération de dissolution et de résolution du changement organisationnel. Dissolution par la conception d'un changement permanent conçu comme un phénomène naturel plutôt que comme une construction sociale; résolution par la mise en place d'une idéologie du consensus. Cette vision d'un changement soluble est contestable et l'existence de souffrances organisationnelles en est un symptôme. Une requalification de la souffrance organisationnelle dans le champ des sciences de gestion, sera ici proposée pour fonder une recherche critique sur le changement organisationnel.

Perret V. (2009), Eliott Jaques, de l'organisation comme moyen de lutte contre l'anxiété à la Requisite Organization, in Charreire-Petit S., Huault I. (dir.), Les grands auteurs en management, Cormelles-le-Royal, EMS, p. 463-480

Perret V. (2009), Manfred F.R. Kets de Vries, leadership et névroses organisationnelles, in Charreire-Petit S., Huault I. (dir.), Les grands auteurs en management, Cormelles-le-Royal, EMS, p. 481-500

Perret V. (2009), Marta Calas et Linda Smircich, une lecture poststructuraliste féministe des connaissances en théorie des organisations, in Charreire-Petit S., Huault I. (dir.), Les grands auteurs en management, Cormelles-le-Royal, EMS, p. 573-598

Perret V., Josserand E. (2003), La valeur heuristique du paradoxe pour les sciences de l'organisation, in Josserand E., Perret V. (dir.), Le paradoxe : penser et gérer autrement les organisations, Paris, Ellipses, p. 5-22

Le paradoxe, qu'il soit logique ou visuel, qu'il traite de l'infini, du choix ou de la démarche scientifique, nous fascine et nous stupéfie, car il nous transporte au-delà des limites de la perception et de la pensée humaine. Cependant son intérêt ne peut être considéré au seul regard du plaisir intellectuel que procure sa fréquentation et l'on découvre rapidement que, comme le remarque Quine (1966), le paradoxe se révèle souvent beaucoup moins frivole qu'il en a l'air. Pour s'en convaincre il suffit de regarder le rôle crucial qu'il tient dans l'histoire intellectuelle et scientifique souvent en présentant des développements révolutionnaires dans ces domaines (Rapoport, 1967). Outre la position prestigieuse dans l'histoire de la civilisation occidentale que les paradoxes ont acquise en mathématique et en logique, ils occupent une place non négligeable dans les sciences et l'intérêt qu'on leur porte s'étend aujourd'hui à d'autres domaines intellectuels et scientifiques comme la philosophie, les sciences politiques, l'économie ou la psychologie (Falletta, 1998). Ceci s'explique par la valeur heuristique que possède le paradoxe. La recherche scientifique est guidée par l'établissement de la vérité , et le paradoxe est souvent « une vérité qui se tient sur la tête pour attirer l'attention » (Falletta, 1998 : 1). Comme le souligne Rapoport (1967), à chaque fois que, dans n'importe qu'elle discipline, apparaît un problème qui ne peut être résolu à l'intérieur d'un cadre conceptuel censé s'y appliquer, nous éprouvons un choc, choc pouvant nous contraindre à rejeter l'ancienne structure inadéquate et à en adopter une nouvelle. C'est à ce processus de mutation intellectuelle qu'on doit la naissance de la plupart des grandes idées mathématiques et scientifiques. La valeur heuristique du paradoxe réside dans sa capacité à interroger, remettre en cause, pointer les incohérences ou les mystères d'un raisonnement, d'une opinion, d'une situation, d'un problème.

Josserand E., Perret V. (2003), Pratiques organisationnelles du paradoxe, in Perret V., Josserand E. (dir.), Le paradoxe : penser et gérer autrement les organisations, Paris, Ellipses, p. 165-187

Une synthèse de la littérature sur le paradoxe dans les organisations permet à la fois de montrer l'intérêt des pratiques paradoxales et les limites de réflexions académiques qui ne font que décrire ex-post ces pratiques sans donner de piste pour leur mise en oeuvre. Fort de ce constat, ce chapitre établit une typologie des pratiques paradoxales. Celles-ci reposent sur trois grandes logiques. Les logiques de différenciation, de dialogue et de disparition. Sur cette base il est alors possible de mettre en évidence des problématiques spécifiques aux changements induits par chacune de ces logiques. Chaque logique porte en elle sa propre difficulté. Ainsi la différenciation ne peut éviter la question des frictions entre les espaces ou les phases temporelles. La logique du dialogue implique la facilitation d'un processus dialectique qui permette d'orienter les conflits et les oppositions vers un processus dialectique de synthèse entre les dimensions opposées. Enfin, la disparition du paradoxe se heurte généralement à la fois à des barrières cognitives, comportementales et psychanalytiques fortement imbriquées. L'identification des enjeux associés à l'introduction de pratiques paradoxales permet au chercheur et, avec lui au manager, de passer du statut d'observateur de solutions contextuelles passées à celui d'acteur de la libération du paradoxe existentiel.

Perret V. (2003), Les paradoxes du changement organisationnel, in Perret V., Josserand E. (dir.), Le paradoxe : penser et gérer autrement les organisations, Paris?, Ellipses, p. 253-288

Le thème du changement organisationnel renvoie à la problématique du volontarisme et des capacités d'action sur et dans les systèmes organisés. En fonction des différentes positions adoptées par rapport aux débats volontarisme / déterminisme ; action / structure ; changement / stabilité, les analyses du changement ainsi que les préconisations quant à sa mise en oeuvre varieront. Cependant si sur ces points, les analyses divergent (mettant chacune en exergue un pan du problème plutôt qu'u~ autzei, elles se rejoignent pour la plupart pour mettre en évidence la difficulté inhérente à tout processus de transformation de l'organisation. Le changement est présenté de manière récurrente dans la littérature académique comme dans la littérature managériale comme un problème pour l'organisation. Dans l'organisation elle même, le changement est appréhendé également dans la plupart des cas comme un épisode difficile et critique, que l'on se place du côté de ceux qui vivent le changement ou du côté de ceux qui le conduisent. Toute réflexion ou toute action de changement se pose inévitablement la question des résistances au changement. À la nécessité d'agir sur l'organisation s'oppose des forces contraires qui privilégient la stabilité et le statu-quo et contre lesquelles il est nécessaire de lutter. L'objectif de cet article est de proposer une autre vision du problème de la conduite du changement en remettant en cause la notion de résistance et en proposant de lui substituer celle d'ambivalence. La difficulté inhérente à la conduite d'un changement organisationnel ne s'exprime pas, selon nous, dans la lutte contre les résistances au changement mais, de manière plus complexe, dans la gestion de l'ambivalence propre au processus de changement lui-même. Sur les bases d'un travail empirique, ce chapitre se propose d'expliquer et d'illustrer les dualismes inhérents à l'action de changement et les difficultés de conduite du changement qui en découlent. Une telle conception du changement remet obligatoirement en cause les visions dichotomiques des approches classiques et oblige à appréhender l'organisation de manière plus complexe.

Perret V., Girod-Séville M. (2002), Les critères de validité en sciences des organisations : les apports du pragmatisme, in Mourgues N. (dir.), Questions de méthodes en sciences de gestion, Colombelles, EMS, p. 319-337

L'objectif de cet article est de proposer de nouveaux éléments permettant d'étayer les critères de validité de la connaissance dans le cadre des épistémologies 'anti-positivistes'. Le rapprochement, effectué dans cet article, entre la philosophie pragmatiste et les épistémologies interprétativiste et constructiviste, à travers leur relativisme commun et la priorité qu'ils donnent à l'action, nous conduit à souligner la pertinence de la notion de vérité-adéquation. Nous nous attachons à expliciter les différentes façons dont les philosophes pragmatistes ont décliné la vérité-adéquation en critères de validité. Cela fournit de nouvelles sources d'argumentation et de nouvelles voies d'élaboration des critères de validité qui permettront d'enrichir la réflexion épistémologique en science de gestion. Ainsi nous soulignons qu'une conception de la vérité comme adéquation permet de hiérarchiser et cumuler les connaissances produites dans le cadre d'une épistémologie relativiste, conduit à la production de connaissances plus normatives que descriptives et invite le chercheur à mener une réflexion éthique concernant son projet de connaissance.

Allard-Poesi F., Perret V. (2002), Peut-on faire comme si le postmodernisme n'existait pas ?, in Mourgues N. (dir.), Questions de méthodes en sciences de gestion, Colombelles, EMS, p. 259-295

Rejetant les postulats épistémologiques modernes, le postmodernisme nous propose une vision du monde et du sujet fondamentalement fragmentée, indéterminée, changeante, problématique, dont la complexité et le mouvement continu excèdent largement les capacités du langage. De par leurs postulats, mais aussi de par les conséquences qu'ils lui attribuent, les postmodernes se refusent à toute quête de référentiel entre les connaissances que nous produisons et le monde. Une telle quête est, en effet, pour eux non seulement illusoire, mais elle justifie, au nom de projets universellement partagés, des pratiques et des discours qui sont synonymes de terreur et de domination. Si le caractère radical d'un tel système est difficilement tenable pour qui cherche à mener et justifier un projet de connaissances, c'est en même temps cette 'radicalité', nous semble-t-il, dans son négativisme le plus absolu, qui constitue l'originalité et l'apport du postmodernisme. Ce négativisme nous renvoie en effet des questions fondamentales quant à la légitimité et au pour quoi des connaissances que nous produisons. C'est aussi lui qui, par les réactions qu'il suscite, amorce des réflexions et débats au sein de la communauté scientifique sur les conséquences des connaissances que nous produisons. La critique radicale et la déconstruction peuvent ainsi constituer, nous semble-t-il, des leviers privilégiés pour modifier le regard que nous portons sur nos pratiques et nous pousser à les transformer.

Communications

Debenedetti S., Ibos C., Perret V. (2016), Documentary film as critical space: performing cultural globalization in Mondovino, 32 nd EGOS Colloquium, Naples

Drawing on Mondovino, a movie about the globalisation of wine directed by Jonathan Nossiter (2003), we suggest that documentary film is an artistic form capable of fuelling critical debate about organizations and markets. The documentary aesthetic has the potential to present a twofold critique: a narrative that shapes reality in an original way and proposes a cinematographic interpretation of the world that can challenge dominant narratives; and a cinematographic device which demonstrates "in deed" an alternative way of doing things. Critical documentary films are "performative" (they produce a "new reality") and also themselves "perform" (their aesthetic formalises their subject). The force of film as an object of critical knowledge resides in the tension between these two registers of critical performativity.

Beaume-Brizzi C., Darpy D., Perret V. (2015), Le luxe, storytelling industry, XXIVème conférence annuelle de l'Association Internationale de Management Stratégique - AIMS 2015, Paris, France

Le luxe est un objet de recherche en essor en marketing. Toutefois, ce champ se concentre sur la gestion des marques et la perspective du comportement du consommateur, il n'intègre pas l'organisation, et ne stimule que peu les approches critiques. L'article propose une perspective originale de l'industrie du luxe, sous l'angle de la littérature en management - littérature qui n'a quasi pas étudié le luxe - et plus spécialement, des théories critiques du discours. En effet, le discours est un élément clef du luxe contemporain, les marques développant en permanence des systèmes narratifs textuels et visuels. Les Critical Management Studies, parce qu'elles accordent une place centrale au discours, à la question du lien entre discours organisationnel, identité professionnelle et identification, au dévoilement des jeux de pouvoir et de domination sous-jacents au discours, aux possibles actes de résistance et aux discours alternatifs, nous semblent une intéressante clef de décryptage du luxe, abordé sous l'angle du discours. Cet article s'inscrit donc dans la littérature consacrée au discours et plus spécifiquement au discours organisationnel et à l'organisation narrative (Boje, 1995 ; Alvesson&Karreman, 2000 ; Hardy, 2001 ; Czarniawska, 2005 ; Spicer, 2013), et a pour objet de recherche l'industrie du luxe. Il ouvre la voie à de futures recherches, menées dans le cadre d'une thèse de doctorat, sur les liens entre discours et 'working identity', dans le cas particulier d'une 'storytelling industry'. Notre propos est donc d'apporter un éclairage nouveau sur cette industrie du luxe, si stratégique pour la France, tant d'un point de vue économique que d'image. La recherche s'appuie spécifiquement sur la notion de 'storytelling' selon Boje (1995). De nature exploratoire, elle propose une analyse qualitative de matériaux variés ; d'une part le discours officiel de trois Groupes de luxe et d'autre part l'analyse de quinze entretiens exploratoires longs réalisés auprès de cadres middle-managers de l'industrie du luxe. La recherche montre l'existence d'un discours dominant, d'un 'langage type' très prégnant au sein de l'industrie du luxe. Elle illustre également que ce discours dominant est un discours marketing, que l'on peut qualifier de 'storytelling', en cela qu'il entretient un rapport très distendu avec le 'réel' et sert à masquer et légitimer ce même 'réel'. L'article propose ainsi de définir le luxe contemporain comme une 'storytelling industry'. Par ailleurs, par l'analyse des discours officiels, l'article illustre comment ce discours marketing externe inspire et imprègne désormais le discours managérial interne ; l'organisation utilisant le storytelling comme un véritable outil de management. Les entretiens exploratoires permettent d'enrichir les résultats de la recherche en faisant émerger des discours alternatifs, habituellement marginalisés ou non exprimés. Leur analyse révèle un fort décalage entre le discours officiel et le vécu des acteurs, qui prennent leur distance vis-à-vis du discours marketing externe tel que répliqué et diffusé à l'interne. L'article illustre ainsi que dire n'est pas faire management, et que le détournement du discours marketing externe à des fins managériales internes n'atteint pas toujours son but, voire qu'il génère parfois des déceptions ou une dés-identification.

Debenedetti S., Huault I., Perret V. (2015), Résister au pouvoir des organisations dans les Temps Modernes : Peut-on tous être Charlot ?, XXIVème conférence annuelle de l'Association Internationale de Management Stratégique - AIMS 2015, Paris, France

Une abondante littérature a souligné l'existence de nombreuses expressions de résistances quotidiennes au sein des organisations. Ces formes de résistances ont cependant été critiquées pour leur incapacité à remettre en cause les systèmes de pouvoir au sein desquelles elles s'expriment. Dans cet article, nous cherchons à surmonter ces critiques de localisme et de banalité au travers d'un dispositif analytique mobilisant le film Les Temps modernes, et plus particulièrement le personnage de Charlot. En nous éloignant des interprétations classiques du film comme dénonciation du taylorisme, nous proposons d'envisager le personnage de Charlot comme une figure originale de résistance organisationnelle en mesure de reconfigurer radicalement l'ordre établi. En nous appuyant sur la philosophie de Jacques Rancière, nous développons une conception de la résistance qui prend la forme d'une affirmation plutôt que la réaction à un système de domination. Cela nous conduit à souligner la puissance du « régime esthétique » et à envisager la dimension universelle de la résistance individuelle comme une revendication à l'égalité.

A large body of literature has emphasised the importance of every day forms of resistance in the workplace. In this paper, we seek to overcome the criticism of localism and banality that has been directed towards the everyday view of individualistic resistance as well as the limits of the conception of creative resistance that aims to co-produce change within a given system of power. To do this, we highlight and discuss the ideas concerning resistance generated by the film Modern Times, and more particularly by the tramp's character. We focus on a local, highly individual, spontaneous and not formally organized kind of resistance, but one that builds on dissensus and reconfigures the order of a situation radically. Relying upon Rancière's philosophy, we develop a conception of resistance that takes the form of affirmation rather the mere reaction to a system of domination. This allows us to underscore the power of the 'aesthetic regime' in understanding individual resistance as part of a universal claim for equality.

Debenedetti S., Huault I., Perret V. (2015), Of the emancipatory power of non-intentionality in "Modern Times", 31st EGOS Colloquium, Athènes, GREECE

Huault I., Perret V. (2014), Can Management Education Practice Rancière ?, Worskshop on the Humanities and Social Sciences in Management Education, Essex, United Kingdom

Mehouachi C., Perret V. (2013), Governance work in inter-organizational networks: driving processes and structures, 29th EGOS Colloquium Sub-theme 14 Organizational Network Research: Bridging and Bridges in Organizational Networks, Montréal, Canada

There are many calls for further investigation of the underlying processes, practices and specificities of governance when economic exchanges are organized within networks. Through an examination of what governance involves and how it occurs in two clusters specialized in digital and video game industries, our multi-method study provides useful insights in the finalities and purposes of governance in an inter-organizational and collaborative context, the main tools and mechanisms that are being used and the structures supporting network governance. Our findings shed also light upon the processual nature of governance in networks contexts. Governance is a set of processes, or a "meta-process", that are geared toward the (1) creation, the maintenance and the evolution of a set of common interests, (2) the design of a adapted architecture of rights and obligations and (3) the crafting of different mechanisms of coordination and control. These processes aim also to adapt the structure of governance continually to the frequent changes in the network attributes. We coin this process of governance functioning, evolution and continuous (re) actualization as governance work and argue for a new perspective about network governance.

Mairesse P., Beaujolin R., Begon E., Perret V., Schmidt G. (2013), Three cases of identity (re)construction through art interventions: the dialogical and the 'sensible', EGOS 2013 Sub-theme 09: (SWG) Identity in Art, Design and Organization, Montréal, Canada

Identity construction (IC) cannot be reduced to discourses, nor to individual responsibility. Alvesson & Wilmott (2002) suggest two main processes of identity construction : identity regulation (IR, the discursive practices of identity definition) and identity work (IW, the interpretive activities involved in reproduction of self-identity). Based on this dialogic conception of IC, we wonder whether artistic interventions could play a significant role in the IC process, especially through its ability to address the relational, sensible, emotional, and affective dimensions. In other words, our paper intends to better understand the role of experience and the embodiment of sensemaking in the dialogic process of identity construction. In this perspective, we will focus on cases where art interventions take place in working situations at some crucial moments of IC. Exploring the dimension of the sensible encapsulated in artworks and art interventions allows in particular to better grasp how collective understanding of organizations and their transformations hinge on subjectivity (Abrir 2012). This knowledge is generally recognized as disruptive, because of the heterogeneity of the two words of art and organization, the ability of art for -not-knowing or more generally the ability of art and aesthetics for promoting contradictory emotions. The dimension of the sensible brought by art is characterized by its subjectification power and by its value sharing (the role of emotions and affects, the construction of subjectivity) and value-adding. Our argument is that art, by organizing the co-creation of work-related sensible forms, triggers and performs - in ways we strive at investigating - a collective and dialogic process between IR and IW.

Blanchet V., Magista V., Perret V. (2013), Stop filling in the gaps! Rethinking organizational justice through problematization, XXIIe Conférence Internationale de Management Stratégique, Clermont-Ferrand, FRANCE

Organizational justice theory is the dominant approach to study justice in organization. It focuses on the justice perception and its influence on outcomes such as performance, theft, or justice climate. This article aims at paving new ways to tackle this issue. To do so, we propose a problematization of organizational justice theory, which leads to reveal unquestioned, but core assumptions of the theory, to challenge them, to suggest alternatives, and to evaluate these new propositions. Critical theory and sociology of critique are the two theoretical resources we used to apply a dialectical problematization. They provide counter-texts against the functionalist stance of organizational justice theory. Therefore, this paper makes three contributions. It is one of the first systematic applications of the problematization methodology, and challenge de dominant framework to think justice in organizations.

Beaujolin R., Bobadilla N., Debenedetti S., Mairesse P., Mourey D., Perret V., Pichault F., Schmidt G., Xhauflair V. (2012), An art-based, collective and dialogic ethnographic method - Unveiling corporate restructuring practices, 28th EGOS Colloquium - Design!?, Helsinki, Finlande

Restructuring practices belong to today's organizational life. Even if the phenomenon is not new it significantly evolved over time, both in terms of motives and in terms of expressions, from major events to permanent practices, from crisis to competitiveness restructurings, from reactive to more proactive decisions, from highly visible to more silent decisions. Much debated in popular medias, restructuring issues have been also inspiring scholars from various fields (sociology, economics, management, law...) for now three decades. But at the same time, academic literature, especially in management, has hardly contributed in understanding the deep complexity and the multiple hidden dimensions of restructuring situations. We suggest ethnographic studies could open the " black box " of restructuring issues, thus complementing the inevitably over-simplified models testing the explanatory relationships between a set of variables or constructs. Traditional ethnographic method is scarcely chosen by scholars analyzing restructuring issues, mainly for reasons related to practical access to fieldwork: restructuring is a hot issue, and it remains difficult to access information and informants in a restructuring organization. In order to overcome these issues, we developed a specific research method what we call an Art-Based, Collective and Dialogic Ethnographic method (1.), both in its deliberate choices (1.1.) and its emergent dimensions (1.2.). Then we describe the outputs of the method (2.), in terms of creating new knowledge about restructuring issues (2.1.), but also in terms of fostering new ways of teaching, thinking or practicing restructurings (2.2.). In the final section, we discuss the basic principles of the method as well as its outcomes, especially in terms of creating "vicarious experiential knowledge" (3.). This method is based on three main features. First, we suggest investigate restructuring issues through artworks. Second, as restructurings are multi-actor situations and multi-dimensional phenomena, research on restructurings could benefit from a heterogeneous and multi-disciplinary group of actors as a community of inquirers confronting their points of view and reflecting together about the complexity and the heterogeneity of restructuring phenomena in a dialogical process of investigation. Third, combining in the same research design a heterogeneous group of actors and a series of artworks about restructurings can lead to innovative research methods: collective comments about artworks and indirect analysis of restructuring, reflexive analysis of actors' involvement, comments and discussions used as data, what we propose here as a new form of organizational ethnographic research.

Beaujolin R., Bobadilla N., Mourey D., Perret V., Pichault F., Schmidt G., Xhauflair V. (2012), Quand l'art parle des restructurations : au-delà du dévoilement, une forme d'expérimentation, XXIIIème Congrés de l'AGRH, Nancy, France

L'art est-il susceptible d'apporter une connaissance nouvelle sur les restructurations ? C'est autour de cette question que s'est construit le projet de recherche européen qui est à la base de cet article. Nous nous proposons de rendre compte des premiers résultats de ce programme de recherche -- qui a réuni chercheurs, artistes et acteurs des restructurations autour de productions artistiques --, en nous efforçant d'identifier et de qualifier la nature spécifique des connaissances que le recours à la représentation artistique peut permettre. Suivant l'invitation de Becker (2007) de considérer la représentation artistique comme une représentation possible et potentiellement riche de la Société, notre contribution défend l'idée que les représentations artistiques des restructurations sont susceptibles d'enrichir, voire de renouveler, la nature et les modes de production des connaissances académiques sur ce phénomène. Plus précisément, par le recours à trois oeuvres artistiques de nature différente (un film, un travail photographique, une pièce de théâtre), cette communication met en évidence une double contribution des représentations artistiques à la connaissance sur les restructurations. D'une part, nous défendons l'idée que les oeuvres d'art apportent un matériau riche et complexe permettant le dévoilement de certaines dimensions, délibérément ou involontairement cachées ou tues, des processus de restructurations. Les représentations artistiques fournissent souvent un regard décalé, tantôt complémentaire, tantôt contradictoire, des représentations majoritairement proposées par la recherche académique sur les restructurations. Elles choisissent par exemple d'aborder des épisodes difficiles à saisir par les modes de collecte et de restitution conventionnelles (coulisses de la négociation) ou se concentrent sur des dimensions généralement écartées de l'agenda académique pour des raisons pratiques, thématiques ou encore idéologiques (ambivalence de la peur et de la joie des moments de lutte, interrogation sur le sens et la place du travail dans la société, dimensions corporelles, émotionnelles, identitaires des ruptures...) . A ce premier niveau, les représentations artistiques sont donc susceptibles d'enrichir le matériau empirique et ouvrent à d'autres méthodes de collecte pour la recherche académique sur les restructurations. Mais, les oeuvres artistiques, comme toute forme de représentation, se construisent également sur un jeu dialectique de dévoilement - dissimulation qu'il ne s'agit pas d'occulter, mais plutôt de mettre en tension. D'autre part, il nous semble qu'une seconde contribution, majeure, des représentations artistiques est de fournir une connaissance « expérientielle » des restructurations. Cette connaissance, de nature très différente de la connaissance « cognitive » proposée par la recherche académique classique repose sur des ressorts et outils spécifiques à l'expression artistique. Dans ce travail nous en identifions particulièrement trois principaux : la mobilisation de procédés d'incarnation, d'identification, de subjectivation ; la production d'une représentation polyphonique ; la mise en oeuvre de processus de médiations et de transformations (des individus et des identités collectives). Cette connaissance « expérientielle », qui peut se définir comme « une expérience par procuration », est selon nous une contribution essentielle et originale au champ de la connaissance en sciences de gestion, qui se définit comme une discipline de l'action organisée, et dont l'une des vocations est de produire une connaissance actionnable (Argyris, 1995).

Beaujolin R., Bobadilla N., Debenedetti S., Jefferys S., Mairesse P., Mourey D., Perret V., Xhauflair V., Pichault F. (2012), Unveiling corporate restructuring pratices through artwork: crossing frontiers between art and management, IIIemes Etats généraux du management : Nouvelles frontières du management, Strasbourg, France

Notais A., Perret V. (2011), Les jeux de la distance et de la proximité : une approche spatiale du parcours de mobilité interne, 5ème atelier du groupe thématique AIMS "Stratégies, Espaces et Territoires" : La mobilité spatiale dans les stratégies d'entreprises : Vertu cardinale ou pomme de discorde?, Sceaux, France

La mobilité professionnelle n'est pas un phénomène anodin et banal. Elle demeure, dans bien des situations, malgré les valeurs et les pratiques de notre société contemporaine, une 'aventure' individuelle. Cependant, la recherche en management nous apporte peu de clés pour déchiffrer et comprendre, à un niveau individuel, ce qui se passe dans ces situations de plus en plus récurrentes qui jalonnent le parcours professionnel du salarié. Cet article se donne cet objectif. A partir d'un design qualitatif longitudinal, basé sur les récits de pratiques de trois salariés d'une entreprise de haute technologie, cette contribution propose une analyse des représentations et du vécu du parcours de mobilité de ces acteurs à partir des notions de distance et de proximité. La grille de lecture adoptée dans ce travail permet d'explorer la complexité de ce processus et de proposer une définition spatiale du parcours de mobilité et des stratégies individuelles qui s'y déploient. L'investigation menée permet finalement d'envisager un programme de recherche transversal autour d'une conception " des jeux d'échelles " de la proximité et de la distance que l'approche spatiale des problématiques organisationnelles nous invite à adopter.

Career mobility is not something trivial and banal. It remains, in many situations, despite the values and practices of our contemporary society, an individual problem. However, management research do not give us many means to decipher and understand, at an individual level, what happens in these situations more and more recurrent in the career of the employee. That is the purpose of this contribution. Based on a qualitative longitudinal design and the stories of three individuals employed by a high-tech company, this contribution provides an analysis of representations and experiences of the mobility process of these players through the concepts of distance and proximity. The interpretative framework adopted in this work, allows us to explore the complexity of this process and to provide a spatial resolution of the mobility experience and individual strategies deployed within it. Finally, this contribution offers a research program around a transversal design of "sets of scales" of proximity and distance that the spatial approach of organizational problems invites to adopt.

Perret V., Mehouachi C. (2010), Network governance work: evidence from the video game industry, Australian and New Zealand Academy of Management Conference, Adelaïde, Australie

Many call for research invites for further investigation of the underlying processes, practices and specificities of governance in the network context. Through an examination of what governance involves and how does it occur in a French cluster of video game companies, our multimethod study provide useful insights in the functions and purposes of governance in an inter-organizational and collaborative context, the main tools and mechanisms that are being used and the structure supporting these purposes and mechanisms. Our findings shed also light upon the processual nature of governance in network context. Governance is a set of processes, or a "meta-process", that are geared toward the creation, the maintenance and the evolution of collaboration relationships and the network as a collective actor. We refer to this process of governance functioning, evolution and continuous (re) evaluation as governance work.

Huault I., Perret V., Spicer A. (2010), Rethinking Emancipation in Organization Studies. In the light of Jacques Rancière's Philosophy, Symposium on The Politics and Aesthetics of Organization, Saint Galen, Suisse

The demand for emancipation was once something we only associated with oppressed social groups such as Women, Workers or the colonized who were seeking to escape from various forms of domination which they had long been subjected to. Today, some of the most privileged groups in our society such as middle managers and professions talk about their thirst for emancipation. They seek this precious and awe inspiring goal through participating in management courses (Gosling, 2000), reading various forms of management literature which promises to turn them into revolutionaries (Jacques, 1996), and engaging with various journeys to free themselves from the shackles of thought control and simply 'be themselves' at work (Fleming, 2009). Corporations routinely sell themselves as a route to emancipation for their consumers and employees. One only needs to think about the recent advertisement for Virgin which replaced the famous images of the revolutionary Ché Guevara with Richard Branson. The message seems to be clear - it is not just radical political movements that can provide emancipation, corporations can too! The fact that emancipation has lost its anchor in radical political movements and shocks and scandalizes some. For others, it is a kind of an indication of how endlessly flexible and omnivorous capitalism is insofar as it is able to adopt nearly anything - include forms of virulent anti-capitalism - to further itself. While these two explanations are certainly appealing, we think that the widespread adoption of this culture of emancipation actually underlines the increasing uncertainty and fragmentation that has taken place around the term. For us this is due to a shift in focus of understanding of emancipation. Previously, emancipation was understood as a form of wide-scale transformational change in society achieved through intellectuals enlightening people who find themselves dominated. This notion informed studies of emancipation for many years. The result was that research on emancipation tended to focus on either documenting large scale challenges to capitalism and management or agitating for emancipation through a progressive enlightenment of the audience. This approach to emancipation began to fall out of favour as it was accused of being too grandiose - subjects were positioned as victims of managerial knowledge which they could only escape from through the progressive enlightenment under the tutelage of critical intellectuals. Such disenchantment led researchers to turn their focus towards more minor forms of micro-emancipation whereby people momentarily escape from domination in their everyday life through minor activities (eg. Alvesson and Willmott, 1992). This focus produced a deep body of literature that documented the various ways individuals seek out micro-emancipation in the workplace (eg. Zanoni and Jensens, 2007). However, recently we have witnessed some important questions being asked around this research agenda. In particular, some are concerned that it has begun to fundamentally constrain how we think about forms of emancipation, creating a myopic focus on small-scale struggles and fundamentally ignoring many of the broader social struggles that challenge management. In this paper we seek to overcome these problems associated with macro as well as micro-emancipation by positing a new conception of emancipation offered in the recent thought of Jacques Rancière. For Rancière, emancipation should not be seen as an ideal to be reached, but as a postulate to be acualised in day-to-day practice. He points out that equality can be actualized by interrupting the order of sensibility (rather than through quotidian everyday acts), through creating a sense of dissensus (rather than collaboration and attempts to create consensus), and attempts to singularize the universal (rather than through fragmentary struggles). By focusing on these three processes, Rancière enables us to see a range of emancipatory struggles that we were blinded to by both accounts of marco-emancipation (which went looking for grand revolts) as well as micro-emancipation (which focused on everyday transgression). In particular it enables us to register the kinds of emancipation movements that have frequently been left out of accounts of emancipation in organization studies. These include the self-education movements, proliterian intellectual movements, as well as forms art. Rancière's account of emancipation allows us to extend how we think about processes of emancipation in and around organizations in three ways. First, it allows us to register activities in our theoretical gaze that we had previously ignored or discounted. Macro-emancipation focuses our attention on collective movements which are organised and micro-emancipation focuses our attention on often individual every-day activities which are not organised. In contrast, Rancière draws our attention to various emancipatory movements that are often collective, but are not formally organised. This broadens the range of forms of emancipation we can study. Second, Rancière allows us to rethink how exactly emancipation works. Instead of focusing on creation of new states of freedom (as studies of macro emancipation do) or attempts to seize fleeting forms of freedom (as studies of micro emanciption do), Rancière's work allows us to see how emancipation involves the transformation of the sensible. This re-orients our studies to how emancipation movements seek to change what and how we actually see the world. Finally, Rancière allows us to move beyond the assumption that contemporary resistance is fragmented and disorganised by registering how individual forms of resistance are experienced as an embodiment or singularization of universal struggles. Doing this allows us to recognise the link between the specific demands of many resistance movements and more universal claims such as dignity, recognition, and justice. By making these three contributions, we hope to move beyond either an elitist account found in studies of macro-emancipation and the banal account found in studies of micro-emancaiption. In order to make this argument, we proceed as follows. We begin by reviewing the two dominant conceptions of emancipation. First we look at three different modes of emancipation that have been successively pursued - political emancipation, economic emancipation and ideological emancipation. We then look at the ways in which organization studies has suggested these struggles take place - through 'macro-emancipation' or 'micro-emancipation'. In this review we highlight the shortcomings of these two existing conceptions of emancipation. We then introduce a third conception of emancipation inspired by the work of Jacques Rancière. After we have outlined this, we then draw out the implications of this for the study of emancipation in organization studies. We conclude by sketching out what new areas of emancipation this allows us to understand and perhaps engage with.

Huault I., Perret V. (2009), Extension du domaine de la stratégie. Plaidoyer pour un agenda de recherche critique, XVIIIème Conférence de l'AIMS, Grenoble, France

L'objet de cet article est de spécifier la nature et les contours d'une activité critique dans le champ de la stratégie. Alors que les analyses dites post-rationnelles ou processuelles ont offert des alternatives au courant conventionnel en stratégie, elles ne rendent pas compte de la spécificité de l'approche critique et ne s'inscrivent pas dans le projet d'une théorie critique du management stratégique. Elles ont certes introduit le thème du pouvoir, mais ont peu insisté sur les phénomènes de domination. Elles ont par ailleurs intégré le rôle des discours mais sans insister sur l'importance de celui-ci dans les processus de subjectivation. Elles ont enfin été soucieuses de réflexion sur la définition du périmètre de la stratégie, mais ont échoué à mettre en oeuvre une réflexivité radicale. Au travers de l'examen des quelques travaux existants proposant une approche critique du management stratégique, ce papier explore la manière dont l'analyse critique peut se saisir de problématiques-clés en management stratégique, en dépassant la perspective post-rationnelle et en proposant un agenda de recherche résolument critique pour la discipline.

The purpose of this article is to specify the nature of a critical activity in the field of strategy. While post-rational or procedural researches offered alternatives to conventional strategy, they do not reflect the specificity of the critical approach and do not really fit to a critical theory of strategic management . Building on a literature review in critical management studies and strategy, our article calls for a critical research agenda in strategic management, that goes beyond the post-rational perspective in the field.

Chabaud D., Ehlinger S., Perret V. (2004), L'incubation d'entreprises : la nouvelle frontière européenne, 17èmes Journées Nationales des IAE, Lyon, France

Le soutien à la création d'entreprise est une préoccupation commune à de nombreux pays de l'Union Européenne et la communauté fait de l'esprit d'entreprise un défi pour l'Europe tout en soulignant le moindre dynamisme entrepreneurial des européens, pour lesquels le processus de création d'entreprise demeure un processus à hauts risques. Dans un tel contexte, les pays membres sont encouragés à mettre en oeuvre des politiques publiques coordonnées permettant d'augmenter le nombre d'entrepreneurs et de stimuler la croissance des entreprises. Les incubateurs (et pépinières) d'entreprises s'inscrivent dans cette perspective. Les études déjà menées sur les incubateurs européens montrent qu'il existe des différences significatives en matière de stratégies et de pratiques d'incubation, que ce soit entre états membres ou au sein de chaque pays. Dans de telles conditions quel peut-être l'apport d'une politique européenne ? L'objectif de cette communication est donc de proposer, à la lumière des approches institutionnaliste et culturaliste, une analyse des incubateurs européens et des politiques nationales et communautaires en faveur de l'incubation. Après avoir souligné la diversité du paysage de l'incubation en Europe, tant sur le plan du dynamisme entrepreneurial que sur celui des formes d'incubateurs ou des modes d'accompagnement proposés par ces structures, nous analyserons plus précisément les dimensions institutionnelles et culturelles de cette diversité et nous nous interrogerons enfin sur la possibilité d'élaboration d'un modèle d'incubation européen, à travers la mise en oeuvre d'un contexte permissif et d'un modèle interculturel d'incubation.

Chabaud D., Ehlinger S., Perret V. (2003), Les incubateurs d'entreprises innovantes : un réseau entrepreneurial reconfiguré ?, XIIème Conférence de l'Association Internationale de Management Stratégique, Tunis, Tunisie

Les travaux sur l'entrepreneuriat se sont multipliés ces dernières années, mettant l'accent sur les traits de l'entrepreneur mais aussi sur les réseaux d'aide à la création d'entreprise. Cependant, ces travaux se sont peu intéressés aux incubateurs et pépinières d'entreprises, alors que ces acteurs se sont multipliés, en particulier dans le domaine de la création d'entreprises innovantes. Notre objectif sera donc dans un premier temps d'éclairer le rôle des réseaux dans la dynamique de développement des jeunes entreprises. Pour cela, nous mobiliserons la théorie des réseaux sociaux, dans la lignée de Granovetter et de Burt. Puis en nous appuyant sur une étude exploratoire menée auprès de 4 incubateurs /pépinières, nous tenterons de reconstituer les réseaux mobilisés par ces structures d'accompagnement particulières et de déterminer leurs caractéristiques.

Ehlinger S., Perret V. (1995), Les représentations organisationnelles, sources de reproduction ou de régénération du modèle organisationnel, IVème conférence de l'Association internationale de management stratégique, Paris, France

Documents de travail

Perret V., Allard-Poesi F. (1998), Le postmodernisme nous propose t-il un projet de connaissance ?, Cahiers DMSP, Paris, Université Paris-Dauphine, 17

Le postmodernisme est un courant relativement prisé par la littérature anglo- saxonne sur les organisations mais peu exploité, à notre connaissance, par les travaux francophones. Nous référant ici au postmodernisme comme style de pensée, nous nous interrogeons sur la nature de la proposition postmoderne tel que défendue dans la littérature anglo-saxonne sur les organisations. Pour la recherche en management, le postmodernisme nous offre en effet une grande variété de nouvelles méthodes de recherche (déconstruction, lecture résistance, expérimentation de nouveaux styles) laissant à penser qu il propose un nouveau projet de connaissance. Qu en est-il exactement ? Qu'est ce que le postmodernisme ? Afin de répondre à cette question, nous mettons en avant, dans un premier temps, les fondements du projet postmoderne. Ceux-ci se définissent pour l essentiel au travers d une critique de la « modernité », et jettent les bases, nous le verrons dans un deuxième temps, de la proposition postmoderne. Dans un troisième temps, nous nous demandons si cette proposition peut constituer un projet de connaissance pour les organisations.

Postmodernism has received much more attention in anglo-saxon litterature on organizations than in french-speaking research. Referring here to Postmodernism as a style of thinking, we discuss about the nature of the postmodern proposition in organization studies. Postmodern research proposes new research methods such as deconstruction, resistant reading and experimentation of new styles. This suggests that postmodernism argues for a new knowledge project. What is Postmodernism? What does it suggest for organization studies? We first underline that the postmodern project is underpinned in a critic of modernism. The postmodern proposition for organization studies is then defined. Third, we question the nature of this proposition for organization research

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