2022

Raphaël OLIVIER

Gouverner par le signal-prix ? La performativité des prix du carbone internes aux entreprises

Sous la direction de Nicolas Berland, le 16 mars 2022

Résumé:
Cette thèse porte sur le secteur des sociétés foncières cotées sur les marchés financiers dont la capitalisation boursière est équivalente à 4.3% du Produit Intérieur Brut (PIB) mondial. Une foncière cotée est une entreprise qui possède et gère des biens productifs de revenus dans divers secteurs immobiliers, comme des actifs industriels, immeubles de bureaux, des centres commerciaux et des entrepôts. La société est cotée en bourse afin d'assurer des transactions équitables et ordonnées. Le premier chapitre analyse le phénomène du « biais domestique » qui continue à constituer une énigme pour les chercheurs. Les investisseurs ont tendance à investir davantage dans leur propre pays et moins à l'international que la théorie de l'investissement ne le prédit. Les résultats du premier chapitre apportent une explication à ce comportement d'investissement. En utilisant un échantillon de sociétés foncières cotées aux États-Unis, les résultats indiquent que les opportunités de croissance dont disposent les sociétés foncières constituent un des principaux motifs qui poussent les foncières à se concentrer géographiquement dans une ou plusieurs zones géographiques. Le deuxième chapitre s'intéresse aux implications de ces « biais de localisation » en Europe. Ces biais peuvent affecter les décisions de placement des investisseurs institutionnels et peuvent par conséquent générer des surinvestissements dans certaines zones géographiques, qui sont généralement considérées comme offrant le meilleur rendement ajusté au risque. Les résultats confirment que les stratégies d'investissement adoptées par certaines foncières cotées contribuent à accélérer les processus de métropolisation dans dix pays européens. Enfin, le troisième chapitre étudie l'effet des investissements directs étrangers sur les sociétés foncières cotées dans huit pays de l'Asie-Pacifique. Les résultats montrent que seule la Chine exerce un impact puissant sur les rendements des foncières dans la région. Les résultats indiquent qu'au cours de la période de 10 ans couverte par l'étude, un facteur continental existe pour les marchés immobiliers de l'Asie-Pacifique.