Contrats de recherche

En cours

Contrat ANR IDEOMM

Contrat ANR IDEOMM : « Industriation de matières issues de déchets organiques et minéraux pour la filière mode »

Colette Depeyre, coordinatrice principale du projet pour DRM-MOST

Résumé

Le terme d’industriation invite à revenir aux sources de l’industrie, qui définit les activités conceptrices et productrices de la société, afin de se détacher de pratiques dépassées par les exigences environnementales et sociales actuelles. Le projet s’appuie sur l’expérience du programme interdisciplinaire ENAMOMA de l’Université PSL, un engagement pour des alternatives mode et matière créatives et responsables via la collaboration de l’Université Paris Dauphine - PSL, l’École des arts décoratifs, Paris - PSL et Mines Paris - PSL. Il fait également suite aux expérimentations initiées par les collaborations d’un créateur de mode, Mossi Traoré, avec des acteurs industriels en recherche de solutions pour la revalorisation de déchets organiques et minéraux en boucle ouverte. Une première recherche exploratoire dans le cadre d’un projet pédagogique interdisciplinaire, a souligné l’importance d’avoir une approche de développement matière qui prenne en compte les conditions imposées par les déchets, tout en les transformant en un matériau d’opportunité à haut potentiel créatif et collaboratif. Le projet prévoit de prolonger et d’approfondir les expérimentations. Quatre étapes sont associées : (1) analyse comparative de démarches de revalorisation de déchets, organiques et minéraux ; (2) définition de pistes crédibles de développement matière avec une approche à la fois scientifique, stratégique, sensorielle et sociétale ; (3) expérimentations permettant de mettre à l’épreuve les applications envisagées en termes de matière et de filière ; (4) développement d’un support de diffusion pour une structure muséale, destiné à devenir un outil de formation immersif pour différents types de publics (jeunesse, étudiant, professionnel). Des retombées sont attendues à plusieurs niveaux, avec tout d’abord une contribution au développement de solutions de revalorisation à différents niveaux de maturité, avec une attention portée aux enjeux d’industrialisation et de cycle de vie au-delà de la mise en forme initiale du matériau. Le projet vise également à accompagner, par sa méthode, l’évolution du processus créatif dans la filière mode. Les acteurs repensent leurs pratiques à partir des enjeux environnementaux, avec l’émergence de personnalités créatives d’un genre nouveau, à même de faire des ponts entre des filières et entre des acteurs situés à différentes étapes de ces filières, et d’engager les consommateurs vers de nouveaux usages. La construction d’un récit associant mode et minéraux vise enfin à accompagner la transformation des pratiques par la formation.

Partenaires

  • Mines Paris – PSL (Centre des matériaux & Centre de gestion scientifique)
  • École des arts décoratifs, Paris – PSL (Ensadlab)
  • Talema - Mossi Traoré
  • Bugis - Bruno Nahan
  • Aide de l'ANR : 149 982 euros
  • Début et durée : janvier 2024 - 24 mois
  • Programme ANR : Science avec et pour la société – Ambitions innovantes (SAPS-RA-AI) Edition 2023
  • Référence projet : ANR-23-SSAI-0002-01

Contrat PSL - IRIS

Contrat PSL - Initiative de Recherche Interdisciplinaire et Stratégique (IRIS) -Governance Analytic

L’initiative Governance Analytics réunit depuis octobre 2016 des chercheurs en économie, informatique, management, mathématiques, science politique et sociologie autour de l’analyse de la gouvernance dans nos sociétés complexes et en mutation. Elle s’appuie sur la construction d’une Data factory destinée à acquérir et traiter des données sur les mécanismes de décision collective, les dynamiques institutionnelles, le fonctionnement des marchés et celui des organisations.

Une équipe de post-doctorants et ingénieurs appuieront les équipes de recherche des établissements membres de PSL pour leur permettre de renforcer leurs compétences en matière de conception de protocoles de recherche, de collecte et de traitement de données ; qu’elles soient disponibles de manière massive (Big data), mal structurées, dispersées (archives par ex.) ou encore qu’elles se présentent sous forme de signaux faibles. Les corpus de données et les méthodologies développées ont pour ambition d’étendre l’impact de la recherche PSLienne tant sur le plan scientifique que dans le débat public.

Suite de la présentation

Direction:

L'équipe:

  • Sid Ahmed Benabderrahmane, Post-doctoral fellow in computer sciences
  • Julien Brault, Post-doctoral fellow in economics
  • Bruno Chaves, Coordinator of the project
  • Aline Menezzes, Post-doctoral fellow in economics
  • Nada Mimouni, Post-doctoral fellow in computer sciences
  • Timothy Yeung, Post-doctoral fellow in economics

Partenaires:

Pour en savoir plus


Clos

Contrat ADEME GASPI CONCIS

Projet GASPI-CONCIS «Prévenir le gaspillage d'objets via sa conscientisation»

Valérie Guillard, responsable scientifique du projet pour DRM-ERMES
Avec Eva Delacroix et Guillaume Johnson

Cette recherche, financée par l’ADEME dans le cadre de l’appel à intention de recherche «Mobilisation de la notion de gaspillage», a démarré au 1er novembre sous la coordination de Valérie Guillard.
Elle mobilise Eva Delacroix et Guillaume Johnson (ERMES) mais aussi des partenaires venant d’autres Universités, Sofian Beldjerd -Université de Poitiers -et Dominique Roux - Université de Reims-.

Objectifs du projet
«Le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas ».  Le Grenelle 1 de l’environnement affirme que le premier principe en matière de déchets est la prévention, le second le recyclage. Or, pour faire de la prévention des déchets, autrement dit, pour prendre des mesures afin que la situation écologique ne se dégrade davantage, il semble nécessaire de comprendre les représentations que les ménages ont des produits, de leur durabilité, des critères qu’ils prennent en compte dans l’achat d’un produit neuf ainsi que la manière dont ils se représentent le fait de garder, réparer, jeter,récupérer ou faire circuler des objets. Ont-ils conscience de la dilapidation des ressources  (énergétiques, financières, humaines, etc.) que peuvent générer certaines de leurs pratiques ? La question mérite d’être posée car en dépit des évolutions dans les façons de consommer (économie collaborative ou circulaire), de la communication sur la consommation durable favorisant la réduction des quantités de ressources utilisées et enfin, du contexte  de crise économique, le volume des déchets reste important en France, de l’ordre de 355  millions de tonnes (Ademe, 2014).

Ainsi l’objectif de ce projet est double :

  • dans un premier temps, de comprendre dans quelle mesure les individus ont le sentiment (ou non) de gaspiller des ressources via l’étude de différentes pratiques à l’égard des objets.
    Plus précisément, comprendre :
    QUI gaspille ? Eux ? Autrui ? A partir de quels indices se/les qualifient-ils ?
    QUOI ? Quels objets sont, à leur avis, gaspillés ? En quelle(s) unité(s) verbalisent-ils la dilapidation de l’objet ? En argent, en temps, en ressources naturelles, etc. ?
    QUAND ? Dans un contexte particulier, par exemple, vider la maison d’un proche à son décès ? Porter des objets en état de marche à la déchetterie ? Racheter des objets neufs et/ou low cost ?
    POURQUOI ET DE QUELLE MANIÈRE ont-ils l’impression ou non de mal utiliser les ressources ?
    COMMENT, dans l’idéal, ils/autrui/la société pourrai(en)t éviter le mésusage des objets ? Est-ce vécu comme une contrainte ? un défi ?
    Ces résultats seront confrontés avec les qualifications et pratiques des organisations en charge des  déchets (Siredom, déchetteries, etc.).
  • dans un second temps, forts du sens du terme « gaspillage d’objets », pour les usagers et les organisations, nous chercherons à comprendre  s’il faut l’utiliser et comment dans les campagnes de communication de prévention du gaspillage en testant, via un protocole expérimental, son efficacité.

 
L’objectif est ici de pouvoir faire des recommandations claires et concrètes aux décideurs publics sur le potentiel du  concept et son utilisation dans les campagnes de communication terme

Méthodologie

  • Une analyse d’archives des médias  -presse depuis l’après-guerre- afin de mettre en relief l’historicité de l’usage du concept de gaspillage et de mieux le maîtriser pour se rendre compte dans quelle mesure il a pu façonner les représentations des gens.
  • Une enquête qualitative (entretiens individuels et de groupe)  auprès des ménages pour comprendre, à partir de leurs pratiques, comment ils parlent de ce qu’ils font, autrement dit de ce qu’ils achètent/se débarrassent/récupèrent, en termes de mésusage des ressources. Parlent-ils de gaspillage ? Dans la négative, quel(s) mot(s) utilisent-ils ? Une enquête quantitative sur un échantillon représentatif de la population
  • Une enquête quantitative (un échantillon de 200 personnes représentatives en termes d’âge et de CSP de la population française) pour  valider les hypothèses de structure (noyau central et éléments périphériques) des représentations sociales du gaspillage.
  • Des protocoles expérimentaux pour tester l’efficacité du concept de « gaspillage » dans les messages publicitaires.

Contrat APPEAL

APPEAL - AdoPtion de PratiquEs Alternatives à l’accumuLation des objets (ré-emploi, location, troc, don, emprunt, mutualisation,glanage sur les trottoirs) financé par l’ADEME.

Projet coordonné par le CREDOC
Partenaires : DRM, INA - DDCOL
Coordonnateur DRM : Valérie Guillard

Résumé du projet
L’évolution du rapport aux objets et l’abandon d’un modèle dominé par la possession individuelle exclusive et l’accumulation des objets constitue un des leviers pour diminuer l’empreinte environnementale des ménages.
Le projet vise à comparer les représentations et discours entourant les pratiques alternatives à l’accumulation d’objets (ré-emploi, location, troc, don, emprunt, mutualisation, glanage sur les trottoirs) : présents dans le média télévisuel à partir d’une analyse qualitative d’extraits télévisuels issus des collections de l’INA avec les représentations et pratiques des ménages via différentes enquêtes (CREDOC, ADEME, etc) pour la plupart déjà disponibles, complétées d’entretiens qualitatifs
Quelles pratiques alternatives à l’accumulation sont présentées à la télévision ? Quelles catégories de population sont mises en avant (s’agit-il de publics stéréotypés ou non ?) ? Quels motivations et freins à ces pratiques sont présentés ? Quelles valeurs sociétales sont présentes dans les discours de manière explicites ou implicites ?
Le champ précis de la recherche, tant sur les catégories de pratiques que sur les objets étudiés est décrit plus loin, il sera affiné et lors de la phase de cadrage conceptuel.

La comparaison des deux types de matériaux pourrait permettre de dégager des leviers de diffusion des pratiques alternatives à l’accumulation dans la population (mécanismes d’identification, valeurs de société) qui seront ensuite testés auprès d’un échantillon représentatif de la population pour être hiérarchisés et ainsi favoriser l’adoption de ces pratiques à une plus large échelle.

Contact : valerie.guillardping@dauphinepong.fr

Contrat ANR ABRIR

L'art pour repenser les mutations critiques des organisations : enjeux pour le management- ABRIR-

Véronique Perret, coordonnatrice du projet pour DRM-MOST

Penser et agir dans le contexte des mutations critiques que traversent les organisations contemporaines demande d’autres outils que les méthodes analytiques et rationalistes classiques. La dimension sensible, dans ses aspects affectifs mais aussi politiques, doit être prise en compte.
Pour cela, s’appuyer sur l’art de façon active est une possibilité riche d’ouvertures. L’art, qu’il donne à percevoir des dimensions complexes et contradictoires du réel, ou qu’il y intervienne concrètement, est une force de transformation et de reconfiguration encore peu explorée par les disciplines du management.
Le projet ABRIR vise à investiguer des cas d’organisations en situation de mutations critiques (restructurations, délocalisations, transformations identitaires, fusions,…) en mobilisant deux sources de données complémentaires : d’une part, il s’agira de travailler sur la base d’études de cas réels d’interventions artistiques dans le contexte d’organisations en mutation ; d’autre part, une série d’œuvres artistiques renvoyant à des mutations critiques des organisations seront analysées.
Trois modes d’expression artistiques seront plus particulièrement ciblées : le théâtre documentaire, le film de fiction et les arts plastiques contemporains. Ce corpus de cas fictifs et réels, mobilisant différentes approches et modes d’expression artistiques, sera analysé au moyen d’une méthode d’investigation innovante, collective et dialogique, la méthode ABCD, qui permet de confronter les interprétations et les expériences.
L’objectif du projet ABRIR est de développer une méthode collective et dialogique, basée sur l’art, pour appréhender et formuler une connaissance pratique implicite, diffuse, et dissensuelle des situations de mutations critiques, et d’interroger en conséquence les représentations et les pratiques managériales et organisationnelles.
Le projet est mené conjointement par l’équipe Most du laboratoire DRM (Université Paris Dauphine), et l’équipe ACTE Art & Flux (Université Paris 1 La Sorbonne), avec la collaboration de la Chaire M-A-I (Mutations-Anticipations-Innovations) de l’IAE de Paris.

Partenaires

ACTE Arts, Créations, Théories, Esthétiques
DRM Dauphine Recherches en management
Aide de l'ANR 234 218 euros
Début et durée janvier 2014 - 42 mois
Programme ANR : Blanc - SHS 1 - Sociétés, espaces, organisations et marchés (Blanc SHS 1) 2013
Référence projet : ANR-13-BSH1-0007
For further information, read  Dauphine Recherche n°15, Décembre 2013

Contrat ANR GHOST

Projet GHOST  Négociation à haute fréquence et liquidité mirage

Carole Gresse, responsable scientifique du projet pour DRM-FINANCE


La négociation à haute fréquence (NHF) joue aujourd'hui un rôle central sur les marchés financiers. Elle a contribué à l'explosion du nombre de messages électroniques soumis quotidiennement sur les marchés d'actions, et elle a modifié les services de liquidité sur ces marchés. Parallèlement, les marchés se sont fragmentés, et les actions s'échangent sur plusieurs plateformes en concurrence. Dans ce contexte, certains négociateurs à haute fréquence (NHF) adoptent des stratégies consistant à offrir la liquidité sur plusieurs plateformes simultanément et à retirer leurs ordres de certaines de ces plateformes dès qu'ils sont exécutés sur d'autres. Du fait de ces stratégies, la liquidité apparente serait supérieure à la liquidité réellement disponible, la différence s'avérant une liquidité 'mirage' (LM). Il est important de comprendre ce phénomène car il fausse la perception que les investisseurs ont de leurs coûts de transaction ex ante et peut donc les conduire à prendre des décisions d'investissement sous-optimales. Notre projet a pour objectif d'établir des mesures de la LM, de quantifier cette LM sur les marchés d'actions européens, d'en identifier les déterminants, de comprendre son lien avec la NHF, et d'évaluer ses effets sur la qualité de marché et sur l'équité des échanges.


L'originalité de notre projet tient à une base de données unique, qui nous est gracieusement fournie par la European Securities Markets Authority (ESMA), et qui couvre les bourses primaires et les plateformes alternatives les plus actives pour un large échantillon d'actions européennes en mai 2013. La base de données de l'ESMA contient aussi des informations détaillées confidentielles sur les intervenants de marché qui nous permettront de suivre leurs stratégies à travers les différentes plateformes. A partir des données brutes de I'ESMA, nous reconstruirons les carnets d'ordres consolidés entre les marchés, nous les synchroniserons avec les transactions, et nous utiliserons plusieurs typologies pour classer les intervenants de marché entre NHF et NBF (négociateurs à basse fréquence). Sur la base de ces données privées, nous élaborerons des mesures de LM, puis nous concevrons des proxys permettant d'estimer la LM à partir de données intra-journalières publiques. A partir de ces mesures, nous réaliserons trois études empiriques. Une première étude aura pour objet d'identifier les déterminants de la LM. Dans la deuxième étude empirique, nous analyserons les effets de la LM sur les coûts de transaction de plusieurs types d'intervenants (essentiellement les NHF et les NBF) ainsi que la relation entre d'une part la LM et d'autre part la NHF et la fragmentation de marché. Enfin, dans la troisième étude empirique, nous analyserons les effets de la LM sur la stabilité et l'efficience des prix, et sur l'intégration des prix entre plateformes, Un défi méthodologique majeur dans les deux dernières études sera de d'identifier des variables instrumentales permettant de résoudre les biais d'endogénéité. De plus, du fait de la taille massive des données à exploiter et du degré de technicité des mesures à mettre en place, il est crucial, pour la réussite de notre projet, de trouver des moyens de financer une assistance de recherche sur longue durée. Le travail empirique sera complété par une recherche théorique visant à modéliser la LM dans une économie où deux carnets d'ordres se font concurrence et sont accessibles à plusieurs types d'intervenants : des NHF, des NBF ayant accès aux deux carnets, et des NBF locaux spécifiques à chaque carnet. Le modèle visera à établir des hypothèses testables sur les déterminants et sur les effets de la LM. Au total, nous espérons produire quatre articles académiques comportant des contributions théoriques, méthodologiques et empiriques. Nos résultats auront des retombées pour les autorités de marché et pour les professionnels des marchés financiers.

Partenaires :  

  • H. Degryse (KU Leuven)
  • R. De Winne (Université Catholique de Louvain)
  • R. Payne (Cass Business School)

Contrat ANR- INCA

ANR- INCA

Projet coordonné par Eric Rigaud (Mines-Paris Tech) et Marcus Wien (KIT Wuppertal).



Appel franco-allemand
Ce projet collaboratif franco-allemand implique Dauphine Recherches en Management (DRM), le Centre de Recherches sur les risques et les Crises (CRC) aux Mines Paris-Tech, l'Institut Technologique de Karlsruhe et l'université de Wuppertal. Il consiste en une étude transdisciplinaire de la résilience transfrontalière lors d'un évènement de blackout électrique. A partir d'une scénario en cours d'élaboration, l'équipe contribuera à développer une simulation des diverses dynamiques affectant la réponse au blackout dans la région. Cette simulation permettra aux acteurs de la résilience d'améliorer leur préparation aux blackouts et d'affiner les protocoles existants. Le projet permettra aussi l'aboutissement de trois projets de thèse, dont un à DRM.

Contact : anouck.adrotping@dauphinepong.fr

Contrat ANR MULTIRISK

Projet MULTIRISK
Méthodes Econométriques pour la Modélisation des Risques Multiples

Gaelle le Fol, responsable scientifique du projet pour DRM-Finance.

Le projet de recherche MultiRisk (Méthodes Econométriques pour la Modélisation de Risques Multiples) s’inscrit dans les domaines de l’économétrie financière et de la finance. L’objectif est de contribuer à une meilleure analyse des risques financiers, et plus spécifiquement du risque de marché, du risque de liquidité et du risque systémique.

La mesure des risques financiers est l'un des principaux sujets de recherche de l'économétrie financière. Cette problématique est fondamentalement liée à la régulation des marchés financiers. Or, les réglementations prudentielles actuelles mettent en exergue l’importance des dépendances entre les institutions financières et les différents risques qu’elles encourent. Dans ce contexte, le projet MultiRisk proposera de nouveaux outils pour mesurer et gérer les risques financiers multiples dans une approche à la fois multivariée et systémique.

Premièrement, nous proposerons de nouvelles méthodes économétriques pour estimer le paramètre de risque dans le cadre de modèle GARCH multivariés. Ces méthodes permettront de tenir compte des interactions dynamiques des facteurs de risque. Les implications en termes de politique prudentielle sont évidentes : la distinction induite entre des chocs de volatilité persistants et non persistants permettra de construire des mesures de risque dynamiques conduisant à des exigences de capital réglementaire suffisamment élevées en période de crise et moindres en période de calme.

Deuxièmement, le projet MultiRisk porte en outre sur le risque de liquidité. Jusqu’à très récemment, la liquidité des actifs financiers était considérée comme un problème de second ordre dans l’industrie de la gestion d’actifs. Pour beaucoup, la liquidité était associée à de simples coûts de transaction, et se traduisait par des effets sur les prix d’actifs de faible ampleur, temporaires s’ils en étaient, et il était admis que ces risques pouvaient être facilement diversifiables. La crise de liquidité récente a montré que cette vision était erronée. Dans ce contexte, l’objectif du projet MultiRisk est de proposer une mesure statique du risque de liquidité permettant de distinguer les chocs de volatilité aux effets permanents, des chocs de liquidité aux effets transitoires.
Enfin, nous étudierons le risque systémique et plus spécifiquement l’identification des institutions financières qui contribuent le plus au risque global du système financier (les institutions dites systémiquement importantes ou SIFI). Puisque leurs activités constituent une menace pour la stabilité financière, les réglementations prudentielles actuelles leur imposent une supervision et des réglementations spécifiques. Or, l’identification de ces SIFI repose sur l’utilisation de mesures de risque systémique. Le projet MultiRisk vise à proposer de nouvelles procédures formelles de tests fondées sur ces mesures, permettant de répondre, entre autres, aux questions suivantes : est ce qu’une institution contribue significativement au risque systémique? Quelles sont les institutions qui contribuent le plus au risque systémique ? Comment valider ces mesures de risque systémique ?
Le projet MultiRisk rassemble des chercheurs expérimentés dans le domaine de l’économétrie financière issus de trois universités. Au-delà de ses objectifs scientifiques, le projet vise à promouvoir la recherche reproductible en économétrie financière. C’est pourquoi nous développerons systématiquement des sites internet interactifs de calcul en ligne associés aux publications issues de ce projet. Conçus comme des SaaS (Software as a Service), ces sites permettront notamment aux professionnels et aux chercheurs de répliquer en ligne nos méthodes (tests, méthodes d’estimation etc.) et nos résultats scientifiques afin d’en évaluer la robustesse, la portée et la reproductibilité.

Partenaires

CNRS - UMR9194 CREST (0507) CNRS - UMR 9194 Centre de Recherche en Economie et Statistique (CREST)
DRM Dauphine Recherche en Management
LEO Laboratoire d'Economie d'Orléans
Aide de l'ANR 281 880 euros
Début et durée octobre 2016 - 36 mois
Programme ANR : Défi des autres savoirs (DS10) 2016
Référence projet : ANR-16-CE26-0015

Coordinateur du projet :
Monsieur Christophe Hurlin (Laboratoire d'Economie d'Orléans)

Contrat PSL ECMI

Projet Économie Comportementale en management de l’innovation
É
Cmi

Béatrice Parguel, responsable scientifique du projet pour DRM-MLab

Le projet de recherche interroge, au sein du champ du management de l’innovation, la question du processus d’idéation individuel et de son efficacité. S’appuyant sur la théorie de l’étiquetage social en psychologie, il propose d’étudier l’influence de dispositifs simples et peu coûteux pour « nudger » (littéralement, « donner un petit coup de pouce à ») la capacité créative individuelle. Concrètement, en adoptant une méthodologie expérimentale, le projet propose de tester l’influence relative de différentes étiquettes attribuées à différents publics avant la réalisation d’une tâche classique de créativité (i.e., la tache de l’œuf) sur la performance du processus d’idéation. Sur le plan théorique, le projet doit clarifier les mécanismes impliqués dans le processus d’idéation en connectant sciences sociales et sciences cognitives. Sur le plan managérial, il pourrait offrir de nouvelles opportunités aux managers en charge de l’innovation dans les organisations.

Partenaires:  

Contrat PSL C2O

Projet Cognition des Capacités Organisationnelles - C2O(ANR-10-IDEX-0001-02 PSL)

Colette Depeyre, responsable scientifique du projet pour DRM-MOST

À partir du début des années 1980, les activités de R&D ont fait l’objet d’intenses vagues de rationalisation qui ont permis d’accroitre de manière significative la performance des équipes de conception. Pourtant, depuis une dizaine d’années, les managers font face à des phénomènes surprenants de sous-performance. Les délais et les coûts de certains projets dérapent dans des proportions inattendues, et les ressources humaines de R&D, jusque-là préservées des problèmes de santé au travail, sont confrontées à des troubles psycho-sociaux parfois importants. De plus en plus de managers de centres de R&D s’interrogent ainsi sur ce qu’il est raisonnable et possible de demander à leurs équipes de conception.

Les sciences de gestion se sont saisies de cet enjeu avec le développement notamment d’un champ de recherche portant sur la connaissance des capacités organisationnelles (Eggers & Kaplan, 2013). Ces travaux montrent qu’il est difficile pour les organisations de connaître leurs propres capacités, même lorsqu’elles ont développé des expertises fortes et spécifiques, du fait de difficultés d’observation, de l’ambiguïté du lien à la performance ou encore de biais cognitifs. Et la question de la connaissance des capacités organisationnelles se pose de façon d’autant plus aiguë et critique pour les organisations qu’il semble que les performances passées augurent de moins en moins des performances futures. En outre, les exigences de l’environnement concurrentiel (pression à l’innovation, réorganisations menant à des évolutions soudaines dans les effectifs, reconfiguration de la répartition des activités dans les chaînes de valeur) semblent rendre plus fréquentes les situations d’ « oubli » ou de « désapprentissage », sans nécessairement que les organisations s’en aperçoivent.

Le projet C2O s’inscrit dans ce champ émergent en cherchant à comprendre comment une organisation peut se représenter ce qu’elle est capable de faire, ceci afin de mieux concevoir et organiser son activité présente et future.Cette question a déjà été analysée sur un cas extrême d’oubli organisationnel dans le cadre du travail doctoral de Frédéric Garcias , maître de conférences à l’Université Lille 1 et membre du projet. Ce cas est extrême car il présente plusieurs facteurs explicitement identifiés par la littérature comme étant des facteurs d’oubli organisationnel, et pourtant la caractérisation de la situation par les acteurs s’avère complexe et équivoque. On y décèle notamment une intrication des enjeux de maintien des capacités acquises et de développement de nouvelles capacités. La focalisation sur l’innovation peut comporter le risque de faire oublier aux acteurs … qu’ils oublient.

L’objectif du projet est de poursuivre l’analyse de ce cas extrême et de l’enrichir par un travail comparatif, afin de dégager une grille d’analyse susceptible d’éclairer des situations organisationnelles plus classiques et de mieux comprendre les leviers d’action des managers de projets complexes. Un workshop sera notamment organisé en septembre 2016 sur la thématique de la cognition des capacités et plus particulièrement sur les dynamiques d’apprentissage et de désapprentissage.

Le projet s’appuie pour cela sur des expertises complémentaires au sein de PSL. Cédric Dalmasso, professeur assistant au CGS (Mines Paristech) est porteur du projet. Colette Depeyre, maître de conférences à DRM, coordonne le projet côté Dauphine avec le soutien de Guillaume Bonhomme, recruté pour une durée de 10 mois comme ingénieur d’études à DRM.

Contrat ANR IMpact

ANR IMpACT - Travail Institutionnel, Management et Catégories Légales-

Isabelle Huault, responsable scientifique du projet pour DRM-MOST

Ce projet examine les processus par lesquels des acteurs du monde industriel contribuent à engendrer et (dé)légitimer de nouvelles catégories légales. Sur le plan empirique, nous analysons l'introduction de la problématique du développement durable (c'est-à-dire des attentes collectives selon lesquelles les entreprises devraient poursuivre d'autres finalités, au-delà de la seule création de profit) au sein de plusieurs industries; en particulier celles des énergies renouvelables et de la finance. Nous nous focalisons sur trois catégories émergentes liées à la problématique du développement durable, et qui sont objet de débat et de controverse : 1/ "la firme multi-finalités", laquelle réfère aux entreprises dont les missions et les activités ne sont pas seulement tournées vers la création de profit pour l'actionnaire mais visent à atteindre des buts soutenables pour l'ensemble de la société, 2/ une nouvelle forme organisationnelle que l'on peut qualifier de "partenariat hybride" entre acteurs privés et publics qui poursuivent collectivement un objectif partagé, tout en maintenant leur indépendance; 3/ la notion de "spéculation excessive" comme catégorie pouvant avoir des conséquences légales sur les acteurs de marché dans l'industrie financière, en ce qu'elle contraint et limite le montant et les types de leurs transactions. Sur le plan empirique, nous mènerons des études de cas sur les processus de génération de ces trois catégories en France, au niveau Européen et aux Etats-Unis. Les sources de données incluront principalement des entretiens, des observations participantes, des données d'archives et d'autres sources secondaires.

En termes de contribution théorique, nous entendons contribuer à la littérature sur l'émergence des catégories, à travers la notion de travail institutionnel; en particulier les leviers matériels et visuels de légitimation mobilisés par les acteurs. Nous souhaitons également relever la pertinence de l'analyse des interfaces entre management et droit. Sur le plan plus pratique, notre objectif est de développer une connaissance utile pour les acteurs publics et les entreprises, en participant à l'avancée de la recherche sur la question de la génération des catégories.

Partenaires
ARMINES (CGS) ARMINES Centre de Gestion Scientifique de Mines ParisTech
DRM Dauphine Recherches en management
TOTAL TOTAL Energies Nouvelles

Aide de l'ANR 397 878 euros
Début et durée octobre 2014 - 48 mois 
Programme ANR : Droit, démocratie, gouvernance et nouveaux référentiels (DS0805) 2014
Référence projet : ANR-14-CE29-0008

Coordinateur du projet :
Madame Eva BOXENBAUM (ARMINES Centre de Gestion Scientifique de Mines ParisTech)

Contrat ANR MIDAS

ANR MIDAS -Market Design in the Digital Age- (Conception du marché à l'ère numérique)

Coordinateur : Marius-Andrei Zoican


Résumé du projet en français
L'innovation dirigée par la technologie pour la finance (FinTech) est en bonne voie pour harmoniser le trading, réduire les coûts et perturber l'architecture financière existante. Je propose un programme de recherche pour étudier l'impact de FinTech sur le système financier et faire des recommandations en termes de solutions de conception de marché qui optimiseraient la mise en œuvre des produits et services FinTech.

La proposition comprend deux axes.

Tout d'abord, d’un point de vue pré-vente, des enchères par lots sont suggérées en tant qu'alternative au trading continu dans le temps. Deuxièmement, d'un point de vue post-vente, la mise en œuvre de la technologie Blockchain pour la compensation et le règlement devrait permettre le transfert instantané d'actifs et une réduction des coûts des transactions.

Nous employons une large gamme de méthodologies scientifiques.

Premièrement, nous créons plusieurs modèles théoriques de jeu au niveau des marchés financiers afin d'étudier le concept optimal de lots d'enchères et de règlement Blockchain.

Deuxièmement, nous testons empiriquement l'impact du règlement Blockchain sur les marchés financiers par le biais d'une série d'études d’événements sur la bourse australienne, la bourse de Moscou et la plateforme Lykke du FOREX basée en Suisse. Troisièmement, nous construisons une expérience de laboratoire exhaustive au sein de l'Université Paris-Dauphine pour étudier le lien entre la vitesse de trading et la concurrence arbitragiste sur les marchés à temps discret.

Le but final de notre recherche est d'offrir des solutions pratiques à des préoccupations importantes des autorités de supervision des marchés et des bourses. Nous traitons plusieurs questions concrètes comme : Les plateformes de trading devraient-elles abandonner le trading en continu en faveur du trading à temps discret ? Les bourses devraient-elles adhérer au règlement Blockchain et, si c’est le cas, devraient-elles opter pour un registre public ou privé ? Comment les marchés et les régulateurs peuvent-ils employer la flexibilité des technologies naissantes pour améliorer les liquidités, réduire les risques et mieux allouer les ressources à l’économie ?


Résumé du projet en anglais
Technologically-driven innovation in finance (FinTech) is poised to streamline trading, reduce costs, and disrupt the existing financial architecture. I propose a research program to study the impact of FinTech on the financial system and to recommend market design solutions that optimize the implementation of FinTech products and services.

The proposal has two main axes. First, from a pre-trade perspective, high-frequency discrete batch auctions are suggested as an alternative to continuous-time trading. Second, from a post-trade perspective, Blockchain technology implementation in clearing and settlement is expected to allow the instantaneuous transfer of assets and reduce trading costs.

We employ a wide range of scientific methodologies. First, we build several game-theoretical models of financial markets to study the optimal design of batch auctions and of blockchain settlement.

Second, we empirically test the impact of Blockchain settlement on financial markets through a series of event studies on the Australia Stock Exchange, Moscow Stock Exchange, and the Swiss-based FOREX platform Lykke. Third, we build a comprehensive laboratory experiment at Université Paris-Dauphine to study the link between trading speed and arbitrageur competition on discrete-time markets.

Our research ultimately aims to offer practical solutions to relevant concerns of the market supervision authorities and exchanges alike. We address several concrete questions, such as: Should trading platforms abandon continuous-time trading in favor of discrete-time trading? Should exchanges embrace Blockchain settlement and, if so, should they opt for a public or a private ledger? How can markets and regulators employ the flexiblity of nascent technologies to improve liquidity, reduce risks, and better allocate resources in the economy?

Contact : marius-andrei.zoicanping@dauphinepong.fr

Contrat Européen ACCRA

European Commission Research & Innovation Horizon 2020 (Research and Innovation action)

Projet ACCRA Agile Co-Creation of Robots for Ageing

Denis Guiot, responsable scientifique du projet pour DRM-ERMES

Abstract
The mission of ACCRA is to enable the development of advanced ICT Robotics based solutions for extending active and healthy ageing in daily life by defining, developing and demonstrating an agile co-creation development process. To this end, a four-step methodology (need study, co-creation, experimentation, sustainability analysis) will be defined and applied in three applications (support for walking, housework, conversation rehabilitation) and assessed in France, Italy, Netherlands and Japan. The three applications will be based on a FIWARE platform integrating a number of enablers including features of universAAL and supporting two robotics solutions, Astro (Robot) and Buddy (Robot companion). The MAST impact assessment framework will be used integrating the following dimensions: user perceptions, user outcomes, ELSI, economic aspects, technical aspects, organisational aspects.
ACCRA is a joint European-Japanese initiative including a multidisciplinary team of 6 European partners and 3 Japanese partners. The project has a three-year duration. It is structured to allow for balanced contribution and efficient synergistic collaboration between Europe and Japan.

DRM involvement
Under the supervision of Pr. Denis Guiot as scientific coordinator for Paris-Dauphine on this project, DRM-Ermes will be in charge of 2 sets of work. The first one requires the development and implementation of a methodology of co-creation of robotic solutions designed for the partially autonomous elderly. To this end, cross-cultural qualitative and quantitative surveys in France and abroad (Italy, Japan and Netherlands) will be designed, administered and analysed by DRM-Ermes. The second one entails from DRM-Ermes to carry out the work of dissimination of the whole ACCRA project.
Besides DRM-Ermes will also be involved in other sets of work, in particular the launch of several robotic aids solutions.
Mrs Eloïse Senges (Ph.D.) will be appointed as Research engineer from January 1 2017 to work on this project on behalf of DRM-Ermes.
Partners (6) : Trialog, coordonnateur du projet (FR), Sssa (IT), Eur (NL), Dauphine (FR), Blue Frog Robotics (FR), Css –Irccs (IT)

Budget : 1 999 000  € (360 000 € for Dauphine)
Duration : 36 mois

For more information

Projet ISD -CIGREF- Modes & processus d’adoption des TIC

Projet coordonné par François-Xavier de Vaujany avec la collaboration de Sabine Carton, Carine Dominguez-Péry et Emmanuelle Vaast.

La recherche est centrée sur l’émergence des modes informatiques et les processus d’adoption des TIC. Trois études de cas sur des salons professionnels ont été réalisées.
Le rapport final a été remis en juin 2011.

Projet La santé des éboueurs. Analyse des déterminants professionnels et organisationnels de l'absentéisme.

Projet coordonné par Gregor Bouville en collaboration avec Stéphane Le Lay (sociologue, CRTD-CNAM) et financé par Malakoff-Médéric. .

Cette recherche quantitative et qualitative visait à mieux appréhender les liens entretenus entre conditions de travail et santé au travail pour une catégorie peu connue de travailleurs, en procédant à une comparaison systématique des secteurs public et privé. L’objectif était de préciser les déterminants matériels et symboliques de l’absentéisme (absences liées à des accidents du travail, des maladies professionnelles, ou sans justification), en portant tout particulièrement attention à l’influence des différentes tâches (collecte, nettoyage, par exemple) et des différents types de collecte (ordures ménagères/recyclage/encombrants).

Projet Tour de France 2015

Projet coordonné par David Abonneau.

Il s’est agi d’une étude qualitative (entretiens individuels et focus groups) d’une durée de 6 mois réalisée en collaboration avec l’Association Ouvrière des Compagnons du Devoir. Ses principaux objectifs étaient d’identifier les facteurs de réussite des carrières dans les filières dites « manuelles », d’étudier les raisons du turnover des apprentis et de formuler des préconisations dans le cadre du projet de création d’une Grande École des Hommes de Métier en Compagnonnage.

Projet PSL DMP- Design Matérialité et Pratiques

Projet coordonné par François-Xavier de Vaujany

Le projet DMP comportait trois objectifs :

  • Permettre à une équipe de jeunes chercheurs de DRM, du CGS et du CSI de s'insérer dans la communauté académique qui traite de la matérialité dans les organisations, en facilitant les échanges courts dans plusieurs institutions internationales ;

  • Développer au sein de PSL un programme de recherche sur la thématique de la sociomatérialité en se focalisant sur deux axes de recherche (« Matérialité et identité » et « Matérialité et espace ») tout en entretenant une dimension internationale (Grande-Bretagne, Canada, etc.) et promouvant les publications ;

  • Mobiliser plusieurs sites historiques de PSL pour les études de terrain (Collège de France, ParisTech, ENS Ulm, Observatoire de Paris) afin d'améliorer la collaboration entre ces institutions dans une optique pluridisciplinaire.

ANR-CERECA

Projet coordonné par Eric Campoy et David Abonneau en 2009.

Ce projet Création et Évolution de la Relation d’Emploi dans le Cadre de l’Apprentissage (CERECA) a comporté 3 partenaires : DRM, PRISM (Université Paris I) et l’Association Ouvrière des Compagnons du Devoir.
Il a consisté en une étude quantitative longitudinale d’une durée de 3 ans. Il a reposé sur un recueil de données croisé auprès des 3 acteurs de la relation d’apprentissage (apprentis, formateurs et maîtres d’apprentissage).

Contrat ANR LISOHASIF2030

LISOHASIF 2030 : « lien social, habitat, situation de fragilité » La place des personnes âgées La place des personnes âgées en situation de fragilité dans la ville créative en 2030 : comment l’habitat peut réduire les situations de fragilité et renforcer le lien social ?

Albert David, coordonnateur du projet pour DRM-MLab
Participant: Emilie Canet

Partenaires:
DRM-Dauphine Recherche en Management
GIE AG2R REUNICA
IMRI Initiative pour le management de recherche et de l'innovation - PARTENARIALE PARIS DAUPHINE
IRG Institut de recherche en gestion
NIMEC
Réunica

Aide de l'ANR 165 830 euros
Début et durée mars 2013 - 24 mois

Le projet LISOHASIF 2030 porte sur le sujet suivant : « Lien social, habitat, situations de fragilité : la place des personnes âgées en situation de fragilité dans la ville créative en 2030: comment l'habitat peut réduire les situations de fragilité et renforcer le lien social? ». Ce projet réunit trois laboratoires universitaires (DRM M-LAB de l'Université Paris-Dauphine, le NIMEC de l'Université de Rouen et l'IRG de l'Université Paris-Est) ainsi que l'IMRI de la Fondation Partenariale Dauphine et le groupe de protection sociale AG2R LA MONDIALE (anciennement Réunica). Le projet LISOHASIF 2030 est parti d’une interrogation simple : est-il possible de concevoir des dispositifs innovants de gestion des situations de fragilité à l’horizon 2030 ? Pour y parvenir, il fallait coupler deux approches complémentaires : élaborer un cadre théorique capable d’intégrer les multiples dimensions de la question, et s’organiser en atelier d’innovation sur l’ensemble de la durée du projet. Les résultats se comptent : 25 exposés dans la phase de mutualisation des connaissances, dont nous avons inféré 8 concepts projecteurs regroupés en 3 : « Parcours défragilisant, parcours sécurisant », « Territoire à énergie sociale positive », « Les nouveaux essentiels du chez soi ». Ces concepts projecteurs ont à leur tour généré des concepts innovants, dont nous avons tiré 7 projets expérimentaux.

Programme ANR : Sociétés Innovantes, innovation, économie, modes de vie (INOV) 2012
Référence projet : ANR-12-SOIN-0006
En savoir plus sur le projet sur le site dédié.

Contrat ANR Risk

Projet RISK

Gaelle le Fol, responsable scientifique du projet pour DRM-Finance

Comportements individuels et collectifs face au risque: attitudes face au risque, partage des risques, gestion des risques
Ce projet est un projet transversal impliquant les équipes de DRM (UMR relevant des SHS), du CEREMADE (relevant principalement des mathématiques et d’une manière secondaire des SHS), du LEDA (relevant de l’économie) et de l’Institut de Finance Dauphine (IFD, programme pluri-formation regroupant l’ensemble des entités dauphinoises concernées par la finance : gestion, économie, mathématiques, droit,…). Il s’appuie, d’autre part, sur l’Institut Europlace de Finance, fondation de recherche reconnue d’utilité publique, dont l’objectif est de développer les passerelles entre monde académique et monde professionnel et dont les membres sont, outre l’Université Paris Dauphine, l’Association française de la gestion financière, l’autorité des marchés financiers, AXA, le Crédit Agricole, la CDC, la CCIP, EADS, Euronext, la FFSA, l’HSBC, la Société Générale, la Poste, ainsi que la Région et le ministère de l’économie.

L’aspect novateur du projet repose à la fois sur l’approche pluridisciplinaire (économie, finance, théorie des jeux, modélisation mathématique, statistiques), et d’autre part sur la transversalité des questions posées qui relèvent aussi bien de la finance, de l’assurance, de questions environnementales, de la décision, etc.

Cette approche pluridisciplinaire procède d’une volonté de rapprocher les différentes équipes dauphinoises concernées d’une manière ou d’une autre par les thématiques liées au risque. C’est d’ailleurs là l’objet de la création de l’Institut de Finance Dauphine, PPF agréé dans le cadre du contrat quadriennal.

Nous développons ci-après le contexte, les motivations et les objectifs du projet.

La modélisation et l'analyse des comportements individuels vis-à-vis du risque (en un sens très large) sont au cœur de questions importantes et concrètes en assurance et finance. En effet, ces comportements déterminent par exemple dans une large mesure la demande d'assurance ainsi que les règles de partage de risques entre agents économiques. Par ailleurs, la finance des particuliers (household finance) connaît un essor grandissant.

Un des piliers sur lesquels s’est construite la théorie financière depuis un demi-siècle est l’hypothèse de l’homogénéité des agents et de leur rationalité. Les agents sont ainsi supposés avoir tous les mêmes anticipations et leurs anticipations sont rationnelles. De plus, dans les modèles standards, les agents ont généralement les mêmes fonctions d’utilité et ces fonctions d’utilité sont construites sur l’espace uni-dimensionnel des richesses supposant que les risques peuvent être agrégés ou que les biens économiques considérés sont parfaitement substituables.

Ce paradigme scientifique a permis de faire avancer considérablement les savoirs autour de la demande et de la valorisation des actifs financiers et les modèles qui en découlent sont devenus, grâce à leur grande simplicité d’utilisation et d’interprétation, un outil incontournable de l’analyse des marchés financiers.

Cependant, les tests empiriques invalidant les prédictions du modèle théorique s’accumulent depuis une trentaine d’années au point d’inciter les chercheurs à en relâcher certaines hypothèses. D’autre part, il suffit d’observer la diversité des prévisions des analystes financiers pour se rendre compte que l’hypothèse d’anticipations homogènes et/ou objectives est peu réaliste. Il en est de même de l’hypothèse d’uniformité des préférences ainsi que de l’hypothèse de fongibilité des risques. Il paraît donc nécessaire de relâcher un certain nombre d’hypothèses du modèle standard et de considérer des modèles financiers avec

  • des croyances qui peuvent être subjectives,
  • des fonctions d’utilité multi-dimensionnelles,
  • des contraintes individuelles qui peuvent prendre en compte un contexte économique plus large (possibilités d’évolution institutionnelle, contraintes institutionnelles, externalités,…)
  • des caractéristiques individuelles hétérogènes.

Partenaires

CEREMADE UNIVERSITE PARIS IX [DAUPHINE]
DRM UNIVERSITE PARIS IX [DAUPHINE]
IFD UNIVERSITE PARIS IX [DAUPHINE]
LEDA UNIVERSITE PARIS IX [DAUPHINE]
Aide de l'ANR 219 700 euros
Début et durée décembre 2010 - 36 mois

 Programme ANR : Sciences humaines et sociales : Sociétés, espace, organisations et marchés (Blanc SHS 1) 2010
Référence projet : ANR-10-BLAN-1803

Contrat ANR Econom&Risks

Projet Econom&Risks Approches Econométriques pour la Modélisation du Risque

Gaelle le Fol, responsable scientifique du projet pour DRM-Finance
Edition 2010

Approches Econométriques pour la Modélisation du Risque
L’objectif du projet Econom&Risk était de contribuer à une meilleure analyse des risques financiers, non seulement en conditions normales de marchés, mais aussi en période de crise financière. Ce projet de recherche portait sur deux dimensions du risque : (i) le risque de marché et (ii) le risque de liquidité.
Contribuer à une meilleure analyse des risques de marché
L’objectif du projet Econom&Risk était de contribuer à une meilleure analyse des risques financiers, non seulement en conditions normales de marchés, mais aussi en période de crise financière. Ce projet de recherche portait sur deux dimensions du risque : (i) le risque de marché et (ii) le risque de liquidité. La mesure des risques financiers est en effet l'un des principaux sujets de recherche de l'économétrie de la finance. Cet axe de recherche est rendu d’autant plus nécessaire que les institutions financières sont aujourd’hui soumises à un ensemble de réglementation (comme les réglementations de Bâle) leur enjoignant de détenir suffisamment de fonds propres pour couvrir les risques prévus liés à leurs activités. Des progrès récents en économétrie financière ont conduit à l'élaboration de nouvelles mesures de risque, de nouveaux modèles et procédures d'estimation, et de nouvelles méthodes de validation de ces modèles. Le projet Econom&Risk avait pour objectif de prolonger ces recherches tant dans le domaine du risque de marché que du risque de liquidité.
Méthodes
Le projet Econom&Risk a rassemblé des chercheurs expérimentés dans le domaine de l’économétrie financière issus de trois universités. Il affichait trois principaux objectifs : (1) proposer de nouvelles méthodes statistiques pour l’estimation des mesures de risque fondées sur les moments conditionnels, et en particulier de la Value-at-Risk (VaR), (2) proposer de nouvelles procédures de validation de la VaR et (3) contribuer à l’économétrie du risque de liquidité. Dans chacun de ces axes, l’équipe du projet Econom&Risk a proposé différentes solutions qui ont fait l’objet de plusieurs publications internationales de premier plan.
Par ailleurs, le projet Econom&Risk avait pour objectif de promouvoir la reproductibilité des recherches en économétrie financières. Pour ce faire, nous avons réalisé deux sites plateformes internet nommées Exec&Share et RunMyCode. Ces deux sites reposent sur le concept novateur de « site compagnon » de publication scientifique. Un site compagnon est un site Internet à partir duquel les utilisateurs peuvent télécharger ou exécuter en ligne et de façon interactive des programmes informatiques associés à une publication scientifique.

Résultats

Ce projet a notamment permis le développement d’un site internet interactif de calcul en ligne permettant de reproduire les résultats des articles scientifiques. Ce site à destination des professionnels et de la communauté académique permet aux utilisateurs de bénéficier des résultats de nos recherches de façon très simple. Conçu comme un SaaS (Software as a Service), ce site permet notamment aux professionnels de répliquer nos méthodes (tests, méthodes d’estimation etc.) sur nos serveurs de calcul à partir de leur propre données et choix de paramètres.
Le projet Econom&Risk s’est concrétisé par plusieurs publications dans des prestigieuses revues académiques internationales d’économétrie (Econometrica, Econometric Theory, Journal of Econometrics, Journal of Financial Econometrics, etc.) ou de finance (Review of Finance, Journal of Banking and Finance, Journal of Empirical Finance, etc.). Ce projet a en outre permis l’organisation d’une conférence internationale et de 11 sessions spéciales dans des conférences internationales.

Perspectives

Le projet Econom&Risk, avec le soutien financier de l’ANR, nous a permis d’aboutir à des résultats de premier plan tant en termes de publications internationales, d’organisation et de participation à des colloques que de création de sites internet novateurs favorisant la recherche reproductible dans notre discipline.

Productions scientifiques et brevets

Le projet RunMyCode a aboutit à plus de 23 publications (Econometrica, Journal of Econometrics, Econometric Theory, Journal of Financial Econometrics, Journal of Banking and Finance, etc.).
Le projet Econom&Risk a permis l’organisation d’une conférence internationale (Orléans, 20-21 octobre 2011) rassemblant plus de 120 participants issus de plus de 15 pays, et de 11 sessions spéciales dans des conférences internationales
Le projet Econom&Risk a en outre permis aux chercheurs et aux doctorants de participer à de très nombreuses conférences nationales et internationales (plus de 40) parmi lesquelles l’ESEM (2011, 2012 et 2013), Computational and Financial Econometrics (2011, 2012 et 2013), etc.
Enfin le projet s’est traduit par la création de deux sites internet. Aujourd’hui, les sites RunMyCode et Exec&Share abritent plus d’une centaine de sites compagnons chacun et reçoivent tous les deux près de 7000 visites par mois (source : Google analytics). Le projet RunMyCode a été présenté aux Google Faculty Summit (Septembre 2012, Londres) et dans plusieurs conférences internationales (First Open Economics Workshop, Cambridge décembre 2012, R^3 Rencontre de la Recherche Reproductible, Orléans 2012, Analyzing and Improving Collaborative eScience with Social Networks Workshop IEEE e-Science 2012, Chicago). Le projet a été présenté à l’automne 2013 au salon de la valorisation de l’Institut SHS du CNRS. Il a fait l’objet d’un article dans le Monde Sciences et technologies (article du 15 juillet 2013).

Partenaires

LEO UNIVERSITE D'ORLEANS
EQUIPPE UNIVERSITE DE LILLE III [CHARLES-DE-GAULLE]
DRM UNIVERSITE PARIS IX [DAUPHINE]
Aide de l'ANR 242 500 euros
Début et durée novembre 2010 - 36 mois

 Programme ANR : Sciences humaines et sociales : Sociétés, espace, organisations et marchés (Blanc SHS 1) 2010
Référence projet : ANR-10-BLAN-1804
Coordinateur du projet :
Monsieur Christophe Hurlin (UNIVERSITE D'ORLEANS)
christophe.hurlin@univ-orleans.fr
Site internet du projet : http://perso.univ-lille3.fr/~cfrancq/Christian-Francq/Econom&Risks/ANR-Econom&Risk.htm